«Jump éthique» veut promouvoir le bien-être animal dans le sport

L’association a la volonté de créer des compétitions pour répondre à la problématique du bien-être animal. Les premières épreuves se sont déroulées à Barbaste.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Jump éthique, présidée par Sophie Dubourg (à gauche), regroupe des professionnels du milieu comme ici Emilie Waxin, avocate en droit des affaires et droit équin.


C’est un sujet qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps : le bien-être animal. Beaucoup d’interrogations ont surgi ces derniers temps, notamment sur l’utilisation des animaux pour le divertissement. Le milieu du cheval n’échappe pas à la règle. Des réflexions s’engagent pour créer un modèle d’avenir dans l’ensemble des pratiques équestres. C’est dans cet objectif qu’est née l’association Jump éthique, pour « faire de la bientraitance animale une exigence éthique du cavalier de sport ». A l’origine, on retrouve six personnes impliquées dans le milieu : trois enseignants et trois avocats spécialisés, tous diplômés du DU éthique, bien-être et droit du cheval créé par le scientifique Axel Kahn, lui-même passionné de chevaux. « L’idée de l’association est arrivée au premier confinement, quand les cavaliers, même propriétaires, ont été interdits de se rendre dans les centres équestres. Cela a généré pas mal de problèmes pour les chevaux qui n’avaient pas accès naturellement à des prairies », constate Sophie Dubourg, présidente de l’association. Un circuit va donc émerger, pour promouvoir comme il se doit des critères établis par la fédération, ou présents dans la charte pour le bien-être équin, signée par des acteurs majeurs comme la FFE (fédération française d’équitation), le groupement hippique national ou encore l’association vétérinaire équine française.


Des épreuves sur-dotées intégrées dans les concours classiques

C’est à Barbaste, au pôle hippique Lou Chibaou, que Jump éthique a inauguré ses premières épreuves lors d’un concours de saut d’obstacles. « L’idée est de créer des épreuves ouvertes aux cavaliers qui respectent certaines exigences pour leurs chevaux, comme des sorties libres au pré quotidiennes ou encore un accès aux fibres à volonté. Ces derniers déclarent sur l’honneur les respecter. Puis chaque couple engagé dans une épreuve Jump éthique est observé à la détente et sur le parcours, notamment par un officiel envoyé par la fédération qui soutient notre action, pour remplir la grille de notation établie en amont », explique Emilie Waxin, avocate en droit des affaires et droit équin. Etat général, absence de blessure, équipement, emploi des aides, sont autant de critères pris en compte. Les trois épreuves organisées samedi 22 mai ont fait le plein, regroupant entre 65 et 80 cavaliers à chaque fois. « Nous avons bien été aidés par la reprise des compétitions amateurs, mais on sait aussi que des gens viennent de loin spécialement pour participer à nos épreuves », se réjouit la présidente. Les couples classés se voient remettre une dotation si la grille Jump éthique leur est favorable. « Après examen, nous avons à peu près 20% des cavaliers qui sortent de notre classement », constate Sophie Dubourg, preuve de la nécessité de multiplier ces épreuves. Ce premier événement test a permis aux membres de l’association et bénévoles d’échanger avec les participants pour avoir un retour d’expérience et déjà penser aux pistes d’améliorations pour les prochaines échéances. « D’autres structures, dans la région mais pas que, sont déjà intéressées pour accueillir des épreuves. »


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