Enfance, propreté et Cale de la Marine au menu du conseil municipal

Les élus municipaux villeneuvois étaient réunis en conseil ce jeudi 6 mai. Ils ont balayé plusieurs sujets, dont les modifications d’accueil des enfants au centre de loisirs Nelson-Mandela, l’acquisition de la Cale de la Marine et la nouvelle grille de sanctions pour lutter contre les incivilités environnementales.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

La Cale de la Marine prépapre l’arrivée de trois restaurateurs. La Ville a fait l’acquisition de la parcelle mais aussi de deux licences IV pour leur permettre d’animer le site cet été.


Le retour à la semaine de 4 jours pour tous les écoliers villeneuvois dès la rentrée de septembre aura aussi des effets sur le centre de loisirs Nelson-Mandela. Outre les modifications qui vont de soi, comme la réouverture sur toute la journée du mercredi, la nouvelle majorité en a profité pour « dépoussiérer » le mode de fonctionnement de cette institution très sollicitée. L’un des principaux changement concerne la tarification. Jusqu’à aujourd’hui, le prix pour les familles était uniquement calculé en fonction des revenus. Désormais, il tiendra compte d’un autre facteur, en l’occurrence le lieu d’habitation. Trois zones ont ainsi été découpées. Les résidents de Villeneuve-sur-Lot paieront moins que ceux de la CAGV hors Villeneuve. Même principe pour les communes hors de l’Agglo.

Par ailleurs, le montant plafond (pour les ménages un peu moins modestes) a été revu à la baisse. « On avait des tarifs prohibitifs, les plus hauts du département, pour les tranches les plus élevées. Le but est donc d’améliorer la mixité sociale en permettant de nouveau à certaines familles d’inscrire leurs enfants », explique le maire Guillaume Lepers. Cette mesure fera l’objet d’un suivi particulier pour observer son efficacité. L’âge maximum va être repoussé de 14 à 15 ans révolus.

Du côté des écoles, les détails du prochain exercice se peaufinent également. La municipalité confirme la gratuité de l’accueil périscolaire dès 8h30 et jusqu’à 17h15 ainsi que le remplacement des études surveillées par des « études dirigées » de 17h à 17h45 sous la supervision, la plupart du temps, d’un enseignant volontaire.


La Cale passe de l’Etat à la Ville

Sur un sujet complètement différent, la délibération numéro 6 du dernier conseil a permis d’entériner l’acquisition par la Ville de la parcelle cadastrale correspondant à ce que l’on appelle plus communément la Cale de la Marine. Celle-ci appartenait à l’Etat et la municipalité s’acquittait d’une redevance annuelle de 3000 euros pour y développer des activités. En prenant définitivement possession des lieux, la mairie va pouvoir « exploiter pleinement cet endroit et en faire émerger toutes ses potentialités mettant ainsi en valeur le Lot », comme le souligne l’adjoint Gérard Régnier. Des travaux sont déjà en cours sur site afin d’accueillir trois restaurants saisonniers « dès que possible ». Les trois emplacements connaissent déjà leurs futurs occupants, sélectionnés après un appel à projet. « On s’était engagés pendant la campagne à redémarrer la Cale qui sera, je l’assure, la plus belle terrasse du Lot-et-Garonne cet été ». Des aménagements pour lutter contre les chaleurs harassantes en plein été, problème qui avait condamné certaines initiatives lors des précédentes décennies, sont annoncés. La Ville a aussi fait l’acquisition de deux licences IV (débit de boisson) pour les mettre en location pour les restaurateurs de la Cale ainsi que pour d’autres évènements ponctuels dans l’année.


De nouvelles sanctions

contre les incivilités

Ça y est ! La fameuse brigade environnement est enfin active. Elle a commencé son travail de diagnostic et de sensibilisation auprès de la population. La phase répression est la prochaine sur la liste. Et justement, la Ville a voté une nouvelle grille de sanctions. En plus des amendes traditionnelles, une « redevance » est mise en place. Elle présente l’intérêt d’être gérée directement par les services municipaux, offrant ainsi un meilleur suivi. Pour ceux qui déposent un sac poubelle plusieurs jours en amont du ramassage, le forfait est de 50 €. Pour un dépôt sauvage : 150 €. Mais les déchets ne sont pas les seules incivilités qui dérangent. L’affichage sauvage est également dans le viseur, en particulier celui pratiqué par les politiques et les associations. Tout collage « interdit », sur un feu rouge par exemple, sera facturé 25€ par heure d’intervention. « Quand on met tous ces actes bout à bout, on participe à rendre les entrées de ville affreuses », soutient Guillaume Lepers.

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