Les services aux familles repensés en fonction du terrain

Le CD47 et ses nombreux partenaires ont signé le nouveau schéma départemental des services aux familles.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Ce schéma implique de nombreuses collectivités pour mailler finement le territoire.


"En France, l’administration est très complexe. Même si c’est le fruit d’une très grande protection sociale, c’est à nous qu’il incombe de la simplifier pour que les usagers puissent faire valoir leurs droits. » Par ces mots, Virginie Monti, directrice de la Caf de Lot-et-Garonne, illustre bien le défi que représente l’élaboration d’un schéma départemental de service aux familles dont la mouture 2021-2025 vient d’entrer en phase active. Vu d’un œil extérieur, il s’agit encore une fois d’une véritable usine à gaz. Mais ses signataires l’assurent, sa mise en application n’en sera que plus fluide.


Les moments de la vraie vie

« Nous sommes riches du premier schéma 2016-2020. Nous avons fait son évaluation pour innover encore à nouveau. L’objectif est de rendre efficient ce qui existe déjà, mailler plus finement le territoire et améliorer partout où il pourrait y avoir des manques », expliquent Sophie Borderie et Christine Gonzato-Roques, respectivement présidente et vice-présidente du Conseil départemental.

L’expérience du précédent quinquennat a permis d’accumuler des remontées de terrain pour ainsi répondre aux besoins des familles.

Ce sont les « moments de la vraie vie » qui ont guidé la construction du document, aussi bien le parcours normal que les événements accentuant les vulnérabilités. Grossesse, accueil des enfants, mode de garde en horaires atypiques, éducation, accompagnement à la parentalité, problèmes de comportement, handicap, séparation des parents, précarité ou insertion professionnelle... Les élus et dirigeants institutionnels veulent être en mesure d’apporter des solutions à toutes les situations « qu’on est tous un jour amenés à rencontrer ».

Pour ce faire, le schéma prévoit une feuille de route opérationnelle avec des actions concrètes pour chaque cas de figure. L’autre volet essentiel concerne la coopération territoriale. Les douze intercommunalités du Lot-et-Garonne sont parties prenantes aux côtés du Département (en plus de l’Etat, la Caf, l’Udaf, Pôle Emploi, l’ARS et la MSA). « L’équité territoriale est fondamentale : on doit pouvoir disposer partout, quel que soit son profil, d’une information de qualité. C’est tout le sens d’avoir une culture et un cadre communs ainsi qu’un partenariat renforcé entre tous les acteurs publics », souligne Christine Gonzato-Roques. Cette organisation en réseau s’affine d’année en année pour gagner en efficacité.

« C’est un schéma de services aux familles. Le mot service est noble, et il s’inscrit dans l’ADN de notre Département », insiste Sophie Borderie.

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