un supercross allégé en août à Walygator

La grand-messe de la moto en Lot-et-Garonne prépare son retour grâce aux frères Lucas avec une édition limitée à l’essentiel.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Temporairement, Christophe Vallejo ( à gauche) va rendre son "bébé" à Cédric Lucas pour l’organisation du Supercross.


Alors que le déconfinement est amorcé et que le retour à la vie « normale » se précise petit à petit, le calendrier des animations estivales lot-et-garonnaises reste timide. Pas de Garorock, un Pruneau Show sans grand concert... C’était sans compter sur le retour d’un rendez-vous que l’on n’attendait plus : le supercross ! Ses deux fondateurs, les frères Cédric et Cyril Lucas ont décidé de remonter l’évènement avec leur association Ride for fun. La date est déjà réservée. Ce sera le samedi 21 août prochain. Le lieu aussi est connu : il s’agit du parc Walygator Sud-Ouest. Une excellente nouvelle pour les très nombreux amateurs de moto !

Depuis sa création en 2013, le supercross agenais a séduit les foules. D’abord à Estillac, puis au stade Armandie en 2017 et enfin dans l’enceinte du parc d’attractions de Roquefort en 2019. Cette dernière édition en date, qui plus est sur un nouveau site, avait rassemblé plus de 7000 personnes.

Cette fois-ci, il n’y aura pas autant de monde, coronavirus oblige. Le dossier déposé en préfecture fait état d’une jauge maximum de 2500 personnes. De manière générale, c’est toute l’organisation qui a été repensée pour s’adapter à la situation sanitaire, loin d’être totalement réglée avec encore de nombreuses incertitudes.

« On part sur une version bien plus "light" que ce qu’on avait proposé jusqu’à présent et que Christophe Vallejo s’était chargé de perpétuer. L’objectif premier, c’est de sauver le championnat de France de supercross en reprogrammant des dates », révèlent les deux frangins. Le budget sera ainsi au moins divisé par trois, avec une prise de risque financière principalement assumée par le promoteur de cette compétition, la société JLFO qui emploie notamment Cédric Lucas comme concepteur de pistes.


Des courses, rien que des courses

D’ordinaire, le supercross est indissociable de ses à-côtés : concert, feu d’artifice, show freestyle, prestations VIP... Tout ceci nécessite des installations très onéreuses qu’il faut réserver en amont et pour lesquelles il est nécessaire de verser des arrhes. Avec la menace toujours pesante d’une annulation de dernière minute si les indicateurs épidémiologiques venaient à se dégrader, l’équipe organisatrice ne peut pas se le permettre... « Toutes les dépenses ont été tirées vers le bas pour se résumer à l’essentiel : la rémunération des pilotes qui ont pas mal souffert en cette période, les frais fixes de piste, les assurances, l’éclairage, la sécurité... On ne sait même pas si on pourra tenir des buvettes ou assurer de la restauration. »

Le millésime 2021 se fera donc « sans chichi ». Des courses, rien que des courses. Ce qui promet déjà un incroyable spectacle. Les traditionnels plateaux SX1 (450 cm3) et SX2 (250 cm3) seront bien de la partie, probablement avec une catégorie jeune sur des machines 125 cm3 deux-temps. Du coup, le prix du pass spectateur sera lui aussi revu à la baisse.

Si de nombreuses inconnues restent encore à lever, Cédric et Cyril Lucas devraient pouvoir compter sur le soutien du public qui a toujours répondu présent par le passé.

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