La venelle de Paris enfin en chantier

De nombreuses années après le lancement de ce dossier, la municipalité a enfin pu lancer les travaux sur cette artère qui pourra ainsi redonner un accès à quelque soixante logements en plein cœur de ville.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Cette petite artère est stratégique car elle donne accès à des dizaines de logements.


Longtemps dissimulée bien à l’abri des regards, la venelle de Paris s’ouvre enfin aux badauds. En fin de semaine dernière, les équipes de chantier ont abattu la cloison qui séparait cette artère de la rue des Frères Clavet. Quelques mois de travaux se profilent maintenant pour la réhabiliter. Une opération bénigne en apparence mais bien plus importante qu’il n’y paraît. Tout d’abord parce qu’elle vient concrétiser des années d’acharnement des élus pour en faire l’acquisition. Pour cela, il a fallu exproprier pas moins de 43 propriétaires, éparpillés aux six coins de l’Hexagone, avec parfois des dossiers d’indivision compliqués à mener. Maintenant que cette laborieuse étape appartient au passé, place à la finalité : redonner un accès décent aux étages des immeubles des rues de Paris et Sainte-Catherine. Jusque-là, pour y accéder, il fallait passer par les commerces. Inconcevable dans la plupart des cas. Ce qui avait (et a encore) pour conséquence un taux de vacance très important. Avec un effet pervers et non des moindres : certains propriétaires des immeubles ont répercuté le manque à gagner des logements vides sur les baux commerciaux, affichant ainsi des tarifs très au-dessus du marché…

La municipalité villeneuvoise, en reprenant la main sur la venelle, entend bien doper l’attractivité du quartier et y remettre des habitants. Avec les nombreuses aides à la rénovation en cœur de ville, cette ambition n’est pas si utopique. Le potentiel de logements libérés par ce projet est estimé à une soixantaine. Les travaux comporteront plusieurs volets : sol, dissimulation des blocs de climatisation des commerces, éclairage, mise en valeur du patrimoine existant (des vespasiennes du XVIème siècle, des façades remarquables)… Une grille automatique calée sur le cycle des candélabres du centre-ville permettra à tout un chacun de l’arpenter de jour avant de la rendre à ses seuls occupants le soir venu. La récupération des eaux pluviales venant des toitures permettra d’arroser les futurs végétaux du parvis Sainte-Catherine.

Au total, cette opération aura coûté à la Ville pas moins de 600 000 € dont 140 000 € d’acquisitions foncières. Les travaux, eux, seront subventionnés à hauteur de 70%.

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