Regis Sonnes : « On avait une bonne stratégie »

Malgré la défaite des siens à Bayonne (37-16), le manager agenais tire quelques enseignements positifs du tout premier déplacement de la saison sur la pelouse du grand favori de cette Pro D2.

De notre journaliste : Cyril Recondo

Malgré la défaite, les Agenais ont montré un visage intéressant, notamment en conquête où ils ont rivalisé avec Bayonne.


Pour ce retour dans l’antichambre de l’élite, le calendrier n’avait pas franchement gâté le SUA avec une confrontation face à l’ogre bayonnais, qui plus est à l’extérieur. Pour ce SUA en pleine reconstruction, la marche était logiquement trop haute. Néanmoins, les Lot-et-Garonnais ont mis du cœur à l’ouvrage pour tenter de contrecarrer leurs adversaires basques. L’homme fort du Sporting, Régis Sonnes, fait le bilan de cette rencontre.

Quidam l’Hebdo : Quels enseignements positifs et négatifs retirez-vous de ce premier match officiel ?

Régis Sonnes : Pour ce qui est du positif, je dirais qu’on avait la bonne stratégie pour entamer ce match. L’objectif prioritaire était de ne pas se découvrir face à cette équipe de l’Aviron que l’on sait très opportuniste. On a réussi à bien les bloquer et s’offrir quelques munitions. J’ai aussi apprécié le caractère des mecs et l’entente collective en seconde mi-temps. On est parvenus à se trouver. Le fait d’avoir une conquête qui tient la route, capable de rivaliser avec un tel adversaire est aussi à souligner.

Cependant, l’investissement a parfois été trop individuel, ce qui a eu pour effet de déstructurer l’équipe sur certaines phases. Avec son très bon niveau et ses atouts forts, Bayonne n’a pas eu trop de mal à sanctionner nos erreurs parfois grossières. En étant un peu plus efficace et rigoureux, on aurait pu rendre ce match bien plus serré.

Quidam l’Hebdo : On a effectivement vu le SUA pêcher avec des fautes techniques, dans les rucks notamment, ou encore avec un jeu au pied d’occupation/pression pas toujours très efficace… Est-ce là la plus grosse marge de progression de cette équipe ?

R. S. : Clairement. Améliorer la précision dans les détails, trouver des automatismes à haute intensité, c’est notre cheval de bataille au quotidien à l’entraînement. Ce qui tend à me rassurer, c’est qu’au-delà de l’exécution, les décisions étaient souvent les bonnes. Au pied, on a parfois manqué de longueur ou de précision pour mettre Bayonne plus en difficulté mais c’était souvent le bon geste à faire. Ça montre un certain sens tactique et de l’intelligence. C’est bien de construire là-dessus.

Quidam l’Hebdo : Autre bon point, la combativité jusqu’en toute fin de match, aussi bien en défense que pour marquer un essai...

R. S. : L’identité agenaise, c’est bien sûr le jeu, et on le bâtit étape par étape mais ce sont aussi des valeurs de combat importantes. On travaille fort sur cette culture et c’est bien d’avoir affiché cet état d’esprit sur le terrain jusqu’à la fin.


Quidam l’Hebdo : L’équipe s’est présentée avec une charnière très jeune et inexpérimentée qui est loin d’avoir démérité malgré la pression. Comment le staff analyse leur performance ?

R. S. : Ce que je retire de cette jeune charnière, c’est tout d’abord un numéro dix de 19 ans à peine (ndlr, Emile Dayral) qui a répondu présent pour son premier match pro, même s’il était logiquement un peu crispé. Il s’est intégré dans le système, a bien tenu le jeu collectif et a assumé. Il progresse vite et cette première expérience sera très bénéfique pour lui. A côté de lui, à la mêlée, Paul Graou montre lui aussi un gros potentiel.


Quidam l’Hebdo : Place à la suite maintenant. Que faut-il attendre de la réception de Béziers ?

R. S. : Ça s’annonce intense ! Béziers est une équipe costaude, assez agressives, avec des valeurs profondes. C’est bien en place. Ils ont en plus des éléments dangereux : Charly Malié qui vient de Pau, excellent joueur ; Lionel Beauxis qui apporte un complément au pied incroyable, le centre Jarrod Poï que je connais suite à son passage à Toulouse... On va voir ce vendredi soir si notre travail paie. Désormais, on n’est plus dans la logique de formation mais dans la performance !



En bref //

Pépito Elhorga de retour à Armandie

C’est une légende qui s’apprête à accoster sur les bords de Garonne. Pépito Elhorga, ailier/arrière international, vainqueur du Grand Chelem en 2004 et finaliste du championnat de France en 2002 avec Agen, revient à Armandie. Après avoir porté les couleurs du SUA comme joueur de 1999 à 2007, il est maintenant prêt à enfiler le costume de directeur commercial. « Agen m’a appelé. J’ai donc écouté d’une oreille très attentive. Ce n’est pas un endroit comme les autres pour moi. Le club et la ville, avec lesquels je n’ai jamais vraiment coupé, occupent une très grande place dans ma vie et celle de ma famille. Nos trois enfants sont nés ici et j’y ai passé des années extraordinaires », confie l’intéressé. Bien installé dans le Pays basque, où il a commencé et terminé sa carrière, Pépito Elhorga n’avait pas vraiment envisagé un départ jusqu’à cette proposition. Le voir accepter est donc un signe fort de son attachement à l’institution. Quant à ses nouvelles prérogatives, elles ne sont pas encore totalement définies, d’autant plus qu’il s’agit d’un poste nouveau pour lui. « Je vais découvrir la fonction de directeur commercial mais je ne me fais pas de souci car je suis bien entouré avec les trois commerciaux en place, Philippe Sella ou encore Thomas Léger en plus du président. L’idée c’est de fidéliser les partenaires déjà présents et d’en récupérer de nouveaux, faire en sorte que tout ce tissu se sente bien au club et peut-être trouver une nouvelle dynamique. C’est un joli défi professionnel pour moi. » Le début de l’aventure est programmé pour le mois d’octobre.


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