Deylaud sur des maux

Appelé au chevet du SUA LG à la demande du président Fonteneau et du manager Régis Sonnes, l’emblématique Christophe Deylaud va devoir relever l’un des plus grands défis de sa carrière.

De notre journaliste : Cyril Recondo

Christophe Deylaud a passé dix saisons sur le banc agenais après avoir terminé sa carrière de joueur également au Sporting. Adulé par de nombreux supporters, il tentera de remettre les joueurs sur la voie du succès aux côtés du staff toujours en place.

Crédit photo : Thierry Breton


C’est bien connu, dans la vie, la roue tourne. Parti fâché d’Agen en 2012, après des différents importants avec le président du SUA LG d’alors, Alain Tingaud, Christophe Deylaud va donc faire son grand retour dans la maison bleue et blanche avec laquelle il a connu tant de succès. Après avoir été accusé avec son compère de l’époque, Christian Lanta, de haute trahison en filant à Bayonne alors qu’au préalable, en coulisses, il avait été poussé vers la sortie, c’est donc en pompier de service qu’il va retrouver un club où il aura passé près de 11 saisons (de 1999 à 2006 puis de 2008 à 2012).

Si ce (court) voyage semble être en terre connue pour le technicien toulousain de 57 ans, notamment grâce à sa relation privilégiée avec les supporters mais aussi le staff actuel dont il connaît personnellement le manager, Régis Sonnes, et l’entraîneur des arrières, Sylvain Mirande, c’est surtout avec les joueurs et une partie du nouvel environnement du club qu’il va devoir endosser son costume d’explorateur. Lui qui n’a plus entraîné des professionnels depuis 8 ans, va, à coup sûr, découvrir une génération qui n’a pas les mêmes codes et un groupe agenais d’une immaturité confondante. Son long passage à Blagnac de 2015 à 2020 où il a dirigé la formation et engagé la structuration du club lui a sans doute déjà permis de constater que les joueurs d’aujourd’hui sont formatés bien différemment. Alors que ce groupe agenais semble désespérément manquer de caractère, et abrite plusieurs brebis galeuses plus adeptes des « barathons » que des marathons, son management va être rapidement confronté à la réalité du terrain. Régis Sonnes lui-même a eu bien du mal à actionner les leviers d’une équipe incapable de réagir malgré plusieurs mises l’écart et sa grande expérience du haut niveau. Après Laussucq, plutôt bon avec Mont-de-Marsan, Sonnes, plutôt bon à Bordeaux et Toulouse, c’est donc au tour de Deylaud de tenter de secouer le cocotier. Cette fois, les joueurs n’auront plus d’excuses. A part peut-être celle d’avoir un maillot trop large pour leurs épaules...


Des joueurs en renfort ?

Après avoir vu sa charnière une nouvelle fois sombrer à Mont-de-Marsan, la question de recruter un nouvel ouvreur est plus que jamais sur la table. Méconnaissable, Thomas Vincent est en perte totale de confiance. En attendant qu’il retrouve son vrai niveau, le navire agenais a besoin d’un patron pour conduire son attaque. A Mont-de-Marsan, le XV agenais a été incapable de respecter le plan de jeu offensif, une fois de plus. Le staff agenais a une solution toute trouvée avec Raphaël Lagarde capable de tirer à lui tout seul l’équipe vers le haut. Mais ses blessures à répétition pénalisent trop le groupe et le Sporting n’a plus de marge de manœuvre. Parmi les postes aussi visés, la venue d’un huit perforant serait aussi pertinente. Mais durant la dernière intersaison Agen avait été incapable de séduire plusieurs troisième ligne centre de fort tonnage visés par Régis Sonnes, la faute notamment à un manque de moyens. A ce titre, le puissant Tongien Mapapalangi de Rouen, longtemps courtisé, avait préféré rester en Normandie. Six mois plus tard, le SUA aura-t-il les moyens de faire mieux ? On l’espère...

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