Une boutique « à l’essai » en Fumélois

Sous l’impulsion de Fumel-Vallée du Lot, des porteurs de projets commerciaux pourront bénéficier d’un coup de pouce au démarrage avec un local au loyer minoré et de différentes aides. L’opération démarre à Monsempron-Libos.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Les élus de Fumel-Vallée du Lot sont impatients de voir les premiers pensionnaires de la première boutique à l’essai locale, située à Monsempron-Libos.


Dire que la revitalisation commerciale est au cœur des préoccupations des élus de Fumel-Vallée du Lot est un doux euphémisme... Outre le lancement de la plateforme « Ma ville mon shopping » (voir page 3 de cette édition), l’intercommunalité a décidé de mettre en œuvre une « boutique à l’essai ». Il s’agit d’un dispositif national bien encadré et celui-ci aura donc une déclinaison locale dès le début de l’année 2021. L’objectif est de faciliter l’implantation de nouveaux commerces sur le territoire.

« Le principe est à la fois simple et novateur : on permet à des porteur de projets de tester leur concept en conditions réelles pour une durée limitée avec une prise de risque minimum. Si ça marche, c’est le début d’une belle aventure entrepreneuriale. Si ça ne prend pas, on arrête les frais sans crouler sous les dettes », explique Marine Bédril, responsable du développement économique au sein de FVL. Dans le détail, Ma boutique à l’essai permet de bénéficier d’un bail dérogatoire de six mois renouvelable une fois (soit un an au maximum). Pendant cette durée, l’occupant bénéficie d’un loyer minoré, pris en charge à moitié par la municipalité-hôte. Pour cette première mouture, c’est Monsempron-Libos qui a été désignée avec un local idéalement situé, au 1 rue Nationale, avec du trafic et un parking attenant. Dans le cas où l’expérience s’avèrerait concluante, le néo-commerçant peut choisir à la fin de son bail de rester en place ou de changer d’adresse. Si la restauration est exclue par manque d’aménagements, n’importe quelle activité de détail y compris alimentaire peut être éligible, tant qu’elle ne représente pas une concurrence frontale avec ses voisins déjà en place.


Tout un parcours d’accompagnement

Une belle rampe de lancement pour celles et ceux qui n’ont pas encore osé se lancer. Mais avant de pouvoir en bénéficier, il faut passer par tout un parcours d’accompagnement avec les différents partenaires de Fumel-Vallée du Lot : rencontre avec les experts comptables de Cer France pour établir un prévisionnel, avec Initiatives Lot-et-Garonne pour un prêt d’honneur, avec la BGE, avec MMA Entreprise ou encore la BNP Paribas. « Toutes ces étapes vont constituer une formation extrêmement utile pour la suite, souligne Marine Bédril. Même si nous essayons de faciliter un maximum les choses, on tient à responsabiliser les postulants. Ils auront des charges à payer, des prêts à rembourser, un local à agencer. Le tout-gratuit ne serait pas un service à leur rendre. Tout ce processus sera, de notre côté, l’occasion de voir ceux qui ont la tête sur les épaules et les reins assez solides. »

Après ces deux mois intensifs, un comité de sélection réunissant tous les protagonistes se tiendra début janvier pour désigner l’heureux élu qui pourra ainsi prendre ses quartiers directement dans la foulée. « Les autres ne seront pas laissés à l’abandon. On continuera à les accompagner sur la durée afin qu’ils puissent un peu plus tard concrétiser leur projet », révèle la responsable du développement économique. Il est important de noter que l’ensemble de la communauté de communes est toujours placée en Zone de revitalisation rurale (ZRR), ce qui octroie aux nouveaux entrepreneurs d’importantes exonération fiscales pendant les huit premières années d’exercice.


Bientôt d’autres communes ?

Dans un premier temps, l’opération Ma boutique à l’essai se limitera à cette unique opportunité à Libos. « On attend de voir ce que cela va donner, car on manque encore de recul. On reste cependant assez optimistes. La ville de Noyon, dans l’Oise, dont on s’est rapprochés, est parvenue à endiguer une impressionnante baisse d’attractivité en rouvrant pas moins de huit commerces avec ce dispositif après une quinzaine de fermetures. Si cela marche ici, on compte bien dupliquer le modèle à d’autres communes », souligne Marine Bédril. Dans ce contexte peu propice à la création d’entreprises, Fumel-Vallée du Lot souhaite forcer le destin et aider ses ressortissants qui ne manquent pas d’idées !


Renseignements //

Les porteurs de projets qui souhaitent candidater pour intégrer le dispositif

peuvent contacter le service

Développement économique au 05 53 36 88 58 ou

mbedril@cc-dufumelois.fr.

6 vues0 commentaire