Une nouvelle IRM à l’hôpital d’Agen

Le centre hospitalier Agen-Nérac a mis en service une troisième IRM en janvier. En plus de renforcer le parc actuel, cet appareil deux fois plus puissant que les autres offre de nouvelles opportunités.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

La nouvelle IRM installée mi-janvier au centre hospitalier Agen-Nérac s’avère deux fois plus puissante que les autres appareils du département.


Si la pandémie de Covid-19 occupe tous les esprits (et les médias), elle n’a pas malheureusement pas éradiqué les autres pathologies. Leur prise en charge, particulièrement délicate dans ce contexte, n’était déjà pas simple auparavant. En témoignent les délais d’attente parfois très longs pour certains examens. C’est le cas notamment de l’imagerie médicale. Le centre hospitalier d’Agen-Nérac (CHAN) vient cependant changer un peu la donne avec l’acquisition et la mise en service d’une nouvelle IRM dite « 3T », pour 3 Tesla, l’unité de mesure du champ magnétique. En plus de venir étoffer le parc lot-et-garonnais, elle offre, par sa puissance deux fois supérieure aux appareils standards, de nouvelles opportunités. Les premiers patients ont pu en profiter le 11 janvier dernier.

La nouvelle star du plateau technique, partagé entre le public et le privé via un groupement d’intérêt économique*, n’est pas anodine pour le territoire. Du point de vue financier d’abord. « L’équipement en lui-même représente un investissement de 1,9 million d’euros. Son installation a également nécessité de lourds travaux d’aménagements préalables pour un montant de 1 million d’euros », précise Didier Lafage, directeur du CHAN. Les huit tonnes de ce beau bébé et ses caractéristiques magnétiques n’ont fait qu’augmenter les contraintes.


5 IRM

en Lot-et-Garonne :

- 3 au CH Agen-Nérac

(1,5T polyvalent ;

1,5T ostéo-articulaire,

3T polyvalent)

- 1 au CH Marmande-Tonneins (1,5T polyvalent)

- 1 au Pôle de santé du Villeneuvois

(1,5T polyvalent)


Plus d’examens

Mais le jeu en vaut bien la chandelle. « L’arrivée de cette IRM est un enjeu majeur au service du patient. Ce matériel offre, selon son utilisation, une imagerie plus rapide ou de qualité supérieure. Des améliorations importantes surtout pour la neurologie et l’oncologie. L’intérêt est aussi organisationnel. Le centre hospitalier est sous-doté en équipement lourd, comme la France en général (ndlr, 12,6 IRM par million d’habitants contre 33 en Allemagne). Avec cet appareil supplémentaire, on va pouvoir réduire les délais, surtout pour les personnes hospitalisées, et mieux gérer les urgences », souligne le docteur Matthieu Feldis, chef du service de radiologie.

Si la prise de rendez-vous s’est considérablement réduite avec ce récent ajout, elle pourrait néanmoins augmenter de nouveau. Ce qui ne serait pas une si mauvaise nouvelle. « On va en effet essayer de récupérer une partie des patients contraints de fuir vers des métropoles plus équipées. D’autre part, les prescriptions d’IRM augmentent tous les ans. Certains examens qu’on ne pratiquaient pas il y a cinq ans sont désormais possibles », révèle le neurologue Jean-Marc Faucheux, par ailleurs président de la commission médicale d’établissement.

En moyenne, une IRM permet d’effectuer 9 à 10 000 examens dans l’année. Avec trois appareils sur Agen au lieu de deux, le gain sera sensible.


* Le GIE Groupement d’imagerie médicale du pays de l’Agenais réunit le CH Agen-Nérac et les praticiens libéraux de la SCM d’imagerie médicale des radiologues de Moyenne Garonne. A l’usage, le secteur public utilise les appareils environ 60% du temps, contre 40% pour le privé.


Plus confortable pour les patients et les manipulatrices

La nouvelle IRM 3 Tesla dont dispose l’hôpital d’Agen amène quelques nouveautés qui sont loin d’être des gadgets. Grâce au tunnel élargi à 70cm, la sensation d’enfermement dans une boîte est moins prégnante. Par ailleurs, l’appareil propose une « expérience d’immersion » avec des projections de vidéos et de sons. Tout ceci vise à apaiser le patient, à diminuer l’anxiété et la claustrophobie qui empêchent parfois d’aller au bout de l’examen ou perturbent la qualité des images. Pour les jeunes enfants (à partir de cinq ans), c’est un bon moyen d’éviter la sédation.

Les manipulatrices se réjouissent également de cette utilisation facilitée.



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