Le marché bio fête ses 45 ans et l’espoir retrouvé

Pour son anniversaire la semaine passée, le rendez-vous hebdomadaire de la place d’Aquitaine n’a pas manqué de montrer son dynamisme en cette période troublée.

Par notre journaliste : Dimitri Laleuf

Elus et responsables du marché bio ont quand même tenu à fêter cet anniversaire symbolique malgré les règles sanitaires.


Trinquer en respectant les gestes barrières, on a connu plus convivial... Mais ce bal masqué malgré lui, organisé mercredi 27 mai sur la place d’Aquitaine, n’en demeurait pas moins un événement important dans la bastide. Le marché bio de Villeneuve-sur-Lot – le plus vieux de France, rappelons-le – fêtait ses 45 ans d’existence. Onze mois après le décès du co-fondateur Paul Simonet, son fils Daniel tenait à marquer le coup en dépit du contexte sanitaire. C’était aussi l’occasion pour lui de rendre hommage à tous les protagonistes de l’écologie et de l’agriculture biologique dans le département ». Ce photographe de profession lance ainsi un appel pour trouver 30 figures pionnières et acteurs contemporains de ce mouvement historique. « Mon but est de réaliser une galerie de portraits en vue de monter une exposition, probablement à l’automne, au moment du Salon Horizon Vert », précise Daniel Simonet, qui ne serait par ailleurs pas contre le fait de rebaptiser la petite halle en l’honneur de son père.


« On peut parler de boom »


Au-delà de cette célébration, le marché bio semble aussi retrouver tout son enthousiasme. Après sept semaines de confinement, il peut depuis le 13 mai respirer à nouveau l’air du plein-vent. Un véritable second souffle. « On peut clairement parler d’un boom. Les gens sont revenus plus nombreux qu’avant. Visiblement, cette ambiance de marché leur avait manqué », se réjouit Laurent Pouget, président de l’association qui regroupe la trentaine d’exposants de ce rendez-vous hebdomadaire. Tous ont connu des difficultés pendant cette période, et compenser les pertes fut un vrai défi. « Il a fallu se montrer très inventif pour trouver des débouchés et s’adapter aux différentes restrictions. L’enseignement que l’on tire de tout ça, c’est la nécessité d’apprendre à vivre au jour le jour devant les incertitudes de l’avenir et de fonctionner en réseau. Le groupe avance beaucoup plus soudé désormais et c’est une très bonne chose. C’est notamment ce qui nous a permis de développer le nouvel agencement du marché avec des stands plus accessibles. On commence aussi à accentuer notre communication vis-à-vis des clients grâce à internet. On développe également des idées de marché alternatif en cas de reconfinement », poursuit Laurent Pouget.

Si l’alimentaire est probablement le secteur le plus épargné par la crise, le marché bio villeneuvois entend bien surfer sur la dynamique du mieux-manger pour s’offrir un avenir encore plus radieux. « C’est une manifestation vivante, active, où il y a toujours du monde, souligne ce boulanger installé à Saint-Quentin du Dropt. On se bat pour ça depuis toujours. Maintenant, on espère qu’il y aura quand même des touristes cet été. La haute saison est toujours un moment important pour nous. Mais c’est encore un gros point d’interrogation. »


Renseignements //

Pour contacter Daniel Simonet par rapport à sa galerie de portraits :

ecobio1975@gmail.com


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