O-Leaks traque les fuites d’eau

La jeune entreprise pujolaise créée par Nathalie Sablier s’est spécialisée dans la recherche des fuites d’eau et s’est dotée d’un matériel de pointe.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

La gérante Nathalie Sablier et le technicien Simon forment un binôme parfaitement complémentaire et très équipé pour déceler les fuites dans une maison ou une piscine.



En partant du principe que les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petites gouttes perdues font les grandes factures (et de sacrés dégâts). Dans nos maisons, l’eau circule bien à l’abri des regards dans ses canalisations, elles-mêmes soigneusement dissimulées. Quand ces dernières sont défectueuses, les conséquences sont visibles à retardement, et pas toujours à l’endroit exact où se situe le problème. Heureusement, le Lot-et-Garonne dispose désormais d’un expert en la matière. O-Leaks, jeune entreprise pujolaise créée en mars dernier, vient jouer à la police scientifique chez vous pour traquer la moindre fuite avec la plus grande précision.

Ce projet est celui de Nathalie Sablier. Après une vingtaine d’années passées dans la grande distribution, en tant que manager de rayon, elle a décidé de bousculer sa carrière professionnelle avec une aventure qui n’était pas sans risques. « Cela faisait un moment que j’avais envie de devenir mon propre patron et de créer de l’emploi », raconte-t-elle. Ses réseaux de proches lui ont permis d’affiner son idée. D’un côté, des victimes d’aquarragies qui lui ont montré le potentiel de ce marché. De l’autre, des entrepreneurs ayant déjà défriché le sujet. « Nous avons des amis qui ont monté des boîtes similaires à Bordeaux et Périgueux. Eux aussi avaient remarqué que les plombiers, en plus d’être débordés de boulot, n’étaient pas forcément bien équipés. »

En effet, la recherche de fuite est un travail de fourmi qui nécessite du matériel à la pointe de l’innovation. « Selon les situations, on est amenés à utiliser des technologies électro-acoustiques, à infrarouge, du gaz, des colorants, des caméras et des hydromètres très spécifiques ou encore des outils comme le LeakTrac qui envoie du courant électrique dans l’eau... », énumère Nathalie qui n’a pas hésité à investir lourdement et à se former avec son technicien, Simon.

Technologies non-destructives

Outre la précision et l’adaptation à tous les cas de figures, l’intérêt d’un tel arsenal est sa dimension « non-destructive ». Pas besoin de creuser une tranchée tout entière dans la maison ou sur sa terrasse pour savoir où le bât blesse. Le docteur O-Leaks se charge de fournir le bon diagnostic pour que les artisans puissent ensuite appliquer un traitement très localisé, ce qui limite considérablement le tarif des réparations. « On prend le temps de bien faire les choses. Généralement, il faut compter deux à trois heures d’intervention, d’autant plus qu’on découvre souvent plusieurs soucis. Un gros dégâts des eaux, tout le monde le voit. Notre cœur de métier, ce sont au contraire les petites fuites imperceptibles mais dont les conséquences peuvent devenir très problématiques », explique la gérante. Par exemple, un liner à peine percé ne va pas instantanément vider un bassin de plusieurs dizaines de mètres cubes. Mais les litres échappés semaine après semaine peuvent vite coûter cher. « On estime que, chaque année, 25% des piscines ont des problèmes », souligne Nathalie. Les opérations préventives peuvent également s’avérer pertinentes, comme au moment d’acheter une maison ancienne pour vérifier l’état des conduites d’eau. Le traçage complet des réseaux est aussi très régulièrement demandé. En l’espace de quelques mois, O-Leaks a déjà fait valoir son professionnalisme. « Les plombiers, les piscinistes, les agences immobilières ou encore les assurances s’appuient sur notre travail et nous recommandent de plus en plus. C’est une belle reconnaissance pour nous ! »



Renseignements //

www.oleaks.fr - 06 98 04 41 78

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