L’AMCG en tête pour lutter contre le changement climatique

L’Association climatologique de Moyenne Garonne, basée au Passage d’Agen, a été désignée pour coordonner le programme européen Triple-C, dont le but est de recenser des solutions concrètes.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf


Les équipes de la très respectée ACMG sont à la pointe en matière de lutte contre le réchauffement climatique.


"Le réchauffement climatique est lancé. On ne peut pas l’arrêter. Le niveau de la mer va monter. Il faut aller vite, il est urgent d’agir car on a déjà trop attendu… » Plus que le coronavirus, ce qui inquiète les scientifiques de l’Association climatologique de Moyenne Garonne (ACMG), c’est l’avenir de notre planète. Non contents d’adresser ces injonctions à l’ensemble de la population, ils ont décidé d’être eux-mêmes des moteurs de cette nouvelle ère dans laquelle nous entrons : celle de l’adaptation. Déjà très active sur la question de l’eau, l’association a voulu aller plus loin. Elle a ainsi intégré un programme européen. Baptisé Triple-C, celui-ci vise, selon l’intitulé, à partager les pratiques bénéfiques en matière de prévention et de gestion des risques liés au changement climatique. « En clair, cela consiste à recenser des projets menés un peu partout à travers le monde et de voir comment ils pourraient s’adapter à notre territoire », explique Jean-François Berthoumieu, le directeur de l’ACMG. Sous la coordination de la structure passageoise, différents partenaires français mais aussi espagnols, portugais et britanniques travailleront ensemble pour regrouper des résultats, des méthodes et des outils afin de permettre à ceux qui le souhaitent de les mettre en application. Triple-C, c’est en quelque sorte un annuaire des bonnes pratiques.

S’il n’est pas possible de régler définitivement le problème, on peut au moins en atténuer les effets.


Des exemples concrets à déployer


Pour être concret, l’ACMG donne des exemples. « L’un des enjeux majeurs est de pouvoir augmenter le stockage de l’eau et du carbone dans les sols. Parmi les solutions qui se révèlent efficaces, on peut souligner l’utilisation du biochar, aussi appelé charboline. Il s’agit de charbon issu de déchets verts pyrolisés. Le biochar réduit l’érosion des sols de 70% et améliore en plus la qualité des terres. Le but maintenant est de pouvoir le produire à bas coût, c’est-à-dire 100€/tonne environ, à partir de la biomasse disponible », détaille Julia James, chargée d’études.

Autre exemple, certaines recherches porteront sur l’utilisation des égouts dans les villes en vue de ralentir les écoulements d’eau en cas de fortes pluies.

Les bonnes idées ne manquent pas. Et l’ACMG ne se ferme aucune porte. « On invite tous les particuliers, agriculteurs, collectivités et entreprises de la région à nous décrire leurs contraintes liées au changement climatique et à nous soumettre leurs solutions s’ils en ont. On analysera même ce qui ne marche pas, en essayant de comprendre pourquoi », souligne Jean-François Berthoumieu.

Accélérer la prise de conscience est un autre aspect très important du programme. « Il faut rendre le risque visible par tout le monde pour que tout le monde s’empare du problème. »

Cette première étape sera opérationnelle jusqu’en septembre 2021. Dans un second temps, l’objectif sera d’inciter les autorités à mettre en œuvre certaines actions dont l’efficacité aura été démontrée.


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