Le Campus Numérique se lance dans le coworking

Pour ajouter une nouvelle corde à son arc, le Campus Numérique a inauguré il y a peu son espace de coworking, qui accueille des professionnels de multiples secteurs et propose de l’accompagnement numérique.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Rémi anime les ateliers numériques au sein de l’espace de coworking du Campus Numérique


Dans un contexte sanitaire qui a favorisé le développement du télétravail, les espaces de coworking viennent apporter une solution à tous ceux qui souhaitent distinguer leur lieu de travail de leur domicile. Mais c’est aussi une manière de conserver du lien social, en luttant contre l’isolement et un sentiment de solitude qui peut s’installer rapidement. A Agen, on connaît déjà La Fontaine, créé en 2014 et actuellement installé rue Duranton. L’espace va d’ailleurs prochainement déménager boulevard Carnot pour voir plus grand, en réponse à une communauté qui s’étoffe au fil des années. Depuis quelques semaines, le Campus Numérique a aussi son espace de coworking, prêt à accueillir des professionnels de tous secteurs. « Ce n’est pas parce que nous sommes sur le site d’une école formant aux métiers du numérique que nous n’accueillons que des personnes de ce milieu, l’idée est au contraire de mélanger les secteurs et d’accueillir toute personne qui a besoin d’un espace de travail », explique Damien Bizot, directeur du Campus Numérique 47. Une heure, une journée ou bien un an, des tarifs à la carte sont proposés pour coller aux plus larges besoins possibles, allant de 10 à 250 euros par mois selon les formules. On retrouve dans les locaux de l’ancienne Ecole Normale une grande salle collective et un salon pour le côté détente, qui sonnent pour l’instant un peu creux en raison du confinement. Un peu plus loin, un espace privatif est dédié à accueillir cinq à six personnes. Deux professionnels y ont déjà posé leurs valises à temps plein. Le premier, Julien, est commercial pour le compte d’Harmonie Mutuelle, qui ne possède pas de locaux dans la préfecture de Lot-et-Garonne. Sébastien est pour sa part graphiste d’animation à son compte. Pour lui, l’espace de coworking était essentiel pour garder du lien social. « Nous cherchons à créer un véritable tiers-lieu en proposant diverses activités, et toutes les idées des adhérents sont bonnes à prendre pour faire vivre le lieu au-delà de l’aspect professionnel. Récemment, nous avons lancé un jardin partagé. »


Un accompagnement numérique personnalisé pour compléter l’offre

Pour compléter l’offre, des ateliers numériques sont régulièrement organisés en petits groupes. Ils permettent de proposer un accompagnement aux personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi, avec par exemple des ateliers CV ou comment faire ses déclarations en ligne sur Pôle Emploi. « Nous sommes également labellisés ‘Aptic’, un dispositif national conçu pour lutter contre l’exclusion numérique qui permet à des personnes isolées de recevoir des chèques pour suivre des ateliers », ajoute le directeur du CN 47. En plus, il est possible de bénéficier d’un suivi individuel selon les besoins et envies de chacun. Le tout est animé par Rémi, un jeune de 24 ans en service civique au sein de la structure, familier du lieu puisqu’il a suivi une formation d’assistant numérique dispensée par le groupe AEN. « A terme, l’objectif est de créer un poste pérenne pour animer quotidiennement l’espace de coworking. Cette nouvelle offre permet de mettre à profit ce bel espace du centre-ville, en venant par la même occasion compléter l’activité du Campus Numérique. »


Le Campus Numérique ouvre ses portes aux étudiants, qui pour beaucoup, suivent leurs cours à distance depuis plus d’un an. Ils ont la possibilité de venir s’installer à l’espace de coworking gratuitement à raison de trois demi-journées par semaine, pour changer de cadre, bénéficier d’un poste de travail avec une connexion performante. Le dispositif restera actif au besoin, tant que la situation n’évolue pas. Une manière aussi de favoriser les échanges avec d’autres étudiants et des professionnels sur place. Pour l’instant, seulement quelques élèves se sont présentés. La raison principale est simple. Contrairement aux grandes villes, les jeunes étudiants agenais bénéficient pour beaucoup d’un cadre familial sur place.



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