Etienne Bousquet-Cassagne dit stop

Celui qui fut la tête de proue du Rassemblement national en Villeneuvois pendant plus de sept ans, a décidé de se retirer de la vie politique après son récent échec aux municipales.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Malgré son jeune âge, 31 ans à peine, c’est une figure du paysage politique villeneuvois qui a décidé de sortir des écrans radar. Etienne Bousquet-Cassagne a en effet annoncé ce mardi 1er septembre via un communiqué qu’il mettait « un terme à toutes [ses] activités politiques ». Ce retrait qu’il promet « définitif » est dû à « un changement de vie professionnelle » qui le conduit loin du Lot-et-Garonne où il a mené toutes ses campagnes.

Il a adressé sa démission du conseil municipal (dans l’opposition) au maire et indique qu’il ne sollicitera pas la reconduction de son mandat de conseiller régional en mars prochain. Il n’exercera par ailleurs plus aucune fonction au sein de son parti de toujours : le Rassemblement national.

Cette nouvelle marque également la fin de son expérience comme attaché parlementaire d’Hélène Laporte, députée européenne. Un départ visiblement en bon terme puisqu’il salue « le dévouement et l’action » de celle qui fut à plusieurs reprises sa colistière. « Je lui souhaite tous les succès possibles lors des prochaines échéances », précise-t-il dans le communiqué en plus d’appeler de ses vœux une victoire de Marine Le Pen en 2022.


Un outsider de poids

Etienne Bousquet-Cassagne met ainsi fin à treize années d’engagement au Front national devenu récemment le RN, « faites de moments exaltants et de rencontres passionnantes ». Le jeune homme a été propulsé sur le devant de la scène en 2013, lors de l’élection législative partielle qui a suivi l’affaire Cahuzac. Sous les projecteurs de tous les médias nationaux et appuyé physiquement par tous les pontes de son parti, il avait à l’époque failli l’emporter contre Jean-Louis Costes. Il fut ensuite de toutes les campagnes locales, s’imposant à chaque fois comme un outsider de poids.

Revenu dans le jeu à l’occasion des dernières municipales après une petite pause, il n’a pu faire mieux qu’une quatrième place avec 7,8% des voix au second tour, très loin de ses standards habituels. S’il avait déclaré dans les colonnes de l’Hebdo en décembre dernier être « toujours piqué par le virus de la politique », cette ultime campagne ne l’a pas montré sous son jour le plus déterminé. Le voir ainsi laisser la place n’est donc qu’une demi-surprise.

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