Fumel // Vente directe en Fumélois : suivez le guide !

La nouvelle édition du fascicule « De notre terre à votre assiette » met en avant de nombreux producteurs du territoire de Fumel-Vallée du Lot.

De notre journaliste: Dimitri Laleuf

Les jeunes producteurs Arnaud Vaccari et Sophie Belleau espèrent voir affluer le public dans leurs fermes grâce au guide réalisée par Marine Bédril (au centre) de Fumel-Vallée du Lot.


"Sur notre territoire, on dispose de tout ce qu’il faut pour composer un menu complet, de l’entrée jusqu’au dessert. C’est important que les gens le sachent. » Ce constat, dressé ici par Marine Bédril, responsable développement économique au sein de Fumel-Vallée du Lot, a déclenché il y a dix ans la création d’un réseau de vente directe à la ferme. « De notre terre à votre table » revient ces jours-ci dans une édition 2020/2021 plus dense que jamais. Et les évènements récents n’y sont pas pour rien. « On sent depuis quelques temps déjà une volonté des consommateurs de mieux manger, de savoir d’où viennent les produits et de retrouver ce lien de confiance vis-à-vis de leur alimentation. Avec le confinement, on les a vus se ruer chez les producteurs. Maintenant, il faut capitaliser là-dessus pour que ces nouveaux comportements soient durables dans le temps », souligne Marine Bédril. Les équipes de FVL ont ainsi fait en sorte de pouvoir éditer le fascicule de 16 pages au plus vite afin de profiter au mieux de la belle saison.

Le document recense quelque 37 agriculteurs engagés dans la vente directe. De Sauveterre-la-Lémance à Frespech en passant par Tournon et le bassin Fumélois, ils occupent l’ensemble de la communauté de communes. Ils se distinguent par leur diversité (et donc leur complémentarité) ainsi que la qualité de leur travail et des prix terriblement attractifs, souvent bien moins chers que par les canaux traditionnels. « La valorisation de ces producteurs auprès du grand public fait partie de notre stratégie économique. Ils sont essentiels pour notre territoire », insiste Marine Bédril.


Forces mutualisées

En les regroupant sur une même plaquette distribuée très largement, FVL leur donne plus de visibilité. Les coordonnées, jours et horaires d’accueil sont précisés en plus d’une brève présentation de chaque exploitation. L’amateur de bonne chère n’a plus qu’à rentrer son itinéraire pour aller remplir son panier de victuailles d’exception. Cerise sur le gâteau, il peut même échanger avec ceux et celles qui les nourrissent.

« Au-delà de nos produits ultra frais, les clients apprécient beaucoup le contact qu’ils ont avec nous. Ils aiment savoir comment on procède et découvrir notre environnement. Ça crée du lien », explique Arnaud Vaccari, tout jeune repreneur des Jardins de la Lémance à Cuzorn, où il cultive des fraises, des asperges et bientôt des artichauts. La vente directe représente pour lui environ 85% de son chiffre d’affaires.

Pour d’autres, comme Sophie Belleau établie à Saint-Georges, c’est encore un marché marginal. « Mais on tient vraiment à le développer pour tous ces aspects qui mettent en avant notre profession et le lien local », glisse-t-elle.

A l’image des ces deux représentants de la nouvelle génération d’agriculteurs, l’envie d’amener plus de valeur ajoutée et de moderniser l’image des fermes se fait ressentir. Les réseaux se structurent, mutualisant les forces de chacun. Certaines exploitations s’échangent des produits pour avoir plus de choix à la vente. D’autres proposent des animations afin de faire venir le public. Dans tout ça, Fumel-Vallée du Lot joue un rôle de facilitateur. Par la suite, certains lieux devraient aussi permettre d’accentuer le phénomène, à l’instar de la halle de Libos.



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