Gozoki va investir près de 60 M€ en Lot-et-Garonne

Le groupe agroalimentaire fondé et présidé par Yann Maus multiplie les projets sur le territoire avec reprise, extension et constructions d’usines avec de très nombreux nouveaux emplois à la clé.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Voici à quoi pourrait ressembler la future usine construite sur la Technopole Agen-Garonne, un projet encore confidentiel.


"Crise économique », voilà une expression que Yann Maus ne connaît pas. Malgré la pandémie et ses conséquences, le serial entrepreneur lot-et-garonnais attaque cette année 2021 pied au plancher avec d’importants projets prêts à sortir de terre. De quoi redonner le sourire à tout un département puisque l’essor de son groupe agroalimentaire Gozoki est synonyme de (très) gros investissements mais aussi de multiples créations d’emplois sur le territoire et plus particulièrement en Agenais. « Pour nous, il y a trois actualités principales en ce moment. » Tour d’horizon.


Reprise de la Saviel //

La première a déjà largement occupé l’actualité ces derniers mois. Achevée par la crise, l’entreprise Saviel était promise à la fermeture… jusqu’à ce que Yann Maus et ses équipes ne viennent jouer les sauveurs. En février dernier, ils ont présenté un plan de reprise. Exit la viande, place à la truite. Avec Ebaki (le nouveau nom de l’établissement), le groupe va pouvoir transformer localement la production des quatre piscicultures situées dans les Pyrénées espagnoles. « C’est un dossier qui avance bien. On devrait être opérationnel en janvier ou février de l’année prochaine », confie l’entrepreneur. Le projet Ebaki s’élève à environ 7 millions d’euros. Il permet d’ores et déjà de sauver une vingtaine de salariés de l’ex-Saviel (les autres ayant aussi reçu des propositions d’emploi).


Troisième extension de Végécroc //

Le second chantier majeur concerne Végécroc, le fournisseur officiel des usines du groupe en fruits et légumes. Entre les marques historiques de Gozoki en pleine croissance et les futures créations, les besoins augmentent. « On va ainsi créer une extension sur l’arrière du bâtiment existant pour ajouter quatre lignes de plus. Notre objectif est tout simplement de doubler la production. » Les travaux doivent démarrer dans un mois et demi avec un enveloppe colossale de 28 MÄ... D’ici quatre ans, les effectifs seront doublés pour avoisiner les 400 personnes.




L’entrepreneur Yann Maus a choisi de concentrer ses investissements sur le Lot-et-Garonne.


Nouvelle usine et la TAG //

Troisième gros morceau : la création d’une toute nouvelle entreprise, cette fois-ci du côté de la Technopole Agen-Garonne. En effet, l’Agropole est désormais complète. Yann Maus en sait quelque chose puisque le dernier terrain à vendre est aujourd’hui occupé par Végécroc. Mais la zone à cheval entre Brax et Sainte-Colombe-en-Bruilhois offre également tous les atouts nécessaires. C’est pourquoi Yann Maus y a acquis 6 hectares de foncier pour un projet encore « confidentiel », mais toujours dans l’agroalimentaire et respectueux de la philosophie Gozoki. « Comme d’habitude chez nous, on n’entend pas proposer un produit révolutionnaire mais innover par la simplicité avec des plats sains, bons, traditionnels, sans additifs et cuisinés à l’ancienne comme on le ferait à la maison. Il semblerait que ça plaise… » D’ici quatre ans, près de cent emplois seront créés. Le chantier doit démarrer cet été. Il faudra ensuite compter 14 à 16 mois pour assister au démarrage de la production. Budget : 18 à 20 M€.


Centre de R&D //

Comme si ça ne suffisait pas, Yann Maus a gardé une dernière carte dans sa manche. « On est en train de chercher des terrains complémentaires pour la construction d’un centre de recherche et développement commun au groupe. » Celui-ci devrait coûter environ 4 M€. Aucun calendrier n’est encore défini, il s’agit pour Gozoki d’un dossier à moyen terme.


Une terre díaccueil pour les entreprises //

Présent à bien des endroits en France via ses différentes activités, Yann Maus a choisi de concentrer ses principaux investissements sur le Lot-et-Garonne. Et la politique n’est pas totalement étrangère à ces choix stratégiques : « Nous sommes dans un territoire où l’on sent la volonté des élus d’accompagner les porteurs de projet, que ce soit au Conseil régional, au Département ou au sein de l’Agglo d’Agen. Ces gens ont compris ce que c’était que l’économie et ça nous facilite grandement le travail. Ça nous donne envie d’investir ici. Et je peux affirmer que ce n’est pas le cas partout ! »


L'impact du Covid sur l'activité //

Tragédie économique pour certains, aubaine pour d’autres… La pandémie de coronavirus a eu des conséquences très hétérogènes sur les entreprises lot-et-garonnaises. Pour le groupe Gozoki qui compte aujourd’hui 11 usines (pas toutes en Aquitaine), on semble s’orienter vers un bilan neutre. « De notre côté, on n’a pas constaté d’effet positif ou négatif sur notre activité. Notre croissance a conservé la même dynamique. Là où c’est plutôt rassurant pour nous, c’est que nos investissements reposent sur une évolution structurelle et non pas conjoncturelle », explique Yann Maus.

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