Le Lot-et-Garonne


C’est un pays de transition entre le Quercy et les Landes, vallonné, traversé par deux superbes fleuves, le Lot et la Garonne qui se rejoignent à Aiguillon. Essentiellement rural, le Lot et Garonne est une terre généreuse en productions agricoles, baigné de vergers et terres fertiles, vignes, champs et cultures. Pruneaux, tomates, vins de Buzet, Duras, melons, fraises, asperges... C’est le principal département agricole de la Région Aquitaine.

C’est une région de bien vivre et de bien manger, de mélanges de cultures et de convivialité, une région agricole attirant toujours de la main d’œuvre venue d’ailleurs. Aujourd’hui, les attraits touristiques du Lot et Garonne sont nombreux, pays de Bastides et Châteaux, de tourisme rural et fluvial (200km de voies navigables) de vergers et de multiples activités de plein air, c’est un lieu de tourisme à la fois culturel, de détente, sportif et gastronomique.


Climat


Le climat du Lot et Garonne est sous l’influence de l’Océan Atlantique à l’ouest, il est donc Océanique et doux, mais moins pluvieux et venteux que son voisin des Landes, chaud et souvent humide et orageux en été. L’amplitude thermique moyenne entre été et hiver est plus marquée que dans les Landes et un peu moins qu’en Périgord au Nord, c’est une région de transition climatique où l’on notera toutefois certains phénomènes météorologiques extrêmes, fortes gelées en hiver, et chaleurs parfois étouffantes en été.


Histoire du lot et garonne


Terre d’Histoire, d’Henri IV et de Jeanne D’Albret, situé entre Bordeaux et Toulouse, entre Guyenne et Languedoc, le Lot et Garonne a souvent été balloté entre plusieurs influences. L’Agenais a d’abord appartenu à l’Aquitaine dans les premiers siècles de notre ère, avant d’être soumis eaux guerres entre le Roi de France et celui d’Angleterre, passant souvent d’une influence à une autre, en amont ou en aval d’Agen.

Tantôt sous influence Toulousaine, Anglaise, Bordelaise, le Lot et Garonne tel qu’on le connait aujourd’hui a longtemps eu des frontières très indécises, juridictions se superposant, certaines regardant plus vers Toulouse d’autres vers Bordeaux, sans compter la puissante famille d’Albret qui exerçait son autorité dans la région de Nérac. Par ailleurs, le fleuve Garonne a longtemps été considéré come une frontière géographique incontournable entre le Nord et le Sud de la région.

Avec Louis XI, l’Agenais c’est définitivement tourné vers le Bordelais, son parlement et le gouvernement de Guyenne. Formées en 1790, Les limites du Lot et Garonne telles qu’on les connaît aujourd’hui datent de 1808, c’est à ce moment là que les limites avec le Tarn et Garonne nouvellement crée furent figées au Sud Est.

Cependant les choses ne furent pas simple, certaines régions se tournant plus naturellement vers la Dordogne au Nord , le Gers au sud ou les Landes au Sud Ouest. De même, le choix du chef lieu entre Agen et Aiguillon prêta à débat, Aiguillon arguant de sa position géographique privilégiée et naturelle au confluent du Lot et de la Garonne, ce fut cependant Agen sui fut désignée Chef Lieu en raison de son poids historique.


Gastronomie


La gastronomie du Lot et Garonne est, comme dans l’ensemble du Sud Ouest, très riche, le département regorge de productions de succulents fruits et légumes, et dispose d’une agriculture bio très développée. Ces produits se retrouvent bien entendu sur la table Lot et Garonnaise, où le pruneau permet aux grands chefs locaux des mélanges de saveurs inattendus. Faites par exemple une halte à Puymirol à l’Aubergade chez Michel Trama, 2 étoiles au guide Michelin.


Sports et loisirs


Une multitude d’activités vous seront proposées pour découvrir les richesses du Lot et Garonne, balades à vélo le long d’une des multiples pistes cyclables de la région, balades à pied sur un sentier pédestre, balades en bateau sur les 200km de voies navigables du département, rivières, fleuves ou canaux, activités nautiques en vallée du Lot, rugby…une multitude d’activités à découvrir dans notre chapitre «Sports et Loisirs».


Agen « Coeur de ville »

Au coeur du Sud-Ouest, Agen est idéalement situé entre Toulouse et Bordeaux. La ville s’est développée entre les rives de la Garonne et celles du Canal des Deux-Mers et s’est attachée à préserver un patrimoine architectural exceptionnel.

