Sous haute tension

Après cinq défaites de rang, le SUA LG n’a d’autre choix que de débloquer son compteur victoire avec la réception ce samedi de l’Aviron Bayonnais sous peine de plonger durablement dans la crise...

La réception des Bayonnais s’annonce déjà capitale pour les Agenais.


La vérité sort de la bouche des enfants mais figurez-vous aussi parfois de celles des entraîneurs de notre rugby de clocher. A une époque pas si lointaine, du côté de Villereal, on entendait souvent l’entraîneur du cru, Nicolas Seunes, alias Pépito, répéter à ses troupes que « mieux vaut avoir la pression que la dépression » avant les rendez-vous importants. Si tant est qu’il y en eut...

Sous pression donc mais pas encore en dépression, les hommes de Christophe Laussucq auraient apprécié, à n’en pas douter, cette maxime en guise de réconfort tant leur début de saison ressemble à un calvaire. Encore plus à quelques jours de disputer un match capital, voire décisif.

Encore resté à quai samedi dernier dans l’Herault et reparti avec 40 points dans la musette, le SUA LG est donc désormais et plus que jamais au pied du mur au moment de recevoir son meilleur ennemi l’Aviron Bayonnais.

Comme la saison précédente, les deux clubs, annoncés comme les deux petits poucets du Top 14, savaient avant même de se jouer que chacune de leurs confrontations compterait double en termes de points dans la course au maintien. Mais ce dont ils ne se doutaient pas, c’est qu’aussitôt dans la saison celle-ci pourrait plonger irrémédiablement la bande à Laussucq dans la crise. Et peut-être même en Pro D2 tant une sixième défaite de rang, qui plus est face à un concurrent direct, augurerait d’un bilan comptable bien difficile à rééquilibrer d’ici le mois de mai.


Déclencheur d’une évolution

Si le SUA LG aborde donc cette rencontre dans un climat de tension maximale, on ne sait encore comment le groupe va réagir. Sera t’elle le déclencheur d’une évolution voire d’une révolution en termes aussi bien de résultats que de jeu ? Une chose est sûre les deux sont liés. Si Agen ne se lâche pas enfin et reste enferré dans un jeu réducteur il ne s’en sortira pas, c’est une évidence.

Il y a un an quasiment, l’Aviron était venu punir le Sporting à Armandie en pliant le match en tout juste quarante minute. La recette des Bayonnais ce jour-là ? Un jeu fait de prises d’initiatives, de vitesse, mené tambour battant par des jeunes formés au mamelon du rugby bayonnais, comme si justement la pression pour ces derniers... n’existait pas. Bien loin donc des standards actuels du SUA LG où la peur de mal faire ou tout simplement la peur de faire l’a conduit en bas du classement. Après la gifle reçue face à Paris, la réaction agenaise a pourtant été au rendez-vous face à Montpellier la semaine dernière. Tout du moins en première période où comme par hasard, les Bleu et Blanc, avec une équipe pourtant très largement amoindrie, auront plus joué au rugby en 30 minutes que depuis le début de saison évitant ainsi la... dépression à ses supporters au moins pour une semaine. Mais pas la pression à 48h du match de l’année...

« J’aimerais qu’on m’explique comment

on arbitre les rucks aujourd’hui »

La phrase est signée de l’entraîneur des avants suavistes, Rémi Vaquin. L’ancien flanker précise d’emblée qu’il n’a « rien contre les officiels qui exercent un métier difficile ». Il s’interroge cependant sur quelques coups de sifflet. « On fait des fautes, c’est certain mais on n’a pas l’impression d’en faire beaucoup plus que nos adversaires, or on est nettement plus pénalisés. J’aimerais comprendre certaines situations, je le dis sans arrière-pensée. On fait des remontées aux arbitres quand on n’est pas d’accord avec les décisions. On essaie de rester plutôt discrets sur cette question mais il est parfois difficile de cacher le sentiment de frustration qui ressort de certaines situations. »


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