Un bâtiment « vert » sur le TAG pour les experts du climat

C’est un bâtiment novateur qui est en train de sortir du terre sur le TAG. Pensé pour être le plus durable possible, il abritera d’ici la fin de l’année l’ACMG (Association climatologique de la Moyenne-Garonne et du Sud-Ouest).

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Christian Cabirol et l’équipe de l’ACMG, devant l’une des grandes poutres qui constituera leur futur bâtiment.



C’est un joli coup de pub pour le Technopôle Agen-Garonne, et l’Agglomération espère que cet exemple en inspirera d’autres... L’ACMG (Association climatologique de la Moyenne-Garonne et du Sud-Ouest) va prochainement s’installer dans cette zone en développement, tout près du nouvel échangeur autoroutier. Le bâtiment a longuement été réfléchi et affiche l’ambition d’être le plus durable possible, avec des impacts eau, climat, énergie et carbone les plus bas possibles. Pour rappel, l’ACMG est née en 1959, au départ pour aider les agriculteurs à lutter contre les aléas climatiques tels que la grêle et le gel. Rapidement, elle s’est intéressée à la recherche en gestion de l’eau et au pilotage de l’irrigation, ce qui la pousse à s’engager sur la question du réchauffement climatique. Pour assurer sur la partie pratique, la société Agralis a été créée il y a 18 ans maintenant. Aujourd’hui, le champ d’action s’est donc s’est bien élargi. Les quatorze bénévoles qui composent l’équipe assurent de la télédétection, recherche sur la qualité de l’eau, ou encore des études climatologiques étendues. « Nos activités sont en plein développement, avec notamment l’installation de capteurs dans l’eau et l’air qui nous demande de monter du matériel sur place. Nos locaux actuels situés sur l’aérodrome à Estillac sont donc trop étroits désormais... L’opportunité de s’installer sur le TAG s’est présentée, et nous en avons profité pour penser un bâtiment conforme à nos actions, où notre surface va être doublée », explique le président Claude Crouzet. Pour la partie technique, on retrouve l’architecte passageois Paul Vo Van à la conception, et l’entreprise Cabirol spécialisée dans les constructions bois à la réalisation.

Du bois, des capteurs solaires et un toit végétalisé

Les contours des futurs locaux commencent à se dessiner, et des impressionnantes poutres en bois ont envahi le chantier. « A l’intérieur, on retrouve un coffrage en béton. Pour le reste, tout sera en bois, provenant de la Haute-Loire », précise Christian Cabirol. Et l’architecte d’ajouter : « Dans le département, il s’agit du premier bâtiment tertiaire intégrant une utilisation de bois poussée. Il a pour but d’améliorer la performance thermique tout en s’appuyant sur des matériaux bio-sourcés. » Ce dernier le voit même comme chantier précurseur, en lien avec la réglementation énergétique 2020, venue remplacer la RT 2012 et appliquée depuis le 1er janvier. La réflexion va même plus loin, puisqu’un toit végétalisé sera installé à la demande des futurs occupants. « Il nous permettra de récupérer un maximum d’eau de pluie pour l’utiliser en été et rafraîchir les lieux grâce au phénomène de l’evapotranspiration (émission de vapeurs d’eau, ndlr) », ajoute le directeur et météorologue Jean-François Berthoumieu. En plus de cela, ils utiliseront la chaleur de la nappe phréatique pour se chauffer, et trois rangs de panneaux solaires pour produire mais aussi servir d’ombrage en été. Dans la conception, les bureaux ont été installés au nord et à l’est, des orientations dotées d’une bonne lumière naturelle. L’équipe devrait y poser ses valises d’ici la fin de l’année, avec des ouvertures de postes prévues pour renforcer l’effectif sur les sujets des objets connectés, des mesures environnementales et de l’alerte d’évènements climatiques. « Avec nos activités en bonne dynamique, cette installation arrive à point nommé ! », se réjouit Claude Crouzet.


Voici ce à quoi ressemblera le bâtiment de l’ACMG sur le TAG, qui sera prêt pour la fin d’année.

67 vues0 commentaire