Fr’Hippie : un saut dans la mode du passé

Une nouvelle boutique a fait son apparition à Agen. Fr’Hippie est la toute première friperie de la ville, qui propose des pièces typiques des années 1960 à 2000. De quoi ravir les adeptes.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

Aurore Battistuta a ouvert sa friperie rue Voltaire, qui colle à ses idées et convictions


On le sait, le concept d’une friperie est de fouiller pour dénicher des pièces uniques. Pour trouver la boutique Fr’Hippie, c’est la même chose. C’est en flânant dans les petites rues du centre-ville que l’on tombe dessus, souvent par hasard. Située rue Voltaire, pourtant à deux pas du Boulevard de la République, elle est la seule enseigne de vêtements, entourée de restaurants et de bars. « Concernant la localisation, c’est un pari un peu osé puisque je suis en retrait du boulevard et des magasins très visités. Mais c’était un souhait de ma part, puisque mon concept est totalement en décalage avec l’offre existante.


Les vêtements vintage c’est un peu comme des voitures de collection

C’est une ville qui a un fort potentiel, il faut la faire vivre dans sa globalité », confie la gérante Aurore Battistuta. Une friperie, voilà une offre qui manquait à Agen. Mais c’est désormais de l’histoire ancienne puisque depuis deux mois, cette Agenaise s’est lancée à son compte avec une offre qui lui correspond totalement. Auparavant, elle était manager du magasin de prêt-à-porter Gémo à Boé. « Je n’étais plus en phase avec mes valeurs et mes convictions en travaillant dans une grande surface. » Elle qui depuis toujours adore les dépôts-ventes, vides-greniers et autres manifestations de ce genre, voulait créer un magasin à son image. Elle déniche ce local rue Voltaire, qui a été un coup de cœur. L’esprit « Flower Power » règne de la devanture jusqu’à l’intérieur de la boutique, où une odeur d’encens enveloppe l’atmosphère. Aurore a même laissé s’exprimer son côté créatif à travers la décoration, en peignant notamment une fresque à la thématique disco du côté des cabines d’essayage.


Dénicher des pièces uniques pour ravir les clients

Les vêtements proposés, axés sur les années 1960 à 2000, sont parfaitement organisés. Un côté femme, un côté sport et un autre dédié aux vêtements masculins. « Je constate que beaucoup de femmes vont piocher du côté homme et inversement », raconte la gérante. Ici, les pièces touchent tous les adeptes de cette époque, et pas seulement les nostalgiques. Une grande partie de la clientèle est composée de jeunes âgés entre 16 et 20 ans qui reviennent à un style vestimentaire plus old school. « Il y a un effet de mode, les fripes reviennent à la mode parce qu’il y a un retour à sa propre identité, de plus en plus de personnes recherchent des pièces uniques, qu’ils ne trouveront pas sur monsieur ou madame tout le monde. » Et le côté écologique en achetant de la seconde main pèse aussi dans la balance... Pour dénicher ses pépites, Aurore travaille avec un grossiste basé dans le nord de la France, qui importe depuis tout le globe. Son objectif : dégoter des pièces de qualité qu’on ne retrouve plus aujourd’hui. « Je fais souvent ce comparatif mais qui est finalement très explicite, les vêtements vintage c’est un peu comme des voitures de collection dans l’idée. » On retrouve sur ses portants principalement des habits américains et européens. « Je fonctionne au coup de cœur, et j’essaye aussi de coller un maximum à ce que recherchent mes clients. » Forte d’un esprit créatif, Aurore propose également de la customisation à la demande des clients. Elle a d’ailleurs déjà réalisé quelques personnalisations. Depuis l’ouverture de sa boutique, cette Agenaise pure souche se réjouit de la fréquentation. Le premier mois a été bien au delà de ses espérances, de quoi envisager un bel avenir pour cette offre inédite dans ce centre-ville.


Renseignements //

Fr’Hippie, 24 rue Voltaire à Agen.

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 20h.

Facebook : @Fr’Hippie



238 vues0 commentaire