Un nouvel élan pour les circulations douces

À travers son nouveau schéma des voies vertes et véloroutes, le Conseil départemental souhaite parfaire le maillage du territoire et développer « le slowtourisme »*, un secteur en plein essor dans le Lot-et-Garonne.

Avec 240 km de réseau cyclable, le Lot-et-Garonne est une destination de choix pour les adeptes du tourisme à vélo. À la croisée de trois véloroutes nationales (Voie verte le long du canal, Véloroute de la Vallée du Lot, Véloroute de la Baïse) et d’une véloroute européenne (Scandibérique), notre territoire offre en effet un réseau cyclable remarquable. Comme l’explique Jacques Bilirit, conseiller départemental et Président du Comité départemental du tourisme (CDT47), « les Etats généraux du tourisme, initiés en 2017, ont rappelé que notre territoire possède, en matière d’itinérance douce, de sérieux atouts pour devenir une destination phare du slow-tourisme ». Sur la base du succès de la voie verte du canal, un premier schéma départemental des aménagements cyclables avait été élaboré afin de relier les principales agglomérations du département à cet équipement structurant. Au regard de la hausse de fréquentation et du succès de ces infrastructures, le Département a souhaité impulser une nouvelle dynamique. Le nouveau schéma, élaboré en concertation avec les acteurs du territoire, répertorie de nouveaux tracés stratégiques, qui seront proposés pour être inscrits aux schémas régional et national. Il s’agit à la fois de construire un réseau relié aux véloroutes déjà reconnues et de favoriser, au niveau plus local, le développement de « boucles » qui seront autant d’atouts pour répondre aux attentes des usagers. En parallèle de cette logique d’itinéraires, l’accent sera mis sur la promotion des aménagements, la signalisation et la sensibilisation à la pratique du vélo. Cette politique de valorisation est d’autant plus importante que le tourisme à vélo représente un puissant levier de développement économique, un secteur qui représente dans son ensemble plus de 5 000 emplois directs et indirects en Lot-et-Garonne.


* Le « slow tourisme », littéralement « tourisme lent », désigne une nouvelle forme de tourisme apparue au début des années 2000. Découvrir des paysages enchanteurs tout en prenant son temps, s’imprégner pleinement de la nature qui nous entoure, privilégier les rencontres et savourer les plaisirs de la table, en sont les principes majeurs.


Une démarche concertée

Le Conseil départemental a mené une concertation auprès de l’ensemble des EPCI et des offices de tourisme afin d’identifier les itinéraires cyclables stratégiques. À l’issue de temps d’échanges collectifs, chaque tracé a été travaillé au niveau des intercommunalités pour « coller » au mieux aux réalités et aux besoins des territoires. Une mise en oeuvre collective. Cette nouvelle politique cyclable nécessite un travail en collaboration avec l’ensemble des acteurs institutionnels du territoire.


Une mise en oeuvre collective

Le comité de suivi, composé des EPCI, des offices de tourisme, du Comité départemental du tourisme et du Conseil départemental, est en charge du plan d’actions et de son suivi.

Des comités techniques spécifiques à chaque itinéraire, réunissant les opérateurs techniques des structures partenaires, seront en charge des aspects infrastructures, promotion et services.

Des instances de concertation locales, composées d’élus et de techniciens, apporteront les informations nécessaires sur le territoire étudié ( amélioration du tracé, de l’infrastructure, de la signalisation…). 


Un nouveau cap pour le Lot-et-Garonne

Le tourisme fluvial connaît, depuis les années 2000, un essor important partout en France. Le Lot-et-Garonne dispose, avec la Baïse et le Lot, de 108 km de voies navigables : deux atouts majeurs pour les amateurs de slow tourisme. En bateaux habitables sans permis ou en bateaux promenade, les possibilités sont nombreuses pour découvrir, au fil de l’eau, toutes les richesses paysagères, patrimoniales et gastronomiques du département.


Le Lot-et-Garonne compte ainsi //

- 38 km navigables sur la Baïse (entre Buzet-sur-Baïse et Moncrabeau, qui marque la limite départementale avec le Gers)

- 70 km sur le Lot entre Aiguillon et Saint-Vite

- 87 km sur le Canal de Garonne, qui traverse le territoire dans sa totalité

- 19 écluses exploitées par le Département (14 sur la Baïse et 5 sur le Lot)

- 5 sociétés de location de bateaux habitables sans permis pour une flotte de 74 bateaux

- 7 prestataires de bateau promenade

C’est un budget de plus de 1 million d’euros par an que le Département de Lot-et-Garonne consacre à l’entretien des voies navigables, des berges et à la sécurité des plaisanciers.


