L’Albret profite aussi de l’embellie du marché

A l’image d’autres secteurs en Lot-et-Garonne, le pays néracais connait lui aussi une belle dynamique immobilière, à tel point que les biens disponibles commencent à se faire rares.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Après les années de vache maigre, la machine est définitivement relancée. Jean-Pierre Figues, agent immobilier à Nérac depuis une trentaine d’années et à son compte depuis 2002, est bien placé pour en témoigner. « Après le creux provoqué par la crise des subprimes, on constate une embellie depuis quelques temps. Et même en 2020 avec deux confinements, on a pu engager de nombreuses transactions », se réjouit ce professionnel reconnu. L’attractivité de l’Albret ne se dément pas : la douceur d’une vie de village bien achalandé en commerces et services, la beauté d’un riche patrimoine naturel et historique, la densité des animations festives et culturelles… le tout boosté par des prix encore très attractifs. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’en 2021, la tendance se poursuive. C’est effectivement le cas, avec une nuance tout sauf anecdotique : « Il y a beaucoup d’acheteurs et peu de vendeurs. On manquerait presque de biens en stock », sourit Jean-Pierre Figues. Si les conditions ne sont pas encore réunies pour voir les prix flamber, le gérant de l’agence éponyme observe que sur une affaire au bon prix, il y a de plus en plus souvent d’acquéreurs candidats, ce qui limite les possibilités de négociations. Les maisons de campagne en pierre semblent particulièrement recherchées, tout comme les villas de plain-pied proche du centre de Nérac et les terrains à bâtir. Le secteur de Barbaste est également apprécié. « On voit que l’axe vers Agen, et donc les principaux bassins d’emplois ainsi que l’autoroute, sont très prisés des actifs, au détriment des communes plus enclavées, en direction de Mézin par exemple », note Alex Michelin, patron de Conceptimmo. Aux vendeurs qui ne rentreraient pas dans les critères parfaits, les agents suggèrent un petit coup de « home staging » pour rendre leur logement plus sexy. « Un bien rénové récemment et donc sans gros travaux à prévoir trouve toujours preneur bien plus rapidement. » A bon entendeur.


Retour en force des biens haut-de-gamme

L’effet Covid s’est fait ressentir, sans pour autant se matérialiser massivement sur le terrain. « La pandémie a provoqué chez plein de gens l’envie de grands espaces mais peu ont réellement concrétisé. Ceux que nous voyions passer dans notre agence, surtout les non Lot-et-Garonnais, pensaient parfois pouvoir s’offrir de jolies maisons pour une bouchée de pain. Le tarif au mètre carré n’est certes pas très élevé mais quand même… », sourit Jean-Pierre Figues, dérouté par certaines demandes « farfelues ».

Ce qui est en revanche bien réel, c’est la reprise du marché des biens haut-de-gamme. « On a vendu des propriétés jusqu’à 600 000 euros, on n’avait plus l’habitude… »

Du côté de l’investissement locatif, les indicateurs sont au aussi beau fixe. La clientèle bordelaise se dispute avec les locaux les petits immeubles de rapport et les petites maisons grâce au potentiel de retour sur investissement rapide.

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