Habitalys dessine les casernes du futur

Le bailleur social s’est vu confier la réalisation de trois casernes de gendarmerie en Lot-et-Garonne : à Laplume, Tonneins et Fumel.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf


Les futures casernes de Laplume(19 logements, ci-dessus), et Tonneins (45 logements, ci-dessous), se présentent plus comme des lieux à vivre, malgré les contraintes de coût et les exigences de sécurité.


Après s’être efforcé de rafraîchir la triste image du logement social, Habitalys s’attaque maintenant à rendre la vie en caserne plus sexy. L’office public de l’habitat de Lot-et-Garonne a remporté le marché pour la construction de trois nouvelles gendarmeries : à Laplume, Tonneins et Fumel. « On n’a pas toujours été sûrs de les avoir », confie le directeur génréal, Bruno Guinandie. La politique s’était en effet mêlée de ce dossier avec une polémique à la clé. Mais depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Habitalys a bien été agréé par la direction centrale de la gendarmerie nationale et a donc pu entamer la phase « technique » de son travail.

45 logements à Tonneins

Hormis à Fumel où les études de dépollution sont toujours en cours (le site retenu occupe une parcelle de l’ancienne usine), les permis de construire ont été obtenus et les travaux sont presque prêts à démarrer. Ne manque plus qu’une dernière validation du ministère de l’Intérieur. « Nous avons sélectionné les équipes en espérant pouvoir démarrer les chantiers en septembre », précise Bruno Guinandie. Ceux-ci s’étaleront sur environ 18 mois.

19 logements à Laplume

Pour Habitalys, cette diversification d’activité est une grande première, même s’il est courant dans d’autres départements que les offices HLM réalisent des casernes. « Il nous semblait important d’élargir notre horizon et de montrer notre savoir-faire dans un nouveau contexte. Notre mission ne se limite pas à mettre des logements à la location. Nous avons un vrai rôle d’aménageur du territoire. On participe avec les collectivités, à notre échelle, à améliorer les conditions de vie en Lot-et-Garonne », explique le directeur général.


L’agréable se

mêle à l’utile

Les futures casernes en seront une belle illustration. Exit les sinistres barres d’immeubles où s’entassaient les militaires et leurs familles, place à des pavillons individuels bien plus accueillants. A Tonneins, les 45 logements formeront même un « mini-village » au sein de la commune. « On s’éloigne du casernement comme il s’en est fait pendant des décennies pour tendre vers un véritable lieu à vivre. Pourquoi les gendarmes devraient-ils vivre moins bien que la population qui les entoure ? Ce sont des ménages comme les autres, ils ont des enfants. Il faut faire en sorte qu’ils se sentent bien », estime Bruno Guinandie. L’agréable se mêle à l’utile avec des maisons confortables, modernes, des espaces paysagers... Même chose pour les bâtiments de travail. Les demandes d’affectation pour ces trois communes pourraient bien grimper en flèche dans les années à venir.

13 logements à Fumel

Faire beau, c’est bien. Mais pas à n’importe quel prix... « Le cahier des charges établi par la gendarmerie était extrêmement précis. Comme il s’agit d’argent public, il y a une recherche permanente d’optimisation du mètre carré et de durabilité des équipements tout en intégrant des impératifs de sécurité. Un sacré défi pour nous mais une aventure très intéressante dont on tire beaucoup d’enseignements », assure le directeur d’Habitalys.

Ce projet pourrait en amener d’autres du même genre par la suite, toujours avec la volonté de tendre vers les besoins de « l’habitat de demain ».



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