Passage d’Agen : Le parc paysager officiellement ouvert au public

S’il reste encore quelques détails à fignoler, la mairie a décidé d’ouvrir dès maintenant le parc paysager des maisons éclusières, qui était déjà quelque peu investi par les habitants.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Le maire Francis Garcia (premier plan à droite), accompagné de son adjoint Jean-Jacques Mirande et l’équipe espaces verts de la commune, ont présenté le tout nouveau parc paysager des maisons éclusières.


Tout n’est pas encore terminé, mais le lieu a déjà trouvé son public. Le parc paysager des maisons éclusières, situé le long de la Garonne au Passage, est un gros projet pour la municipalité, entamé en octobre dernier. S’il devait être finalisé pour juillet, quelques détails restent à peaufiner en raison d’un retard lié à la crise sanitaire, entre confinements et problèmes de livraison de fournitures qui ont mis à l’arrêt le chantier un temps. Mais le maire et son équipe ont décidé de le déclarer officiellement ouvert au public pour que les visiteurs puissent en profiter cet été. « Même si les travaux vont continuer un temps, le parc existe visuellement, et sous la pression des habitants qui ont d’ores et déjà investi les lieux à l’arrivée des beaux jours, nous avons décidé de le rendre accessible en sécurisant les endroits non terminés », explique le maire Francis Garcia. D’autant que tous les vendredis jusqu’à la fin août, des concerts sont accueillis sous la halle installée sur ce site. La création de ce parc résulte d’une volonté directe de la municipalité, pour proposer davantage de chemins de balade aux habitants. Mais il intègre aussi des ouvrages techniques et paysagers, qui ont nécessité la mobilisation de l’équipe espaces verts. « Le projet d’aménagement, dont l’emprise foncière fait plus de 2 hectares, a été pensé pour permettre une gestion raisonnée du site, afin de favoriser la préservation et le développement de la biodiversité », précise Valérie de Barros, directrice du Pôle Aménagement, environnement et cadre de vie. Au milieu des chemins, des gazons fleuris ont pris place, en plus du mobilier urbain pour se prélasser et des bassins humides afin de capter les eaux pluviales et éviter les phénomènes d’inondation. « Nous avons reçu beaucoup de questions à ce sujet, il ne s’agit pas d’une source de prolifération des moustiques ! », précise l’adjoint Jean-Jacques Mirande.

Faire le lien avec les infrastructures voisines

Ici, la nature reprend ses droits avec, depuis janvier, 60 arbres, 3 000 vivaces, 500 arbustes et 20 000 bulbes plantés sur l’espace. Et 20 000 bulbes supplémentaires seront ajoutés cet automne. Il est aussi possible d’apercevoir des compagnons à quatre pattes brouter la bonne herbe verte du parc... « La Commune a noué un partenariat avec un éleveur local qui lui met à disposition une partie de son troupeau de moutons pour le faire pâturer sur la partie prairie du site, ainsi que sur le talus de la digue. Le recours à l’éco-pâturage présente l’avantage de limiter au strict minimum l’utilisation des tondeuses. Ces moutons ‘Cameroun’ sont très rustiques, pas besoin de les tondre, ils perdent naturellement leur laine », souligne Valérie De Barros. Au sein des deux maisons éclusières, derniers vestiges du Canalet avec le seuil de Beauregard, il est prévu d’installer un musée de la Garonne. Au-delà des aspects paysager et culturel, l’ensemble du parc présente l’avantage de faire le lien entre le canal latéral à la Garonne, le Pont Canal, la passerelle et le pont de Pierre. « A ce titre, l’Agglomération d’Agen a prévu de terminer la piste cyclable existante pour relier le site avec la voie verte du Canal. » Et la boucle sera bouclée...


Des moutons sont installés en éco-pâturage sur la prairie, en collaboration avec un éleveur local. Des ‘gazons fleuris’ et du mobilier urbain ont investi les lieux pour accueillir les visiteurs dans un cadre nature.

4 vues0 commentaire