L’AIDE À DOMICILE, UN ENJEU DE TERRITOIRE

Dans un département rural comme le Lot-et-Garonne, la question du maintien à domicile est un enjeu prépondérant. Les états généraux des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) organisés par le Conseil départemental ont rappelé la nécessité d’une meilleure reconnaissance de ces métiers essentiels.

"Le bien-vieillir constitue l’un des défis majeurs de notre époque. » Difficile de contredire les propos de la présidente du Conseil départemental. Pour la collectivité, chef de file de l’aide à domicile pour les personnes âgées en perte d’autonomie, cet accompagnement constitue tout naturellement une priorité. Et ce d’autant plus que le Lot-et-Garonne fait partie des départements les plus « âgés » de la région Nouvelle-Aquitaine.

Malgré le contexte sanitaire et les contraintes en matière de rassemblement, les états généraux des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) ont pu se tenir le 5 février dernier. L’objectif était de réfléchir sans tabou avec tous les acteurs concernés à la nécessaire amélioration de l’action sur le terrain et des conditions d’exercice des salariés du secteur. Tous les points ont été abordés : financements, professionnalisation, formation, reconnaissance du métier…

« La crise sanitaire que nous traversons nous a tous fortement impactés, individuellement et collectivement, mais elle a touché encore plus durement les plus vulnérables d’entre nous », analysait la vice-présidente du Département en charge du Développement social, dans son propos introductif en présence de l’ancienne ministre Michèle Delaunay et de l’ex-directeur de l’ARS Nouvelle-Aquitaine Michel Laforcade.

Si la loi Grand âge et autonomie est toujours attendue, « ce n’est pas une raison pour baisser les bras, bien au contraire. C’est une raison supplémentaire pour nous mobiliser collectivement et faire des propositions qui collent aux réalités de notre territoire. »

L’ambition est clairement affichée de favoriser l’autonomie des personnes âgées et leur maintien à domicile.


Revalorisation

des aides à domicile

Chef de file des solidarités, le Conseil départemental consacre à l’autonomie près d’un tiers de son budget global.

En 2020, près de 7000 personnes ont ainsi bénéficié d’une aide à domicile, ce qui mobilise environ 1500 intervenants (en équivalents temps-plein) sur plus de 1,2 million d’heures.

La couverture territoriale atteint à ce jour 88% des communes, avec un accent mis sur les quartiers prioritaires et les zones rurales. De très nombreux projets ont par ailleurs été financés.

Le Département s’est aussi organisé en pleine pandémie pour assurer la continuité des services, en fournissant des masques, en ouvrant l’accès aux mesures de chômage partiel, en payant les heures programmées qu’elles soient réalisées ou pas, et en cofinançant avec l’Etat une prime Covid d’un montant maximum de 1000€ €.

Les états généraux des SAAD ont débouché sur une nouvelle aide exceptionnelle à la filière.

En plus de promouvoir la montée en compétence, le Conseil départemental mobilise 750 000 euros supplémentaires par an, avec l’objectif de revaloriser les métiers.

L’avenir se dessine aujourd’hui autour de la mise en place de parcours globaux de prise en charge de la dépendance et le développement de nouvelles formes d’habitat adapté. Sur ces questions, des projets innovants sont déjà en train d’émerger en Lot-et-Garonne.


Les chiffres-clés de l'aide à domicile en Lot-et-Garonne //


25,4 M€

consacrés chaque année par le Département à l’aide à domicile, ce qui correspond à :

• 1,2 million d’heures en prestataire

• 1500 intervenants à domicile et

personnels administratifs (ETP)


6913

personnes ont bénéficié d’une aide

à domicile en 2020 (via l’APA domicile,

la PCH ou l’aide sociale pour

les services ménagers)


169

projets autour de l’aide à domicile ont

été financés depuis 2016 pour

un montant global de 4,3 M€



0 vue0 commentaire