Vaccination au Centre des Congrès : Les aiguilles tournent

Depuis le 12 avril 2021, les trois centres de vaccination d’Agen (CH Agen Nérac, clinique Esquirol Saint-Hilaire et donc le Centre des congrès) se sont rassemblés en un seul.

De notre journaliste : Edgar Courtine

L’organisation du Centre des congrès vue de l’intérieur.


Alors que la campagne de vaccination bat son plein, le tempo a été plus que triplé en l’espace d’un mois. De 4000 injections hebdomadaires dans les centres du Lot-et-Garonne en mars, le départements a franchi le seuil des 15 000 injections par semaine depuis le 26 avril. « Nous allons rester sur cette cadence avant d’accélérer à nouveau au mois de juin », déclare Joris Jonon, le directeur départemental de l’ARS.


Parcours d’un vacciné

Le Centre des congrès d’Agen est le plus gros centre de vaccination contre la Covid-19 en Lot-et-Garonne. Nous avons suivi un patient venu se faire injecter sa seconde dose afin de vivre de l’intérieur son parcours. Franck, 73 ans, s’est inscrit via Doctolib au mois de février. La plateforme est devenue le moyen principal d’obtenir un rendez-vous téléphonique, bien qu’une hotline soit aussi à disposition des patients. Le 25 mars 2021, il reçoit sa première injection du vaccin Pfizer au Centre hospitalier Agen Nérac. Ce mercredi 21 avril, il s’apprête à recevoir sa deuxième dose, cette fois-ci au Centre des congrès. Son rendez-vous est prévu à 12h40 précises.

Après une première injection « comme une lettre à la poste », Franck n’appréhende pas vraiment cette seconde dose. Il espère tout de même ne pas trop attendre « vu qu’il y aura sûrement plus de monde maintenant que tout est regroupé », explique-t-il. C’est alors plutôt décontracté qu’il se présente, bien sûr masqué, à l’entrée du centre.

Accueilli par une employée, Franck est pris en charge dès son arrivée. Différentes zones permettent de répartir les patients, d’un côté les premières injections et de l’autre les rappels. Il est prié de se rendre en zone A, où il rencontre une première fois le personnel soignant qui lui indique la marche à suivre dans la zone secrétariat. Il est placé dans une file d’attente pour les « secondes doses ». Autour de lui, un ballet de soignants et de patients s’organise. Il semble y régner une certaine sérénité et une organisation bien huilée. A tel point que les patients en attente de leur dose ou de leur visite médicale (préalable à la première injection) semblent rassurés voire heureux de passer à cette étape importante.

A peine installé, Franck est appelé par une infirmière chargée de lui administrer sa deuxième dose. Il entre dans un box séparé d’un rideau pour ne pas être à la vue de tout le monde. L’infirmière sympathique et engageante lui demande le bras auquel il souhaite être vacciné. Ce sera le gauche. Le temps passé dans la salle de vaccination ne dépasse pas les 5 minutes, « l’infirmière n’a pas traîné » plaisante-t-il. La vaccination se fait de manière rapide et efficace. Suite à cela, l’infirmière l’accompagne jusqu’à la dernière étape, la salle de surveillance. Les patients vaccinés doivent y rester 15 minutes afin de vérifier qu’ils ne font pas de réactions anormales au vaccin. Durant ces 15 minutes, ils échangent timidement quelques mots ainsi que des petites phrases marquantes : « Au moins c’est fait… Maintenant on sera plus tranquilles », dit une patiente en quittant les lieux. Une fois les 15 minutes écoulées, l’infirmière libère Franck et lui délivre l’original de son certificat de vaccination. Il ressort à peine 30 minutes après être rentré avec le sentiment d’être désormais « beaucoup moins vulnérable ».


Une organisation claire et rassurante pour les patients

L’organisation du centre de vaccination est efficace. Elle l’est d’autant plus parce qu’il y a des moyens humains à hauteur du dispositif : 10 personnes employées en service civique assurent l’accueil et guident les patients vers les zones de vaccination. Le personnel médical est quant à lui bien organisé et concentré uniquement sur les injections, de telle sorte à rendre la vaccination moins anxiogène pour les patients. Ces derniers semblent rapidement rassurés lorsqu’ils arrivent et voient le dispositif mis en place. Il n’y a pas de queues interminables, de doses manquantes ni de personnes en crise de panique. L’organisation du site permet une prise en charge rapide et une optimisation des moyens humains mis à disposition.

Dans une période où les inquiétudes sont nombreuses, il est important de souligner que le dispositif et l’organisation vaccinale sur ce site fonctionnent de belle manière.


Le variant indien en 47 //

« Le couple villeneuvois contaminé au variant indien est en bonne santé. La situation est circonscrite et sous contrôle », a assuré Joris Jonon lors du traditionnel point presse Covid-19 de la préfecture ce mardi 4 mai. Les cas contacts, proches de la famille, ont vite été repérés et mis à l’isolement par le contact-tracing de l’ARS. « Depuis, il n’y a pas eu d’autres cas de variant indien dans le département », a conclu le directeur départemental de l’ARS.


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