Le Smavlot veut se faire (mieux) connaître

Jacques Borderie a pris la présidence du Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée du Lot à la fin de l’été, organisation dont les nombreuses missions demeurent méconnues.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Dans ces mêmes colonnes la semaine passée (édition du 4 novembre), nous vous présentions le CRTE Lot et Bastides, réunissant 4 intercommunalités autour de grands sujets sociétaux. Prenez les mêmes acteurs, ajoutez-y le Confluent et les coteaux de Prayssas et vous obtenez le Smavlot. A la différence du CRTE, le Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée du Lot n’est pas nouveau. Il a été créé en 1997 à l’initiative de Jean François-Poncet. Il s’agit là d’un acteur de l’ombre qui transcende les sensibilités politiques dans le but d’accompagner des projets. Son nouveau président Jacques Borderie, seul candidat à la succession d’un Bernard Barral non réélu au Conseil départemental, souhaite le mettre un peu plus en lumière. « C’est une structure incontournable sur tout le bassin versant du Lot aval, de Fumel jusqu’à Aiguillon où la rivière se jette dans la Garonne », affirme Jacques Borderie.

De manière assez logique, le Smavlot gère tout ce qui a trait aux cours d’eau sur ce territoire. Par un transfert de compétences, il s’occupe au nom des EPCI de la politique Gemapi, c’est-à-dire la Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (entretien et mesures, restauration des berges, préservation des écosystèmes, études de risques, gestion des digues et ouvrages de protection…). Les cotisations de chaque collectivité sont mutualisées afin de mener des actions coordonnées. « Sur cette thématique du grand cycle de l’eau, le premier gros chantier de la nouvelle mandature sera le contrat de progrès. Il a été à l’étude pendant les douze derniers mois et entre dans sa phase de conclusion. Il devrait être signé à la fin de l’année. Il y aura aussi la remise en état des parties effondrées suite aux crues et inondations de 2021 ainsi que la mise en place d’un réseau d’alerte efficient et centralisé en vue des futurs épisodes », détaille Jacques Borderie.


Un rôle dans le développement économique

Ce qui surprend en revanche un peu plus, c’est le rôle du Smavlot en matière de développement économique. Le syndicat participe à la redynamisation des centres, soutient l’artisanat, les commerces et les services de proximité (maisons de santé par exemple) ainsi que le déploiement de projets touchant au tourisme, aux mobilités, à l’environnement. Comment ? Toujours en mutualisant les ressources et en faisant l’interface avec les gros financeurs que sont la Région, l’Etat et l’Europe, souvent à travers des appels à projet/candidature. Certains de ces dossiers auront toujours un lien avec la rivière, à l’instar des voies vertes ou de la remise en navigabilité via les travaux sur les écluses. « La prochaine étape, c’est la continuité avec le département du Lot », indique Jacque Borderie, qui veut profiter de cet atout jugé « mal exploité ». Mais les champs d’intervention vont bien au-delà.

Pour œuvrer sur tous ces fronts, le Smavlot peut s’appuyer sur une équipe d’une dizaine de salariés (avec le recrutement d’un technicien supplémentaire en cours) intégrés dans un organigramme complètement revu par le nouveau bureau, avec des élus référents pour chaque activité.


Le Smavlot en chiffres //

Un territoire de

120 000 habitants composé de

5 EPCI

regroupant 133 communes.

500

projets publics, associatifs ou privés ont été accompagnés.


En moyenne,

5,5 M€/an

de subventions (Etat, Région, Europe) et d’investissements

sur le territoire.

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