Un manager peut en cacher un autre

Enzo Nicolas est le nouveau manager de commerce de Sainte-Livrade-sur-Lot. Ses missions vont venir en complément de celles effectuées par Pierre-Marie Combettes sur le Grand Villeneuvois.

De notre journaliste : Jérémy Collin

Enzo Nicolas, nouveau manager de commerce de Sainte-Livrade, est allé à la rencontre des artisans et commerçants de la ville, comme ici avec Julie Pratt Moya de la boutique MaryRose Flowers Dream.


C’est un enfant du pays qui a la lourde mission de redresser l’activité commerciale livradaise. Depuis le 2 novembre, Enzo Nicolas, 24 ans, est devenu le nouveau manager de commerce de Sainte-Livrade. Une prise de poste quasi-simultanée avec celle de son homologue du Grand Villeneuvois, Pierre-Marie Combettes, qui a débuté lui en septembre (voir notre édition du 10 novembre 2021). « Il y a une confusion dans l’esprit des commerçants que j’ai rencontré et qui m’ont confondu avec lui, explique le jeune livradais. Si nous avons déjà engagé un travail en commun, il aura aussi une part de travail importante à effectuer sur les autres communes de l’agglomération. D’un autre côté, la mairie de Sainte-Livrade a eu l’opportunité de me recruter grâce au projet de l’Etat, Petites Villes de Demain, dont Clotilde Havard est la cheffe de projet et qui a pour but de redynamiser les cœurs de bourg. »

Si le chantier est grand, Enzo Nicolas reste optimiste. « Nous avons un taux de vacances des locaux commerciaux qui est assez important, détaille-t-il. Nous allons contacter les propriétaires pour travailler sur une remise en état et harmoniser les loyers afin d’attirer des nouveaux commerçants. Sur ce dernier point, nous avons tout de même un avantage par rapport à d’autres centralités avec un coût de location moins élevé en moyenne. »

Surtout, au fil de ses rencontres, le manager a pu se rendre compte d’un certain optimiste dans les rues du bourg. « Les commerçants voient plutôt d’un bon œil d’avoir un soutien direct de la ville pour les aider à trouver des solutions pour faire revenir du flux dans le centre, se réjouit-il. J’ai vu des gens volontaires qui veulent aussi redynamiser la cité, il y a quand même de la demande. »


« Donner du sens à

mon travail »

Sa mission sera donc d’accompagner les besoins des artisans et commerçants en étant le lien privilégié avec les institutions : « Je vais pouvoir aiguiller les porteurs de projet sur les différentes aides qu’ils peuvent avoir en création ou en développement. Nous mettons notamment en place l’Opération Façade avec un soutien financier pour rafraîchir les devantures et les vitrines. » Pour ce titulaire d’un master en finances qui officiait jusque-là dans une banque privée, revenir aider sa ville d’origine apparaissait comme une évidence. « Comme beaucoup de jeunes, j’ai besoin de donner du sens à mon travail. » Un changement de mode de vie qui va contribuer, selon lui, à ce que les petites villes redeviennent attractives. « J’entends dire que Sainte-Livrade est une ville vieillissante mais je remarque qu’il y a de plus en plus de jeunes actifs qui se replient dans la ruralité pour avoir un cadre de vie plus agréable. Il y a un changement démographique qui fait que d’ici 5 à 10 ans, le commerce se sera revitalisé. Villeneuve-sur-Lot et Bias sont en plein développement, il n’y a pas de raison que cela ne découle pas sur Sainte-Livrade et les communes voisines. »

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