« Le problème n’est pas physique ! »


Quidam Hebdo : Régis Sonnes, comment avez-vous digéré cette nouvelle désillusion à Bayonne ?

R.S. : On n’a pas le choix, il faut garder de l’allant et rester optimiste. On sait que notre mission est sur du long terme et que pour le moment notre quotidien est mis à mal par la mauvaise gestion passée. On est lucide, tous, du président aux membres du staff. On sait qu’il faut en passer par là et qu’on construit déjà un avenir qui s’annonce palpitant à vivre.


Quidam Hebdo : Comment expliquer que cette équipe soit au niveau de ses adversaires pendant pratiquement une heure et qu’elle se désagrège ainsi après l’heure de jeu ?

R.S. : Avec le staff on essaye de se remettre toujours, toujours en question. On a eu dix jours pour tout reprendre à zéro. Comme je l’entends trop souvent, l’explication n’est pas physique, bien au contraire. Ca serait tellement simple si ce n’était que physique ! Par rapport à la fin d’année 2020, les datas montrent que les joueurs ont vraiment gagné en terme d’intensité et de capacité à élever le rythme. Non, le problème est plus profond. On fait des erreurs de cadets, on donne des points si facilement... et surtout, on lâche dès que l’équipe adverse creuse un petit écart alors que le match est avancé...


Quidam Hebdo : Le fait de craquer ainsi c’est donc psychologique ?

R.S. : Attention, il ne faut pas se tromper, les mecs sont écœurés de la situation. Croyez-moi, beaucoup vivent très mal la situation et il y a même un sentiment de honte. Quand ils rentrent sur le terrain ils ne se battent que pour la victoire. Pas pour un point de bonus défensif comme les autres équipes qui ont encore des choses à jouer. Je pense qu’inconsciemment, dès qu’ils voient la victoire s’éloigner, la déception est tellement forte qu’ils lâchent complètement. Ce n’est pas une excuse, bien sûr. Le vrai problème c’est pourquoi, individuellement, tour à tour, on commet des erreurs si grossières... Ces sauts de concentration on doit absolument réussir à les éradiquer.


Iban Etcheverry visé, Kolinio Ramoka

devrait signer dans la semaine...

Le SUA LG poursuit son marché estival en étant très actif sur le marché des transferts, à l’affût de joueurs en devenir. Premier élément qui devrait s’engager dans les prochaines heures, Kolinio Ramoka, le centre de Cognac qui évolue en Fédérale 1 et que connaît bien l’entraîneur agenais Sylvain Mirande qui le suit depuis un long moment. Avant le Covid, ce joli bébé d’1,83 m pour 102 kilos avait ainsi inscrit 13 essais en 25 matches...

A ses côtés, le Sporting est à l’affût du très prometteur ailier basque Iban Etchverry, véritable pile électrique qui évolue à l’heure actuelle à Soyaux Angoulême, actuellement en grande difficulté en Pro D2. Vainqueur de la Coupe du monde avec les moins de 20 en 2018, il a joué quelques matches avec l’UBB en 2017 avant d’être prêté à Colomiers. En cas de descente, le Sporting serait ravi de l’accueillir. Le demi de mêlée Graou qui s’était un temps éloigné du SUA devrait finalement venir.



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