Petites villes de demain : le Fumélois aussi veut passer à l’action

Les communes de Fumel et Monsempron-Libos ont signé une convention avec l’Etat dans le cadre du dispositif Petites villes de demain.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Au-delà de Fumel et Monsempron-Libos, la signature de cette convention avec l’Etat vient répondre à une stratégie commune impliquant les 27 membres de Fumel-Vallée du Lot


Relance. Ce mot est actuellement sur les lèvres de tous les responsables politiques, quel que soit l’échelon. Dans les territoires plus ruraux, on espère aussi surfer sur la vague. Ce lundi 12 avril, l’Etat a ainsi signé une convention avec deux communes du bassin fumélois – Monsempron-Libos et Fumel – dans le cadre du dispositif Petites villes de demain (PVD). Cet outil vient apporter des moyens et coordonner les subventions pour concrétiser des projets sur le mandat 2020-2026.

« Notre regard est porté sur l’avenir avec la ferme intention de revitaliser nos centres-bourgs et donc, de fait, irriguer l’ensemble de l’intercommunalité. Il ne s’agit pas seulement des deux villes signataires, cela ne servirait à rien. Nous avons au contraire une vision d’ensemble », explique Jean-Jacques Brouillet, maire de Monsempron-Libos.

Vous l’aurez compris, l’objectif est d’adopter une stratégie commune impliquant les 27 membres de Fumel-Vallée du Lot, à travers « un projet global de territoire ». Le dispositif PVD couvre un champ d’intervention très large : commerce, habitat, espaces publics, mobilités, services au public, numérique, patrimoine, culture, développement économique et social, démographie… « Cela peut paraître un peu fourre-tout mais toutes ces thématiques sont liées et transversales. Il est essentiel de prendre en compte toutes ces dimensions », explique Marine Bédril. Cette dernière a justement été recrutée comme cheffe de projet pour chapeauter l’ensemble des dossiers. Et c’est là le premier apport de PVD : un appui en ingénierie financé à 75% par l’Etat. Mais la dynamique jeune femme n’est pas parachutée de nulle part. En tant que responsable du développement économique au sein de FVL depuis plusieurs années, elle connaît parfaitement le terrain, ses acteurs et les rouages de ses institutions. Son rôle, dans un premier temps, sera de dresser une feuille de route claire et de définir les chantiers les plus urgents au regard des problématiques locales. « Certains sont déjà dans les cartons, d’autres seront prochainement mis à l’étude. »


« Ne pas avoir peur d’être moderne »

Les pistes les plus avancées à ce jour témoignent déjà d’un souci d’aller de l’avant. On peut citer le recrutement d’un manager de commerce, la poursuite du partenariat avec la plateforme Ma Ville Mon Shopping pour créer une « marketplace » locale, dynamique et surtout pérenne. Le développement de la halle du marché à Libos associant des petits producteurs et la solution « Ma boutique à l’essai » déjà expérimentée l’an passé rentrent également dans ce cadre. La création d’une troisième salle au cinéma le Liberty est à l’étude. Côté urbanisme, les élus comptent « aérer les centres-bourgs en détruisant des bâtiments qui n’ont plus lieu d’être » pour les remplacer par des espaces verts, des lieux de rencontres et d’échanges. Il sera également question de transports et de mobilités douces, avec entre autres la poursuite du combat pour sauver la ligne SNCF.

« On ne s’interdit rien. Il faut être en phase avec le monde de demain et donc ne pas avoir peur d’être moderne, voire avant-gardiste. Il faut repenser la manière de vivre en ville, pour que les centralités ne soient plus un lieu que l’on souhaite fuir », résume Jean-Jacques Brouillet.



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