Premiers coups de pelle pour le nouvel échangeur autoroutier

Le terrassement de l’ouvrage va débuter avec une livraison prévue pour la fin d’année 2022. Les élus locaux se réjouissent de voir cette première étape dans le développement des infrastructures lot-et-garonnaises.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Voici à quoi devrait ressembler le futur échangeur, avec un accès via un giratoire sur la D292


Dans un département enclavé comme le Lot-et-Garonne, les questions d’infrastructures occupent très souvent le débat public. Pour les projets les plus ambitieux, cela tourne parfois à l’arlésienne : RN21, Camélat... Mais il arrive de temps à autres que l’un d’eux prenne enfin un tournant concret. Ce vendredi 12 mars, l’échangeur Agen-Ouest sur l’A62 a officiellement démarré ses travaux principaux. Le grand patron de Vinci Autoroutes, Pierre Coppey, et de nombreux élus locaux avaient fait le déplacement pour fêter l’évènement. Un petit moment d’euphorie qui a même réconcilié Jean Dionis du Séjour et Sophie Borderie le temps d’un après-midi. « Sur ce coup-là, on est ensemble », clamaient à l’unisson, bras dessus bras dessous, le président de l’Agglo d’Agen et son homologue du Conseil départemental.

Si ce genre d’équipement est capable de dépasser les clivages politiques, c’est par les solutions qu’il offre à la population et aux entreprises. « L’Agglo porte depuis 2008 une vision très claire de son développement pour qu’elle soit prospère et riche d’emplois, explique Jean Dionis. Ce développement est dicté par la géographie avec des terres constructibles non inondables. C’est donc rive gauche de la Garonne que ça se passe, autour des communes de Brax, Roquefort, Sainte-Colombe-en-Bruilhois et Estillac. La réussite de cette ambition repose sur trois pieds. Le premier est ce nouvel accès à l’A62. Le second, c’est le foncier d’entreprise avec les 200 hectares de la TAG. Le troisième, c’est Camélat. Il faut voir cela comme un tout. C’est pourquoi il nous faut absolument ce pont et ce barreau. »

A terme, cela aura une incidence bien au-delà de l’Agglo, et notamment pour la partie nord-est du département (Villeneuvois et Fumélois).

Ce sont tous ces arguments qui ont notamment conduit 87% des personnes interrogées lors de la phase de concertation à se prononcer en faveur de cet ouvrage. « C’est un modèle de réussite collective », affirme Sophie Borderie.

« Sur ce coup-là, on est ensemble.» Opposés sur certains sujets, Jean Dionis et Sophie Borderie se sont réconciliés le temps d’une après-midi



Un chantier soucieux de l'environnement //

1,3 M€ consacrés aux aménagements environnementaux

Avec ses 30 millions de tonnes de CO2 émises chaque année, l’autoroute ne rime pas vraiment avec écologie. Les concessionnaires tels que Vinci essaient néanmoins d’en finir avec cette image de pollueurs. Le chantier de ce nouvel échangeur en est une bonne illustration. Des mesures compensatoires sont ainsi programmées pour limiter l’impact sur la biodiversité. Pêle-mêle, on peut noter 3 km de haies végétales avec des essences locales, la création de mares favorables au développement des amphibiens tels que le crapaud calamite, des gîtes pour reptiles et des bassins de réserve d’eau pluviales. Les espèces protégées, comme l’amarante de bouchon, font l’objet d’opérations de sauvegarde particulières. Pour l’éclairage, Vinci a noué un partenariat local pour s’équiper en lampadaires photovoltaïques.


De l'emploi et de l'activité la clé //

En offrant à la Technopole Agen-Garonne un raccordement direct à l’autoroute, cet échangeur va augmenter l’attractivité de ce bassin économique en pleine expansion et donc l’implantation d’entreprises.

Au-delà de l’équipement qui sera mis à disposition des usagers une fois fini, le chantier en lui-même est générateur de retombées économiques pour le territoire. Vinci estime que les travaux nécessiteront environ 140 000 heures de travail, soit 50 personnes mobilisées tous les jours pendant 18 mois.

Le président de Vinci Autoroutes, Pierre Coppey, défend les retombées économiques positives et l’impact environnemental limité de cet équipement


Le financement //

17,4 M€ HT de coût de réalisation réparti entre trois partenaires

- 6,15 M€ pour le Département

- 6,15 M€ pour l’Agglo d’Agen

- 5,1 M€ pour Vinci Autoroutes

Pour compenser sa participation financière dans un chantier qui ne lui rapportera rien (ou pas grand chose), Vinci Autoroutes devrait augmenter ses tarifs sur le tronçon Toulouse-Bordeaux, dans des proportions qui restent encore à préciser.


Le calendrier prévisionnel //

Après la signature de la convention de financement (juin 2019), la déclaration d’utilité publique (mai 2020) et les travaux préparatoires (juin 2020 à mars 2021), les travaux principaux peuvent enfin démarrer. Cela va commencer avec le terrassement et le nouveau franchissement au-dessus de l’A62 puis le bâti de la gare de péage. La chaussée est prévue pour l’automne 2022 avec une mise en service en fin d’année. Les élus locaux espèrent une livraison un peu plus rapide.


79 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

SARL LOT-ET-GARONNE PRESSE – Capital : 20900 € - Siège Social : 22, rue Lamouroux, 47000 Agen - RCS Agen 452 879 539

n°de siret : 45287953900057 – Code APE : 6391Z - n° de TVA Intracommunautaire : FR 784 528 795 39 – Tél : 05 53 87 46 75

  • Facebook Social Icône
  • Instagram
  • Youtube