Les webradios ont le vent en poupe

Good morning Villeneuve ! Ces derniers temps, la radio connaît un bel essor autour de la sous-préfecture lot-et-garonnaise. Aux côtés de l’emblématique Radio 4, qui émet un peu loin, du côté de Villeréal, de jeunes pousses font leur apparition. XXIème siècle oblige, le signal se capte désormais sur le net mais la proposition reste la même avec de la musique et des émissions à réécouter quand on veut.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf


Radio Transac //

Samuel Hernandez a de grandes ambitions pour Radio Transac qui multiplie les initiatives.


A la base, il était question d’actualité immobilière. C’est d’ailleurs de là que Radio Transac tire son nom (transac pour transaction). Et puis l’horizon s’est très vite élargi pour toucher à de très nombreux sujets. Non contente d’enrichir ses programmes, la petite station développe désormais de nouvelles activités avec un rayonnement national. Un parcours atypique mais plein de ressources, à l’image de son directeur d’antenne et président, Samuel Hernandez.

Le jeune homme de 33 ans est tombé dans la marmite associative, culturelle et radiophonique dès son adolescence. « Avec le premier confinement, faute de revenus et de perspectives dans ce milieu, je me suis orienté vers une filière en pleine croissance : l’immobilier. J’y ai rencontré des gens motivés par ce projet de webradio. Je suis donc très vite revenu à mes premières amours », glisse Samuel, un brin amusé. Le 13 novembre dernier, il transpose sur ce nouveau support une émission qu’il avait déjà eu l’occasion d’animer sur d’autres antennes. Les 35 000 écoutes cumulées de son podcast donnent des ailes au reste de la grille. « On essaie de proposer des contenus thématisés qui peuvent parler à tout le monde », résume le trentenaire. La ligne éditoriale très large et la diversité des intervenants (certains vivent à Paris, sur la Côte d’Azur, à Los Angeles ou Montréal) permettent de mélanger l’actu internationale et universelle avec des sujets ultra-locaux. « On est encore à nos débuts, on affine notre formule petit à petit. Et l’été nous sert justement de laboratoire d’expérimentation pour amener des nouveautés en vue de la deuxième saison. »

Une chose est cependant déjà sûre, Radio Transac possède une appétence toute particulière pour parler des arts. Ses bénévoles sont notamment à l’origine de « Culture en danger », une émission destinée à soutenir les lieux culturels mis en difficulté par la crise sanitaire. Avec une tournée de quatre dates dans la capitale, plusieurs grandes villes ainsi que Villeneuve le 12 juin dernier, l’initiative a pris de l’ampleur et s’est trouvée un joli parrain en la personne de Michael Jones, célèbre musicien franco-gallois.

De quoi voir encore plus grand. La petite webradio est devenue un groupe (RTMG) et propose désormais deux activités supplémentaires. On retrouve d’une part un label de production musicale, baptisé RTMG Records. D’autre part, un département spectacles avec l’organisation de tournées d’artistes, RTMG Event. Michael Jones a confié certaines de ses dates et a rapidement été rejoint par l’Agenaise Stellia Koumba. Un beau projet qui ne sera pas le dernier.

« On vise l’organisation d’un festival de musiques actuelles à Villeneuve en août 2022, qui n’aura rien à envier à Garorock ni au Pruneau Show », assume Samuel, très enthousiasmé par cette aventure !


Renseignements //

www.radio-transac.fr




Radio Bastides //

La bande de Radio Bastides est composée d’une trentaine de bénévoles.


Ils sont bénévoles, retraités pour quelques uns, et pourtant, ils sont réglés comme du papier à musique. A 9h30 presque chaque matin, la petite bande de Radio Bastides se réunit pour préparer les enregistrements. Chaque semaine, ils pondent une bonne quinzaine d’émissions pour leurs 17 à 19 000 auditeurs. Une « belle aventure humaine » qui est née il y a tout juste un an à l’initiative de quelques anciens de Radio 4 dont l’ex-président Patrick Figeac.

« Média s’oppose à immédiat, explique-t-il. Notre projet repose sur cette volonté de prendre le temps de rencontrer des gens, échanger, retisser du lien social. On n’est pas sur le temps court, ni sur la réaction. On se pose et on discute. » Naviguant entre une approche globale et un point de vue local, Radio Bastides ne s’interdit aucun sujet si ce n’est l’actualité, traitée uniquement sous la forme d’une revue de presse avec les anciens journalistes Jean-Louis Amella et Michel Laffargue. « L’offre est très large. Nous avons des billets d’humeur, des chroniques, des reportages, de la musique. Il est aussi question d’histoire, de science et de bien d’autres choses. En fait, le contenu correspond aux passions de nos membres et de nos invités », décrit Patrick. L’antenne se veut également participative avec « un micro ouvert à ceux qui ont besoin de se faire entendre ».

Mais ce n’est pas tout... L’association Médias citoyens en Villeneuvois va encore plus loin que la création des podcasts de Radio Bastides. L’un des volets les plus importants concerne l’éducation aux médias et à l’information. Ainsi, les bénévoles interviennent dans différents établissements scolaires pour répondre à des projets pédagogiques initiés par les enseignants. De la classe de CP à l’école Clément-Marot jusqu’aux lycéens de Leygues-Couffignal ou encore les jeunes de la MFR de Pujols, on se forme à tous les âges. « On s’ouvre même aux maisons de retraite. » L’équipe mène, en parallèle, une action au sein du centre de détention d’Eysses dans le cadre de la lutte contre la radicalisation en parlant laïcité.

D’autre part, l’asso se mobilise pour soutenir la création artistique et culturelle, très durement touchée depuis près d’un an et demi, en proposant des formats originaux.

Avec le soutien de la Ligue de l’enseignement 47, de la municipalité villeneuvoise et du Département, Médias citoyens en Villeneuvois parvient à proposer une offre de qualité. Et le public, de plus en plus nombreux, ne s’y trompe pas.


Renseignements //

https://radiobastides.fr/

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