Riches de cet héritage, nous vous invitons à découvrir Agen tout en flânant sur le « Boul’piéton » gorgé de soleil ou en longeant les berges du Canal. Admirer les belles bâtisses haussmanniennes, succombez aux charmes de la rue Beauville qui vous guidera jusqu’à l’église des Jacobins. Arrêtez-vous un instant au Musée des Beaux Arts, l’un des plus beaux d’Aquitaine, avec ses toiles de Goya, Sisley, Tintoret… Profitez de la place des Laitiers pour vous détendre autour d’un rafraîchissement sous le soleil Agenais.

Dotée des équipements et des infrastructures d’une « vraie » ville, elle impose aussi sa différence de « ville moyenne », accessible, innovante, dynamique mais qui sait rester « à taille humaine ». A mi-chemin entre Atlantique et Méditerranée, Agen s’affirme comme la préfecture du département de Lot-et-Garonne dont elle est le cœur, la ville centre d’une agglomération comptant aujourd’hui plus de 90 000 habitants.


Le théâtre //

Napoléon 1er va ordonner la construction d’un vrai théâtre à Agen, lors de sa venue en 1808 : le théâtre Moncorny. C’est un particulier, Alphonse Pierre DUCOURNEAU, qui va permettre de réaliser le projet d’un nouveau théâtre en faisant don à la ville d’une somme considérable. En 1906, Armand FALLIERES, Président de la République, en visite dans son Lot-et-Garonne natal va demander de consacrer la moitié de cette somme à la construction d’un nouveau théâtre. Agen possède avec le théâtre Ducourneau un édifice tout à fait particulier. Outre sa façade en rotonde, très rare pour cette période, il est l’un des premiers bâtiments publics français entièrement réalisé en béton armé.


La Cathédrale Saint-Caprais //

Saint Caprais a été martyrisé peu après sainte Foy, en 303. Ils auraient été enterrés à l’emplacement de l’église du Martrou.

La tradition veut qu’une église en hommage à saint Caprais a été construite au début du ve siècle par l’évêque saint Dulcide qui y aurait transporté les reliques des martyrs. Une basilique dédiée à saint Caprais existait sûrement en 580 car elle est citée à cette date par Grégoire de Tours : Didier, ayant rassemblé son armée, entre dans Périgueux après avoir chassé le général Renaud ; et, ayant exigé des habitants le serment de fidélité, il s’avance vers Agen. À la nouvelle de la défaite de son mari, l’épouse de Renaud, ne doutant pas que la ville ne fît sa soumission au roi Chilpéric, se réfugia dans la basilique de saint Caprais, martyr.

La cathédrale Saint-Caprais a été édifiée au xiie siècle sur l’emplacement d’une basilique épiscopale construite au vie siècle, saccagée par les Normands en 853 puis restaurée. L’église Saint-Caprais est citée avec la cathédrale Saint-Étienne dans le testament de Raymond, seigneur de Toulouse, marquis de Gothie, comte de Rouergue, Gévaudan et Narbonne, décédé en 9613. Elle constituait initialement une collégiale.

Saccagée de nouveau en décembre 1561, lors des guerres de religion, la collégiale Saint-Caprais devint en 1791 un magasin à fourrage avant d’être rouverte en 1796 et de devenir la cathédrale officielle d’Agen, après la destruction de l’ancienne cathédrale Saint-Étienne à la Révolution. Elle fut élevée au rang de cathédrale en 1802.

À la demande de l’évêque d’Agen, Jean-Aimé de Levezou de Vezins, l’architecte Gustave Bourrières4 a reconstruit, de 1838 à 1847, la façade Sud, le clocher et les sols intérieurs.


Le Pont-canal d’Agen //

Il est bâti entièrement en pierres du Quercy, sous la direction de Jean-Baptiste de Baudre et de Jean Gratien de Job, ingénieurs des Ponts et Chaussées. Le 25 août 1839, le duc d’Orléans Ferdinand-Philippe pose la première pierre du pont. En 1841, la création de la ligne de chemin de fer entre Bordeaux et Toulouse interrompt les travaux sur le canal. Il est alors décidé de louer le pont aux agriculteurs qui éviteraient ainsi de faire le tour par le pont de pierre d’Agen. Cependant, le péage, excessivement cher, fait de cette mesure un relatif échec. Le 5 mai 1846 une loi décidant de la reprise des travaux est votée. Achevé en 1847, le pont-canal est mis en service en 1849. Il fut le plus long pont-canal de France jusqu’à l’ouverture du pont-canal de Briare, en 1896. Le pont-canal, avec ses deux bassins d’attente et leurs écluses, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêtés des 21 août 2003 et 12 juillet 2012.

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