La rivière Lot plébiscitée par les plaisanciers

Les statistiques du tourisme en Lot-et-Garonne attestent d’un double constat. D’une part, la fréquentation sur la Baïse est stable, avec 7 700 passagers en 2017. D’autre part, la rivière du Lot, avec 20 % de passagers supplémentaires sur la même année, est de plus en plus plébiscitée. Pour autant, l’interconnexion de la Baïse et du Lot, que rend possible le chenal de Garonne (long de 4,5 km), pâtit des débits insuffisants, notamment en été, de la Garonne, fleuve à fort étiage. Pour preuve, seuls 50 bateaux ont emprunté le chenal en 2017, contre 1 200 passages en 2002. Les loueurs eux-mêmes déconseillent à leurs clients son usage, de crainte que les bateaux restent bloqués au retour. Force est de constater aujourd’hui que l’essor de la navigation en Lot-et-Garonne ne repose pas sur cette interconnexion.


Favoriser la continuité de liaison du Lot


Le Département en a tiré les conséquences. En lien avec les acteurs privés et publics concernés, il a choisi d’investir sur des axes de développement plus porteurs pour répondre aux besoins nouveaux des professionnels, de leur clientèle et des plaisanciers qui souhaitent profiter de la partie amont du Lot. « Ce projet de remise en navigation du Lot offrira à terme un linéaire navigable de 120 km entre les départements du Lot et du Lot-et-Garonne », précise Daniel Borie, vice-président du Conseil départemental. Pour cela, le Département entreprend en 2019 la réalisation de l’écluse de Saint-Vite et poursuit ses études sur l’écluse de Fumel.


Les itinéraires stratégiques du nouveau schéma //

À la suite des travaux initiés avec les territoires, le nouveau schéma départemental intègre :

• la création de 3 itinéraires (Vallée du Dropt, Pays de Serres, Landes de Gascogne)

• la voie verte Marmande-Casteljaloux

• le tracé complété de la véloroute de la Vallée du Lot

• l’évaluation de la faisabilité d’une voie verte sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée entre Port-Sainte-Marie et Condom. 

Le Département roule toujours sur la voie verte

Le Département de Lot-et-Garonne, résolument orienté vers le développement d’un tourisme vert respectueux de l’environnement et des paysages, favorise par son implication et ses impulsions la promotion des déplacements doux tels que la navigation fluviale et les véloroutes voies vertes.

Lors des deux derniers mandats, le Conseil départemental n’a eu de cesse de développer ces voies vertes. Dernier exemple en date, celle reliant Sainte-Livrade à Villeneuve-sur-Lot...


Un nouveau tronçon de 4,7 km


Le Conseil départemental a lancé d’importants travaux pour aménager une voie verte entre Villeneuve et Sainte-Livrade. Le tracé parallèle à la très fréquentée D 911 reste suffisamment éloigné pour préserver ses utilisateurs des affres du trafic routier : ses dangers comme la pollution visuelle, sonore et environnementale. « Nous avons réalisé cette voie verte sur l’ancienne emprise ferroviaire qui reliait autrefois Penne d’Agenais à Tonneins en passant par Villeneuve. Progressivement déclassée entre 1960 et 1955, le chemin de fer est devenu propriété du Département. Cela a facilité les choses », explique Patrick Cassany, vice-président du CD47 en charge des Infrastructures et par ailleurs président de la CAGV. Déjà maître du foncier, la collectivité a pu concentrer l’effort financier, d’un montant de 469 000 euros, sur la réalisation de la piste goudronnée. Ce nouveau tronçon d’une longueur de 4,7 kilomètres était le chaînon manquant d’un projet plus global. Côté Villeneuve, celui-ci se raccorde au niveau de Broval à l’intersection de la voie menant au parc François-Mitterrand de celle menant à Casseneuil par le pont du Martinet à Bias et la piste cyclable longeant la rocade jusqu’au complexe de la Myre-Mory. « Cette première partie était à l’initiative de la communauté de communes en 2007 et s’était étalée sur trois exercices avec un investissement de 1,4 millions d’euros », rappelle Patrick Cassany. A l’autre bout, se trouvent deux sections, la traversée de Sainte-Livrade et la jonction jusqu’au Temple-sur-Lot, réalisées respectivement en 2011 et 2014-2015 par le Département cette fois. Un morceau supplémentaire, allant ensuite jusqu’à Castelmoron s’ajoutera par la suite, ce qui offrira à terme un total de 17 km. Le maire de Villeneuve appelle en outre de ses vœux une piste reliant la bastide au château de Rogé sur les bords du Lot pour les années à venir.

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