Un grand pas pour lutter contre les violences intrafamiliales

Avec la signature d’une convention relative au déploiement d’intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie, le département confirme son engagement dans la lutte contre les violences intrafamiliales.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

L’ensemble des signataires de la convention pour renforcer la lutte contre les violences intrafamiliales se sont réunis autour du préfet Jean-Noël Chavanne


"Les intervenants sociaux sont le lien indissociable entre professionnels et victimes. Grâce à la signature de cette convention aujourd’hui, nous allons agir en commun contre les violences intrafamiliales », a soutenu le préfet Jean-Noël Chavanne, pour introduire une séance à l’importance particulière. Après une large concertation avec les organismes financeurs que sont l’Etat, le Conseil départemental et les communes, la convention pour la création de trois postes d’intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie a finalement été signée mercredi 3 février, en présence de l’ensemble des parties. Un dispositif expérimenté sur le département depuis plus de sept ans avec à ce jour un seul intervenant social en place, à Marmande. Ce déploiement était une priorité du gouvernement, inscrite dans le grenelle des violences conjugales publié en novembre 2019 pour protéger les victimes dès le dépôt de plainte. « Aux 271 intervenants actuellement existants, 80 postes supplémentaires sont estimés nécessaires d’ici 2021 : ils bénéficieront d’un financement au titre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPDR) », peut-on lire dans le dossier. Ces intervenants auront un rôle d’accueil, de conseil et d’orientation auprès des victimes et de leurs proches, mais aussi de relais vers les partenaires dans le département pour améliorer la continuité du service public. « Quand une victime se présente ‘à chaud’ en commissariat ou gendarmerie, dans un état de panique, elle a souvent peur des représailles si elle porte plainte. Au niveau judiciaire, il y a un frein à faire sauter et ces postes sont capitaux pour instaurer une relation de confiance et permettre de libérer la parole », constate Manuela Garnier, procureure de la République d’Agen.


Un rôle essentiel dans la prise

en charge des victimes

Pour appuyer cette action, les associations ‘Ciliohpaj Avenir et Joie’ et le ‘Relais’, qui oeuvrent au quotidien pour la protection des victimes de violences, ont également signé la convention. L’occasion pour elles de témoigner sur la nécessité des intervenants sociaux dans des cas de violences intrafamiliales. « Depuis 2013, nous avons monté une équipe mobile d’aide (EMA) pour prendre en charge les victimes et trouver des solutions d’urgence. Rien que sur cette année, ce sont 120 personnes qui ont été aidées... la moitié sont des enfants », constate Muriel Boulmier, présidente de Ciliohpaj, qui avertit également sur la nécessité d’anticiper auprès des familles concernées. En 2020, on note une évolution de plus de 9% des plaintes pour violences intrafamiliales. « Nous sommes démunis face à des situation que nous ne connaissons que trop et qui sont difficiles à gérer puisque nous n’avons pas les compétences », pouvait-on entendre du côté des présidents d’EPCI. Ces derniers regrettent cependant de ne pas être tous réunis autour de la table... En effet, la Communauté d’Agglomération d’Agen et du Grand Villeneuvois ne figurent pas parmi les signataires de cette convention.



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