Z’Animoland change de braquet avec plus d’immersion et des tigres

Le parc animalier du Grand Villeneuvois a mis les périodes de confinement à profit pour effectuer de spectaculaires travaux et intégrer une dizaine de grands fauves prêts à devenir les nouvelles mascottes du site.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

En haut : Les passerelles en bois qui survolent les grands enclos offrent un meilleur point de vue aux visiteurs tout en laissant aux animaux la tranquillité dont ils ont besoin.


En bas : Si les clôtures perdurent, toujours dans un souci d’offrir de la tranquillité aux animaux, tout est fait pour que l’interaction puisse être possible, notamment grâce aux enclos à immersion sécurisés.

Circassien de formation, Romain rejoint Z’Animoland avec ses tigres, ici Mohan, et proposera des animations pédagigiques sur son métier de dresseur.



Le démarrage de cette saison 2021 n’a rien d’un conte de fée. La météo cauchemardesque du début du mois de juillet n’a pas facilité la reprise d’activité et les annonces présidentielles quant à la mise en place du pass sanitaire pour désamorcer la reprise de l’épidémie assombrissent les perspectives. Néanmoins, Isabelle et Jérôme Maurette ne sont pas du genre à se laisser abattre. Le couple à la tête de Z’Animoland n’a pas chômé pendant les mois de fermeture. Et les changements apportés font encore passer le parc animalier dans une nouvelle dimension.

Sensation d’immersion

Dès l’entrée, une première évolution est notable : le sens de visite. Cap au Sud-Ouest pour attaquer. Le public est invité à suivre un cheminement entièrement repensé avec, très rapidement, des « enclos à immersion sécurisés ». Si les clôtures séparant les bêtes des humains existent toujours, elles sont largement atténuées. « L’idée était de rapprocher encore un peu plus les gens des animaux, de donner l’impression d’être parmi eux », explique Jérôme.

Vis-à-vis des espèces plus sauvages, comme les Sarloos ou les mouflons, les aménagements sont encore plus spectaculaires. Des passerelles en bois survolent les enclos et offrent une toute nouvelle perspective. « Là encore, le but est d’oublier un peu les clôtures. Les animaux évoluent en toute tranquillité dans leurs parcs qu’on a voulus spacieux tandis que les visiteurs profitent d’une meilleure vue », détaille Isabelle. Gagnant-gagnant. Les ouvrages, qui ne manquent pas d’impressionner visuellement, ont demandé des semaines de travail à ces « artisans » qui aiment le fait-maison. « Au fur et à mesure qu’on en construit, on progresse, on prend le coup de main », sourit Jérôme.


Animations pédagogiques

La dernière de ces passerelles, en toute fin de déambulation, emmène les curieux à la lisière du bois pour admirer la toute dernière attraction : les tigres. Z’Animoland a récemment récupéré une dizaine de ces grands fauves, dont trois blancs. Leur histoire n’est pas commune. « On a fait la connaissance de Romain, le cousin d’un de nos employés, qui est circassien, raconte le couple. Avec la vague animaliste et les interdictions croissantes, il est de plus en plus difficile pour eux de se produire en France. Du coup, on s’est rapprochés de lui pour voir ce qu’on pouvait faire pour ces animaux. Avec 17 générations de captivité, il n’est absolument pas envisageable de les réintroduire dans la nature. Ils sont trop dépendants de l’Homme. » La structure lot-et-garonnaise se propose ainsi de leur offrir une belle retraite et en profite, par la même occasion, pour faire un peu de pédagogie. Pour cette saison estivale et probablement au-delà, Romain rejoint l’aventure et propose des animations une à deux fois par jour pour expliquer son métier de dresseur et casser les clichés sur ce que certains considèrent parfois comme de la maltraitance. La réalité est bien plus nuancée. Si l’itinérance n’offre pas toujours à ces animaux sauvages des conditions idéales d’hébergement, la stimulation n’est pas forcément mauvaise pour eux. « On voit que ce sont des bêtes épanouies. Elles jouent beaucoup entre elles et sont très vivantes par rapport à d’autres tigres, complètement apathiques dans certains zoos », souligne Isabelle.


Une association en cours de création

Dans le but de rendre leur sédentarité la plus agréable possible, les gérants de Z’Animoland souhaitent recréer un environnement proche de leur habitat naturel, avec des beaucoup de végétation, des rochers, des cascades...

Et parce que ces aménagements nécessitent des investissements exorbitants pour une entreprise aussi modeste, un projet d’association est en cours de montage, en vue de pouvoir recevoir des dons et des subventions.

A l’avenir, d’autres « retraités du cirque » pourraient trouver refuge dans la douce campagne de Monbalen. Une bonne nouvelle pour eux comme pour les visiteurs du parc !


Renseignements //

Ouvert tous les jours de 10h à 21h pendant toute la durée des vacances d’été.

Tarifs : 11€ à partir de 14 ans / 9€ de 2 à 13 ans / Gratuit moins de 2 ans

Site internet : z-animoland.com

05 53 41 24 07

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