Le festival Premières toiles pour éduquer le jeune public au cinéma

Plus d’une dizaines de films entourés d’animations au fil des jours, tel est le programme de la

cinquième édition du festival jeune (et grand!) public Premières toiles.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

"A son origine, Premières toiles a été pensé comme un festival spécialisé jeune public qui s’étale sur toutes les vacances. Il s’est très vite installé dans les calendriers des familles », explique Pascal Fillol, en charge du jeune public aux cinéma Les montreurs d’images. Contrairement aux festivals classiques, pensés comme des moments intenses sur de périodes courtes, l’évènement agenais fait durer le plaisir pour le plus grand bonheur des petits… et des grands. Les premiers curieux ont pu découvrir les premières projections dès le 23 octobre. Plus d’une dizaines de titres ont été sélectionnés pour l’occasion, pour l’ensemble des publics jeunesse, à partir de 2 ans. « L’idée est que tous les films, à un moment où à un autre, ouvrent à une activité. Débat, atelier, formation, exposition ou rencontre, l’objectif est de continuer à parler du cinéma sous divers aspects », souligne Alizé Gueudin, médiatrice cinéma à la ligue de l’enseignement du département. Si un invité principal était le fil rouge des premières éditions, cette année, une réorganisation s’est opérée, en raison du contexte incertain dans lequel a été organisé ce rendez-vous. Cette année, la mythologie sera l’une des thématiques vedettes avec le film d’animation Le peuple loup, réalisé par l’Irlandais Tomm Moore. Ce dernier interroge sur des questions écologiques à travers la culture celte et des personnages mythologiques. Véritable coup de coeur des Montreurs, il est visible une quinzaine de fois au total. « Sorti tout récemment sur l’ensemble du pays, nous avons eu l’opportunité de le diffuser en avant-première au public scolaire, qui s’est montré très réceptif et l’a validé ! »


« La traversée »,

travail d’une vie

Le thème très actuel de la migration est aussi au programme avec La traversée, réalisé par Florence Miailhe. Il lui aura fallu une dizaine d’années pour le réaliser, puisque les images sont en réalité des peintures animées, produites directement sous la caméra. Accessible à un public plus averti, à partir de 12 ans, ce film d’animation a tenu en haleine le public lycéen… Il sera projeté ce samedi 30, avant de se donner rendez-vous à 16h place de la préfecture pour le spectacle grand format avec d’immenses marionnettes « Mo et le ruban rouge », puis le 5 novembre en présence de la réalisatrice. « Une exposition des peintures originales ayant servi au film est aussi proposée au sein du cinéma durant toute la durée du festival », ajoute Pascal Fillol. Enfin, l’amour au cinéma sera à l’honneur avec une journée dédiée le 2 novembre. Elle commencera dès 11h avec une avant première, celle de « Jean-Michel le caribou et les histoires d’amour interdites » accessible à partir de 4 ans, le film d’animation japonais très prometteur Ride your Wave, suivi d’un ciné-conférence sur le sujet, animé par Alizé. « On y parlera de la représentation de l’amour au fil des époques et l’on découvrira notamment les plus beaux baisers de cinéma ! » D’autres animations en tout genre viennent s’ajouter comme l’installation d’un cabinet de curiosités ou encore un quizz… Pour Pierre Dupont, directeur adjoint du cinéma d’art et d’essai.« Le jeune public représente le spectateur de demain. Nous y accordons une importance particulière toute l’année dans notre travail avec les scolaires, qui représentent pas moins de 11 000 entrées dans notre établissement ».


Renseignements //

Festival Premières toiles, jusqu’au 6 novembre

aux Montreurs d’Images,

programme sur

www.lesmontreursdimages.com

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