Départementales : Pierre Chollet sur le pont

L’ancien premier adjoint de Jean Dionis à Agen est devenu le chef de file du centre-droit pour aller conquérir le Conseil départemental en 2021.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Pour les prochaines élections départementales, Pierre Chollet, ambassadeur de la droite, souhaite avant tout construire un groupe uni autour d’un projet crédible


Comme son père, Pierre Chollet est devenu médecin. Deviendra-t-il aussi un élu local de premier plan ? L’ambition est là. A défaut d’avoir tenté sa chance à Agen pour ne pas faire dissidence à Jean Dionis du Séjour, le pneumologue a enfin décidé de sortir du bois pour se lancer dans la campagne de sa vie, celle des élections départementales de 2021.

Mercredi 21 octobre, celui qui siège déjà dans l’hémicycle de Saint-Jacques a pris à l’unanimité le leadership du groupe d’opposition « L’Avenir ensemble » et a été désigné comme chef de file pour le prochain scrutin.

« J’ai senti que le moment était venu pour s’engager dans un combat républicain pour une collectivité qui est celle des solidarités. Le Conseil départemental est au premier rang dans le domaine du médico-social, ce qui se rapproche de mon activité professionnelle. Il y a une certaine logique à ce que j’aille là-dedans », explique Pierre Chollet.

Son prédécesseur à la tête de l’opposition, Guillaume Lepers, avait annoncé qu’il laisserait sa place en cas d’accession à la mairie de Villeneuve-sur-Lot. « Il a tenu parole. » Pierre Chollet va à son tour essayer d’utiliser ce poste comme tremplin pour faire triompher une alliance politique qui s’étend « de LR à LREM ».


Echiquier politique

bouleversé

Plus que jamais, l’incertitude demeure car l’échiquier politique départemental a été bouleversé. D’un côté, la droite a reconstitué « l’axe RN21 » avec la victoire de Guillaume Lepers. De l’autre, la gauche consolide son implantation dans le Marmandais, fief de Sophie Borderie, Pierre Camani, Jacques Bilirit sans oublier Joël Hocquelet devenu maire. A cela il faut ajouter d’autres cadres de l’Ouest : Raymond Girardi et Nicolas Lacombe toujours en place.

« La bataille sera très difficile, souligne l’intéressé. La majorité socialiste est en place depuis maintenant douze ans et nous n’avons que 7 cantons quand la gauche en a le double. On part de loin. Constituer 21 binômes capables de déstabiliser cette majorité sera une mission compliquée. »

Les chances de succès sont toutefois bien présentes. Hormis la défaite de Daniel Benquet à Marmande, le plan se déroule pour l’instant sans accroc pour l’union de centre-droit. Les principaux bastions ont été conservés et de nouvelles communes stratégiques emportées. La paix a été rétablie avec les députés et les sénateurs sont là, en soutien. Une victoire du groupe L’Avenir ensemble aurait aussi, selon son leader, le mérite de faire cesser la compétition entre le Département et certaines villes.


Maître-mot : unité

Mais avant la cohésion pour le territoire, Pierre Chollet insiste sur la cohésion des protagonistes de cette élection. « Il n’y aura pas de salut si nous ne sommes pas unis autour d’un projet crédible. » Un mantra qui sera également valable une fois aux manettes si les électeurs en décident ainsi. « Dans cette période difficile qui génère de l’angoisse, de l’appauvrissement et de la précarité, il va falloir créer du lien et éviter les grandes fractures de société pour ne pas que certains de nos concitoyens restent sur le bas-côté. »

S’il est encore un peu tôt pour parler de programme, le candidat déclaré à la présidence avance tout de même quelques idées. « Sur les thématiques de solidarité, je pense que l’on peut avoir une approche différente avec de nouvelles méthodes. On doit apprendre à s’affranchir de certaines directives qui ne marchent pas pour aller vers des processus plus innovants comme le cumul RSA-activité saisonnière que notre groupe a proposé avant que la majorité ne s’en empare sans toutefois aller au bout des choses. C’est dans ce genre de voie que je veux amener notre Lot-et-Garonne. »

Reste maintenant à définir le calendrier. L’objectif annoncé est de pouvoir présenter les binômes d’ici la fin de l’année. Mais tout pourrait bien être perturbé par la situation sanitaire. L’élection pourra-t-elle seulement se tenir en mars ? Nul ne le sait pour l’instant.


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