HélicA : De la bonne spiruline, ça se travaille !

Cette microalgue aux multiples bienfaits est de plus en plus connue. Mais saviez-vous qu’elle demande un processus de fabrication précis pour ne pas lui retirer tous ses vertues ? Marc Cazaux a lancé sa marque HélicA pour sensibiliser les consommateurs.

De notre journlaiste : Charlotte Charlier

Marc Cazaux et son bras droit Geoffrey Perron d’Arc, veulent sensibiliser les consommateurs sur la qualité de production de la spiruline, primordiale pour conserver tous ses bienfaits.


La spiruline, c’est cette microalgue aux 1001 vertues qui fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps. Et pour cause, l’OMS l’a présentée comme « le meilleur aliment pour l’humanité du 21ème siècle ». Rien que ça. Beaucoup de choses se disent à son sujet, reste à savoir si tout est vrai. Marc Cazaux a pris le temps de se documenter sur ce « super-aliment ». Gersois d’origine, il est diplômé d’un doctorat en biologie des plantes à Toulouse puis s’expatrie au Canada où il trouve un emploi de chercheur. « Après trois ans passés là-bas, ma compagne a eu une opportunité d’embauche sur Layrac et de mon côté j’avais l’envie de lancer mon entreprise », raconte-t-il. Son idée est au départ vaste, « faire quelque chose d’innovant et d’utile ». L’année 2013 marque un tournant dans la suite de sa carrière.


80% des apports journaliers en fer sont contenus dans 10 grammes de spiruline Par rapport à d’autres cultures, la spiruline donne beaucoup plus de protéines et à de bons rendements : 1 ha rapporte 50 tonnes de protéines/an soit 260 fois plus que la viande de bœuf

Marc découvre la spiruline, définie par beaucoup comme un aliment miracle. « Avec tout ce qu’on pouvait lire à son sujet, ça paraissait démesuré. Je me suis donc plongé dans des revues scientifiques pour l’étudier plus précisément, et surtout j’ai testé ses effets sur moi à l’automne. Habituellement je ressens comme beaucoup de personnes un coup de mou à cette période qui coïncide avec les jours qui raccourcissent... Et je me suis senti beaucoup plus dynamique et moins stressé », assure-t-il. Utilisée par des athlètes pendant leur préparation physique, en prévention contre le rhume ou les coups de fatigue pour booster le système immunitaire, la spiruline est aussi recommandée par les ONG pour lutter contre la malnutrition. « La phycocyanine, ce pigment de couleur bleu présent dans la spiruline, possède des effets antioxydants et anti-inflammatoires », ajoute Marc. Ce qui interpelle surtout ce dernier, ce sont les méthodes de fabrication utilisées qui retirent à cette algue beaucoup de ses propriétés et lui donnent un goût peu agréable. Une grande partie de la spiruline vendue aujourd’hui provient d’industriels de Chine et d’Inde où le rendement est primordial...


La spiruline HélicA peut se consommer en flocons ou en gélules


Assurer la qualité d’une production qui grandit

Pour le docteur en biologie, il était important de proposer un produit naturel et qualitatif. Tout a commencé dans une bouteille d’eau pour étudier le comportement de cette microalgue... HélicA est lancé, et son nom n’est pas anodin. ‘Hélic’ fait écho à la forme hélicoïdale de la spiruline (mouvement de spirale) auquel s’ajoute le ‘A’ pour algue.« J’ai installé un laboratoire dans mon garage pour démarrer la production. L’essentiel était d’avoir des produits d’une bonne qualité. » Le travail paye toujours. La marque est lauréate du concours « la start-up est dans le pré » en 2016. Un an plus tard, elle remporte le concours Agrinove. Un joli coup de pouce pour débuter l’activité. Puis en 2018, des investisseurs entrent dans le capital et la R&D est lancée en même temps. Désormais, Marc fait pousser sa spiruline dans des bassins et la production ne cesse de grandir. « Il faut constamment revoir les installations pour s’adapter à la production. Nous contrôlons tout de la pousse jusqu’à la mise en pot, et chaque lot est analysé pour contrôler la qualité de la spiruline. » Il est accompagné depuis deux ans par Geoffrey, responsable commercial qu’il a rencontré lors du premier concours de start-up, et deux apprentis avec qui le fondateur souhaite continuer pour la suite. Pour l’instant commercialisée sur un site dédié et dans une vingtaine de points de vente dans le département, le fondateur et son équipe espèrent développer la vente sur l’ensemble du territoire français. « L’an prochain, notre production va être cinq fois plus importante à minima. Nous en sommes seulement au début de l’aventure », se réjouissent Marc et Geoffrey.


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