Théâtre Georges-Leygues : la bataille des mots continue

Le licenciement de la directrice Emmanuelle Delboscq fait toujours polémique dans la bastide. Les deux principaux intéressés ont notamment réagi publiquement.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

La guerre des communiqués continue de faire rage dans « l’affaire » du licenciement d’Emmanuelle Delbosq. Ces deux dernières semaines, les nombreux soutiens de la directrice du théâtre Georges-Leygues (prédécesseurs, anciens employeurs, artistes) n’ont cessé d’abreuver la presse de témoignages d’indignation. A tel point que le maire Guillaume Lepers, qui se refusait jusque-là à tout commentaire est sorti de son silence, publiant à son tour... un communiqué. Regrettant « le battage médiatique » autour de cette histoire, le premier édile a reconnu les « compétences artistiques » d’Emmanuelle Delbosq. Il précise en revanche « qu’un bon programmateur n’est pas automatiquement un bon directeur ». « Ma décision, que j’assume pleinement, est exclusivement fondée sur le constat de dysfonctionnements dans la gestion administrative et financière du théâtre », précise-t-il. Ce à quoi la principale intéressée n’a pas tardé à réagir, n’hésitant pas à pointer nommément celui qui serait à l’origine de son limogeage. « Assurément mal informé par un rapport à charge grotesque de Dominique Monnoyeur, directeur des affaires culturelles, sous couvert de sa hiérarchie, le maire de Villeneuve-sur-Lot me fait des griefs qui ne résisteront pas à l’épreuve des faits », affirme-t-elle dans un courrier co-signé avec son avocat. Elle dit ne pas comprendre – et donc conteste – la décision prise à son encontre, décision « prise au motif d’une "insuffisance professionnelle» totalement factice". Le combat se poursuivra sur le terrain judiciaire.

Dans le sillage de cette confrontation, la compagnie artistique Le Bruit des Ombres annonce quitter la commune suite au refus d’une coproduction « pourtant validée » dans la programmation de la saison. Un « désengagement » intervenu de surcroît « moins de deux semaines avant la résidence prévue », avec des frais déjà engagés... Si la culture est actuellement à l’arrêt à cause des restrictions sanitaires, ce n’est assurément pas le calme plat à Villeneuve-sur-Lot.

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