La SEM 47 se développe et s’attaque aux friches industrielles

Outre son rôle premier d’aménageur, la SEM 47 souhaite s’ouvrir à de nouveaux marchés. Première étape, les friches industrielles. Elle vient tout juste de créer une SAS (société par actions simplifiée) et lancer une levée de fonds pour fixer son capital à 3M€.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Cyril Galthié (à droite) accompagné de Michel Masset, président par intérim de la SEM 47, souhaitent restructurer ensemble l’entreprise pour l’ouvrir à de nouvelles opportunités.


Depuis sa création en 1982, la SEM 47 s’est imposée comme un acteur de confiance dans l’aménagement du territoire, travaillant avec l’ensemble des collectivités, associations ou encore établissements de santé. Son objectif premier : satisfaire l’intérêt général et être utile au Lot-et-Garonne. L’année 2020, malgré son contexte particulier, s’est soldée par 45,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, « un montant qui reste stable, avec des investissements multiples réalisés dans les lycées, collèges, bâtiments départementaux, Ehpad et autres zones d’activités », appuie Cyril Galthié, directeur de la SEM 47. Pas moins de 1700 marchés ont été signés, dont 74% avec des entreprises du département. Depuis peu, un nouveau président s’est installé dans les locaux. Et ce n’est autre que Michel Masset, qui possède plusieurs cordes à son arc : maire de Damazan, président de la Communauté de communes du Confluent, conseiller départemental du canton de Lavardac, mais aussi président de la commission développement économique, tourisme, numérique et politiques contractuelles, en plus de sa récente réélection au poste de président de ValOrizon, qui gère le traitement des déchets ménagers. « Je ne suis là que par intérim depuis début septembre, pour remplacer Christian Dézalos qui n’a pas souhaité poursuivre », assure-t-il, lui qui connaît bien la maison, jusqu’alors administrateur de celle-ci. De nouvelles élections auront lieu en décembre, peut-être sera-t-il candidat pour s’installer à ce poste de manière pérenne ? Michel Masset restera flou sur la question pour l’instant... « Je suis là pour accomplir une mission, aider Cyril Galthié à restructurer la SEM 47, et je suis toujours intéressé quand il s’agit de fédérer des gens autour d’un projet ! »


Investir 12 M€ dans les friches industrielles

L’aménageur a plusieurs pistes d’évolution en tête. « On nous demande de plus en plus régulièrement un accompagnement pour livrer des bâtiments clé en main aux entreprises, nous souhaiterions proposer ce service pour avoir une offre vraiment complète, explique le directeur. Ensuite, nous réfléchissons à une politique adaptée pour les logements vacants en centre-ville (environ 2000 recensés sur Agen, ndlr) et les bâtiments en friche. » Et c’est sur ce dernier axe que la SEM 47 a décidé de se lancer en priorité. Une SAS (société par actions simplifiée) a été créée pour isoler cette nouvelle activité, et une levée de fonds est en cours. L’objectif, récolter 1,5 millions d’euros, doublés grâce à la participation de la caisse des dépôts, la Caisse d’épargne Aquitaine Poitou-Charentes et Immo CCI. Au total, le capital devrait donc s’élever à 3 millions d’euros, avec un objectif d’investissement fixé à 12 millions d’euros pour la réfection de commerces et bâtiments industriels. « Nous voulons fédérer de nouveaux acteurs pour relever des défis environnementaux et sur l’habitat, qui est aujourd’hui essentiel à prendre en compte. D’autant que nous avons une expertise dans ce domaine depuis près de 40 ans », souligne Cyril Galthié. Pour lui, il est important d’avoir une politique forte sur l’habitat, impossible à dissocier du commerce, et notamment de réfléchir à une manière d’aménager autrement. « Le problème, c’est que l’ancien coûte plus cher à rénover que de faire du neuf. Mais nous devons revenir aux centres-villes, où il y a beaucoup à faire, plutôt que de continuer à s’étendre. » Ce sera le prochain axe de développement, et pour cela, la SEM 47 continue de recruter, elle qui compte aujourd’hui 22 salariés et a déjà doublé la surface de ses locaux depuis deux ans.

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