Vincent Rolland veut faire perdurer l’esprit bistrot populaire de L’Agenais

Bar historique du centre-ville d’Agen, L’Agenais vient tout juste de changer de propriétaire. C’est Vincent Rolland qui a repris l’affaire. Fort de son expérience, il compte bien faire perdurer cette adresse.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Avec une grande expérience dans le métier, Vincent Rolland (à droite) a repris la gestion du bar l’Agenais. Il est épaulé par Yannis au quotidien.


La devanture rouge sur le boulevard piéton est ancrée dans le décor depuis bien longtemps. Le bar l’Agenais est l’un des plus anciens ouverts en centre-ville. Et pour cause, l’affaire tourne depuis 1929, rien que ça. Depuis le début du mois de juin, c’est un nouveau visage que l’on peut apercevoir derrière le comptoir, en la personne de Vincent Rolland. Ce breton d’origine, fils et petit-fils de cafetiers, n’en est pas à son coup d’essai. Diplômé d’école hôtelière, on ne compte plus les lignes sur son CV, entre expériences dans des établissements de renom à Courchevel, Paris (notamment sur la très animée place Pigalle), dans la Sarthe, puis du côté d’Agen où il est installé depuis neuf ans maintenant. Passé chez Dussau en tant que maître d’hôtel deux années durant, il a été approché par le SUA pour l’ouverture du Byresta à Boé, participé au lancement du Square à Astaffort aux côtés de la famille Cabrel, ou encore de l’Assiette au Boeuf à deux pas de la gare d’Agen. Les challenges, ça le connaît. Le Lot-et-Garonnais d’adoption aime les défis et traîne ses valises où les opportunités le mènent. Sur son chemin, il a croisé la route de l’Agenais, qui lui a tapé dans l’oeil par son esprit de petit bistrot de quartier, comme il en existe de nombreux dans la capitale. « Quand je suis passé devant, j’ai tout de suite accroché avec cet endroit qui m’a rappelé la vie parisienne, en plus de me faire remonter des souvenirs du bar de mes grands-parents, se souvient-il. J’ai contacté Xavier Turpin, qui en était le propriétaire, il y a un an. Ce dernier m’a alors informé que quelqu’un était déjà sur le coup... Finalement, ça ne s’est pas fait et il m’a donc recontacté. » Le voilà donc à la tête de l’établissement, prêt à redonner un coup de boost à cette partie du boulevard piéton. Tout n’a pas été si simple, Vincent regrettant que la mairie ne lui ait pas facilité la tâche pour son installation.


Convivialité et qualité

de service

Entouré de commerces et surtout à l’abri de la circulation, contrairement à la très fréquentée place des Laitiers de l’autre côté, ici, on cherche avant tout à instaurer une convivialité avec chaque client. Un état d’esprit que Vincent tient évidemment à retrouver au sein de son équipe. Pour cela, il peut compter sur Yannis, qui malgré son jeune âge cumule déjà de belles expériences. « J’ai travaillé au golf de Casteljaloux, dans plusieurs bars de la place de Laitiers mais aussi à la brasserie de la Gare, avant de devenir responsable du restaurant Poivre Rouge à Boé », raconte-t-il. Tous deux se sont rencontrés lors d’une expérience professionnelle commune et ont tissé des liens d’amitié, partageant la même philosophie du métier. « Quand Vincent m’a proposé de le rejoindre dans cette nouvelle aventure, j’ai foncé. Ici, nous prenons le temps avec les clients, c’est ce que j’aime. » A l’intérieur, la décoration reste dans son jus. Les tabourets en bois foncé se mêlent aux banquettes en cuir, une volonté pour conserver cet esprit de bistrot populaire. Depuis le début du mois, le gérant se réjouit de l’activité, retrouvant des habitués comme des nouveaux visages qui s’arrêtent sur sa terrasse le temps d’une boisson, d’un repas rapide le midi. Tous apprécient le professionnalisme et la sympathie dégagée par le nouveau propriétaire et son serveur. Loin de la cohue parisienne, il ne se cantonne pas à une carte, et peut créer des mélanges personnalisés selon les demandes. « Nous n’avons pas de chef cuisinier, donc pour l’instant, nous proposons un service de restauration froid avec des sandwichs minute aux recettes travaillées, ou bien des assiettes anglaises à composer selon les envies. Peut-être que nous continuerons comme ça, nous verrons selon les retours au fil du temps. » Côté desserts, L’Agenais propose les délices de Nuage Sucré, tandis que pour les vins, on retrouve en majorité des vins locaux, en provenance du domaine de Boiron à Astaffort et de Calbot tout proche de Nérac.


Renseignements //

L’Agenais,

111B boulevard de la République

à Agen



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