Un petit poucet à l’appétit d’ogre

Ce samedi, dans un stade Armandie limité à 5000 personnes, Covid-19 oblige, le SUA LG entame sa quatrième saison de rang en Top 14 avec la réception de Castres. Un exercice plein de promesses pour un Sporting redevenu ambitieux...

De notre journaliste : Cyril Recondo


Au comptoir du M et Moi, célèbre bistrot du centre-ville où les troisièmes mi-temps sont souvent plus réussies que les deux premières, il règne depuis quelques jours comme une douce euphorie au petit matin quand l’odeur suave du café s’empare du lieu. Comme tous les jours son tenancier, Max, tout sauf la menace, distribue les bons points entre Robert le cordonnier, Patxi le bijoutier, Michel piqué au Buzet, Cédric à la peau dure comme le cuir  et tous les habitués du troquet qui n’en démordent pas : cette année va être celle de leur cher Sporting !

Si au M et Moi l’optimisme est de mise, le reste du monde de l’ovalie, lui, pense qu’Agen va finir par repartir en Pro D2. (Ndlr: un récent sondage les place comme favoris à la relégation). Comme chaque année me direz-vous...


Au M et Moi, Ibitoye c’est déjà un tube

Et pourtant, n’en déplaise aux détracteurs des Bleu et Blanc, jamais depuis l’ère Dubroca à la fin des années 2000, le club n’a paru aussi armé pour lutter dans ce Top 14. Avec un recrutement ambitieux, un coach, Christophe Laussucq, qui a pu prendre ses marques, et une équipe dirigeante soudée comme jamais autour d’un président, Jeff Fonteneau, fédérateur, le SUA LG semble prêt à franchir un palier et s’éviter ainsi de jouer le maintien jusqu’à la dernière journée.

Les arrivées des internationaux Buttin à l’arrière, Reid à l’ouverture, de joueurs confirmés comme Gérondeau à l’aile de la troisième ligne, des prometteurs Moreaux, Ibitoye et Railevu respectivement en seconde ligne pour le premier et à l’aile assoient un effectif qui n’a perdu que deux titulaires en puissance, Murday et Berdeu.

De quoi offrir au coach Christophe Laussucq un groupe dense et homogène.

Bien sûr, le plus petit budget du Top 14 devra bénéficier d’un petit coup de pouce du destin en s’évitant notamment trop de casse ou encore compter sur quelques rebonds plus favorables encore que les autres années. Des rebonds que son phénomène annoncé, Gabriel Ibitoye, arraché à son club des Harlequins au terme d’un bras de fer rondement mené à en rayer des livres d’histoire la défaite de Waterloo, semble déjà prêt à cueillir. Avec trois essais inscrits en deux matches amicaux, la pépite anglaise, en plus de s’être déjà taillée un nom Outre-Manche, pourrait vite se faire un prénom en France. Au M et Moi, on en est d’ailleurs déjà convaincu, Gabriel, c’est le futur tube de la rentrée. Ce n’est pas notre Johnny national qui va les contredire....


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