Fonroche se fait ambassadrice des ambitions françaises à l’international

Le président-fondateur du groupe lot-et-garonnais était avec le Président Emmanuel Macron début octobre pour parler export et image de la France.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Le Président de la République Emmanuel Macron a félicité Fonroche et son dirigeant Yann Maus (second en partant de la gauche) pour leurs résultats lors du BIG qui s’est déroulé le 1er octobre dernier.


"On va se battre pour que des gens comme vous réussissiez à faire beaucoup plus. » Ces mots sont signés Emmanuel Macron et ont été adressés directement à Yann Maus, le Lot-et-Garonnais qui a créé et dirige le groupe Fonroche. Le 1er octobre dernier, les deux hommes étaient sur la grande scène du BIG, le rendez-vous des entrepreneurs organisé par la Banque publique d’investissement (BPI France). L’occasion de révéler au pays tout entier les incroyables succès de cette société basée sur l’agglomération agenaise, et d’imaginer tous ceux qu’elle peut encore réaliser.

En 2018, le Président de la République avait emmené Yann Maus et son équipe dans ses valises au Sénégal pour signer le plus gros appel d’offres mondial en matière d’éclairage solaire. « Nous avions 3 ans pour poser ces 50 000 lampadaires. On va finalement le faire en 18 mois », révèle le chef d’entreprise repris ensuite par Emmanuel Macron. « Les résultats sont là. Ce n’est pas plus cher et plus long que prévu. Ça va plus vite et c’est parfois moins cher. »

Derrière ce succès se cache une mécanique aujourd’hui bien huilée. « Ce projet, on ne l’aurait pas signé s’il n’y avait pas eu une cohésion et une "équipe de France". De notre côté, on avait le bon prix, la bonne technologie. Mais si on n’avait pas eu le soutien de Bercy et une collaboration étroite avec la BPI, on n’aurait rien pu concrétiser. Aujourd’hui, ce n’est pas une compétition à l’international, c’est une guerre. Dans cette guerre, il faut des financements », explique Yann Maus. Avec ses différentes activités (voir ci-après), l’homme d’affaires incarne aujourd’hui ce que la France a de mieux à offrir au reste du monde avec une « rupture technologique » et une « révolution commerciale ». Ses produits particulièrement adaptés aux pays émergents à forte croissance démographique – « notre terrain de jeu c’est l’Afrique, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient » – ouvrent les portes d’un marché colossal... et vertueux. En plus de son implantation locale, l’entreprise crée de la valeur ajoutée sur ses territoires d’intervention en y créant des pièces et des emplois. « Qu’une entreprise française basée à Agen qu’on a réussi à aider puisse offrir à telle ville ou village au Sénégal plus de sécurité parce qu’il y a de la lumière dans la rue, permettre à de l’économie de se faire même la nuit et permettre à des jeunes d’étudier, c’est juste changer les choses. Donc c’est formidable », se réjouit Emmanuel Macron.



Le groupe Fonroche //

100M€ de chiffres d’affaires

3 entités

Fonroche Eclairage : conçoit, fabrique et commercialise des candélabres à énergie solaire autonomes, robustes et puissants permettant d’éviter l’installation d’un réseau électrique traditionnel. Fonroche est leader mondial dans ce secteur et double son chiffre d’affaires chaque année. Des lampadaires solaires sont posés en France mais aussi dans le reste de l’Europe, sur tout le continent américain (Nord et Sud), en Afrique et au Moyen Orient.


Fonroche Biogaz : installe de méthaniseurs pour produire du gaz de ville éco-responsable. Fonroche est le plus gros producteur français de biogaz en transformant 600 000 tonnes de biodéchets. Il existe aujourd’hui sept unités de méthanisation dont la première a été créée à Villeneuve-sur-Lot. D’autres projets de création ou d’agrandissement sont en cours.


Fonroche Géothermie : crée des installations qui permettent d’utiliser les réserves d’eau naturellement chaude présentes dans les profondeurs de la Terre afin d’alimenter des foyers ou des bâtiments en eau chaude et en électricité. La première unité située à Vendenheim près de Strasbourg (investissement de 80 M€) va fournir de la chaleur et de l’électricité à 20 000 foyers pendant plus de 60 ans de manière totalement écologique.


240 salariés

3 questions à Yann Maus //

« Il faut exporter plus ! »

Quidam l’Hebdo : Quel était l’enjeu de votre intervention au BIG face au président de la République ?

Yann Maus : Il faut comprendre que pour des contrats d’infrastructures comme ceux que l’on a signés ces dernières années ou les très grosses commandes matérielles, ce sont souvent les pays vendeurs qui prêtent de l’argent aux pays émergents clients pour concrétiser les affaires. Dans notre cas, installer des lampadaires solaires. Depuis que la BPI a pris la main là-dessus, ça fonctionne très bien. Il y a également des soutiens de Bercy via des garanties du Trésor. Beaucoup d’avions Airbus ou militaires sont vendus comme ça. Mais nous ne sommes pas les seuls. Les Chinois s’en sont notamment fait une spécialité en Afrique. Ils amènent l’infrastructure et la financent. L’Allemagne est également très performante puisqu’elle affiche des volumes quatre fois supérieurs à la France. C’est pour ça que j’ai parlé de guerre.


Quidam l’Hebdo : Vous souhaitez donc voir la France monter en puissance ?

Y. M. : Notre pays déplore à la fois un grand nombre de chômeurs, un manque de croissance et un déficit commercial. Cela signifie qu’il faut exporter plus. On est capables de signer encore beaucoup de marchés, on est d’ailleurs en train d’avancer sur de nombreux dossiers. Pour ça, il faut que la BPI et Bercy aient la capacité d’accompagner des entreprises comme la nôtre avec ce type de financements. A l’heure actuelle, le système en place marche très bien. Il faut donc passer à la vitesse supérieure. L’objectif serait d’être en mesure de doubler les financements dans les années qui viennent. Attention, il ne s’agit pas de dons que l’Etat ferait. Tout cet argent est bien évidemment récupéré ensuite.


Quidam l’Hebdo : Pourquoi votre entreprise a été choisie pour porter cette requête au BIG ?

Y. M. : Je pense qu’elle symbolise bien ce que la France veut incarner à l’international. Nous sommes source d’innovations, créateurs d’emplois, verts, écolos, importants pour le développement de l’Afrique et d’ores et déjà compétitifs en termes de coûts.


Des développements agenais à venir

Si Fonroche développe ses filiales et ses emplois à l’international pour conquérir des marchés, ses dirigeants n’en oublient pour autant pas d’où ils viennent. « On travaille à implanter une usine et un centre de recherche et développement pour Fonroche Eclairage dans le secteur agenais. C’est quelque chose qui pourrait sortir de terre en 2021 », indique Yann Maus. Il est également question d’un pôle de formation qui servirait notamment aux clients, prospects et partenaires de l’entreprise. « Les bureaux d’études qui vont être amenés à installer des lampadaires solaires ont l’habitude des installations filaires classiques mais ce n’est pas du tout la même approche technique. On veut faire en sorte qu’ils comprennent bien notre produit. Aujourd’hui, on fait un métier qui n’existe pas ailleurs. On part donc de zéro en matière de formation, c’est aussi valable pour nos propres collaborateurs qui développent leurs compétences en interne. » Ce projet représente environ 10 millions d’euros d’investissement. Malgré la pandémie, Fonroche continue son développement.



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