Les nouveaux vaccins arrivent

Après avoir fonctionné pendant un mois avec le seul vaccin Pfizer-BioNTech, le Lot-et-Garonne voit arriver les produits d’autres fournisseurs. Une bonne nouvelle qui implique quelques changements logistiques.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Un mois après le début de la campagne vaccinale, démarrée en Lot-et-Garonne le 7 janvier dernier, les choses commencent à évoluer. Si la deuxième quinzaine de février s’annonce comme celle des secondes doses, elle sera aussi celle de l’arrivée des nouveaux vaccins. Jusqu’à présent, comme partout en France, le département devait se contenter du produit fabriqué par le laboratoire Pfizer-BioNTech. Désormais, il pourra aussi compter sur ceux d’AstraZeneca et de Moderna.

Pour ce dernier, un approvisionnement est prévu cette semaine avec 2000 doses. Son stockage à -20°C avec 30 jours pour l’administrer offre une logistique plus souple que le vaccin Pfizer mais cela reste tout de même contraignant. Son utilisation sera réservée aux centres de vaccination ainsi qu’aux opérations spécifiques « d’aller vers ».

L’arrivée de Moderna suscite aujourd’hui un léger dilemme : faut-il un centre dédié pour chaque vaccin ou simplement créer deux lignes distinctes dans un même centre ? Cette question sera tranchée dans les jours à venir.


AstraZeneca

chez les médecins libéraux

Quant à AstraZeneca, une première livraison de 1200 doses a déjà eu lieu ce week-end, samedi 6 février pour être précis, au centre hospitalier d’Agen-Nérac. « Avec ce vaccin, les cibles prioritaires sont les professionnels de santé élargis aux pharmaciens et aux sage-femmes ainsi que les personnes de 50 à 65 ans présentant des co-morbidités », précise Joris Jonon, le directeur départemental de l’ARS. Le produit AstraZeneca étant le moins délicat à conserver et manipuler, il pourra être inoculé par les praticiens libéraux de la médecine de ville. « L’ensemble des pharmacies du territoire, environ 120 points, vont recevoir un approvisionnement de la part des grossistes-répartisseurs (ndlr, en parallèle du stock centralisé au CHAN) et pourront ensuite fournir les cabinets médicaux. Les médecins nous ont déjà assuré de leur engagement, tout dépendra donc des livraisons », indique Joris Jonon. Cette nouvelle séquence devrait démarrer d’ici la fin du mois. En revanche, il n’est pas encore prévu que les pharmaciens puissent vacciner directement dans les officines. « Il faudra attendre un peu car un nouveau protocole doit être mis en place et validé, notamment avec une consultation pré-vaccinale », prévient le directeur de l’ARS.


Pas de choix

à la carte

L’organisation d’opérations dites « aller vers », pour toucher les personnes âgées et isolées qui auraient du mal à se rendre dans les centres hospitaliers, est aussi en train de se peaufiner. La transformation du bus de l’UNA par le Conseil départemental sera l’une des solutions déployées mais pas la seule. L’ARS compte en effet s’appuyer sur le réseaux des maisons de santé pour vacciner avec des équipes mobiles. L’arrivée de ces nouveaux produits, auxquels s’ajoutera au cours du premier semestre le vaccin Johnson & Johnson, lance une nouvelle étape. « Il faut ainsi revoir les logiques de répartition et les modes de fonctionnement des centres », révèle Joris Jonon. Mais tout cela n’implique que les acteurs de la campagne vaccinale et pas la population. En effet : « Il n’y aura pas de choix à la carte pour les vaccins. Seules les contrindications sanitaires pourront écarter certaines solutions, comme par exemple AstraZeneca qui ne sera pas délivré aux personnes les plus âgées. »


La vaccination en chiffres //

Du 7 janvier au 7 février :

12 501 vaccinations réparties ainsi :

- 2662 pour les résidents d’Ehpad

- 4164 pour les professionnels de santé et assimilés

- 5675 pour les plus de 75 ans

90% des doses reçues ont été consommées, matérialisant le double principe voulu par l’ARS : ne pas créer de sur-stock mais conserver un léger stock roulant pour garantir la continuité de la campagne vaccinale.

La seconde quinzaine de février priorisera les secondes doses. Les primo-injections seront limitées à 450 par semaine pour l’ensemble des centres cumulés. A noter qu’il n’y aura pas de mélange entre les vaccins : une personne ayant reçu une première dose Pfizer restera sur Pfizer pour la deuxième.


La situation épidémiologique

en Lot-et-Garonne //

Les indicateurs épidémiologiques dans le département sur la semaine écoulée sont les suivants :

Taux d’incidence : 147,1 pour 100 000 habitants en population générale

(88 pour les 65 ans et plus)

Taux de positivité : 5,4% en population générale (3,6% pour les 65 ans et plus)

Taux de passage aux urgences : 1,9% de la part totale d’activité

50 personnes hospitalisées dont 3 en réanimation

21 situations de cas groupés dont 4 en Ehpad

210 personnes décédées depuis le début de la crise

Si le Lot-et-Garonne ne fait pas (ou plus) partie des départements les plus durement touchés, le taux d’incidence toujours élevé et en légère hausse par rapport à la semaine précédente invite toujours à la plus grande prudence, comme le rappelle Joris Jonon, directeur départemental de l’ARS. En revanche, la situation semble s’améliorer avec des indicateurs en baisse régulière chez les personnes âgées, l’effet vaccination probablement. Les cas en réanimation diminuent eux aussi.

Selon Joris Jonon, « le Lot-et-Garonne ne fait pas exception au territoire national vis-à-vis des variants ». S’il n’y a pas d’éléments statistiques locaux pour étayer le propos, la présence du variant dit « anglais » ne fait visiblement plus de doute.


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