Un an et déjà des récompenses pour Grand Nez

Lancée il y a un an par Anne-Hélène Vialaneix et Eric Lugas, la distillerie Grand Nez rencontre déjà ses premiers succès. Un joli coup de boost après une année de lancement très particulière.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Anne-Hélène Vialaneix et Eric Lugas rencontrent déjà un succès avec leurs gins Grand Nez


Le gin Grand Nez, c’est avant tout une rencontre entre Anne-Hélène Vialaneix, anciennement œnologue dans un domaine du Gers, et Eric Lugas, qui travaillait depuis plus de vingt ans dans le secteur de l’agroalimentaire en tant que commercial. Ce dernier avait l’envie de créer quelque chose dans les spiritueux. Anne-Hélène elle, a également dans la tête l’idée de se lancer à son compte après avoir redécouvert le gin au Portugal. Ces deux-là se sont très vite entendus, partageant les mêmes convictions. En octobre 2019, ils décident de se lancer et de créer leur propre distillerie. Après une sélection, ils intègrent la pépinière Agrinove à Nérac pour démarrer leur activité et bénéficier d’un accompagnement pour deux ans. C’est le début de l’aventure Grand Nez. Après des phases de tests, la production est lancée en février dernier. Deux attributs sont proposés autour des fruits produits en Lot-et-Garonne : le premier autour du kiwi et le second à base de pomme et de poire. Les deux gins sont labellisés bio, une volonté pour les fondateurs d’avoir un concept le plus propre possible pour la santé et l’environnement.


Une double médaille d’or et un dernier gin ?

Moins d’un an après le lancement des deux premières créations, la première consécration arrive. Les deux gins obtiennent une médaille d’or au concours mondial des spiritueux 2020 qui s’est déroulé du côté de Bruxelles. « Ces récompenses nous ont apporté un coup de boost. C’est un moment important en cette année qui a été tellement particulière... Et c’est d’autant plus une grande fierté que ce sont les seuls gins français a avoir été récompensés, se réjouit la co-fondatrice. Comme nous ne sommes pas encore très connus, ça apporte aussi une crédibilité à nos produits. » Anne-Hélène et Eric commencent à prendre une bonne cadence de vente, notamment avec un site dédié à la marque qui permet d’acheter en ligne, une démarche de plus en plus fréquente au vu du contexte. « Au-delà des bons retours, nous arrivons à fidéliser les clients et c’est très important pour nous », assure Anne-Hélène. Avec l’arrivée des fêtes, tous deux sont présents sur des animations de Noël. « Nous nous sommes notamment rendus le temps d’un week-end dans une boutique éphémère de spiritueux située dans le Marais à Paris. Avec les fêtes, le gin est un produit qui est apprécié en cadeau. » Les co-fondateurs pensent déjà à la suite, avec un troisième attribut actuellement en test, dont la sortie est prévue pour le printemps prochain. « Ce sera peut-être le dernier gin, nous pensons déjà à proposer de nouveaux produits. Tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que ce ne sera pas du whisky ! », dévoile l’ancienne œnologue. La distillerie prépare aussi sa sortie de la pépinière Agrinove et cherche activement ses futurs locaux, qui resteront à Nérac, une réelle volonté pour les deux gérants.


Soucieuse d’utiliser des produits locaux au maximum, la distillerie Grand Nez a lancé sa propre culture de baies de genévrier, ingrédient essentiel dans la fabrication du gin, en partenariat avec le lycée agricole de Nérac. « Si tout va bien, on souhaite développer une petite filière de production pour notre sourcing, mais aussi pour d’autres distilleries et le secteur pharmaceutique. Les premiers rangs ont été plantés, et les premières baies devraient être récoltées d’ici deux ans. »


Renseignements //

Distillerie Grand Nez, technopole Agrinove,

route du Nomdieu à Nérac.

Instagram et Facebook : DistillerieDuGrandNez / dugrandnez.fr



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