Découverte en images de la nouvelle école Sainte-Jeanne-de-France

Au début du mois de novembre, les élèves et les personnels de l’ancienne institution Sainte-Jeanne d’Arc ont déménagé dans le monastère de l’Annonciade.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Derrière le portail d’entrée, la cour de récréation bordée par le clocher de la chapelle et le bâtiment principal du monastère. Un préau neuf vient s’ajouter à l’existant en totale harmonie.


"Un crève-coeur ! » A l’heure de se résoudre à quitter le monastère de l’Annonciade, les six sœurs y résidant encore avaient le cœur lourd. C’était sans compter sur la « divine Providence », en l’occurence le projet de reconversion amené sur la table par la Direction diocésaine de l’enseignement catholique du Lot-et-Garonne. Celle-ci a en effet mobilisé ses forces vives pour transférer l’institution Sainte-Jeanne d’Arc dans ce magnifique et historique édifice de la bastide. Un dossier loin d’être simple mais réalisé d’une main de maître dans un temps record. Les 160 élèves (de la maternelle au CM2) et la vingtaine de personnels ont pu prendre possession de leurs nouveaux quartiers au début du mois de novembre. « C’est une véritable satisfaction d’en voir l’aboutissement, d’autant plus qu’il s’agissait d’un incroyable concours de circonstances. On ne s’est pas dit tout de suite que l’on allait reprendre ce lieu. Mais en y réfléchissant, c’est devenu petit à petit une évidence. On tenait à conserver ce patrimoine dans le giron de l’église pour qu’il ne tombe pas à l’abandon ou soit dévoyé. Ce monastère a 150 ans d’histoire. C’était important de le respecter », confie Emmanuel Jolivet, directeur de la DDEC 47.



Mutualisation des forces

Pour parvenir à ce résultat, il a d’abord fallu mutualiser les moyens. Les établissements villeneuvois Sainte-Catherine et Sainte-Jeanne d’Arc ont ainsi opéré un rapprochement en plaçant sous le même organisme de gestion (OGEC) et la même association immobilière. Cette collaboration a permis de trouver des partenaires pour financer l’investissement nécessaire à l’opération : environ 2,3 millions d’euros (comprenant l’achat et les travaux).

L’enjeu était ensuite technique. « Notre idée était de conserver l’esprit de cette maison tout en le faisant correspondre aux normes d’une école moderne et confortable. Ce pari, l’architecte Michel Marès l’a tenu », se réjouit Emmanuel Jolivet. La configuration du site n’a fondamentalement pas changé. De l’extérieur, seuls le portail d’entrée et le parking réaménagé témoignent du chantier qui s’est déroulé à l’intérieur de l’enceinte. Le monastère avec son cloître caractéristique, le clocher et la chapelle encore consacrée sont toujours là. Idem pour de nombreux éléments d’ornement. « On a gardé les choses en l’état dès que c’était possible. Les parquets, les tomettes mais aussi les vitraux et certaines pièces de mobilier qu’on a déplacé ici et là », note le directeur diocésain. Mais n’allez pas croire que rien n’a changé. Bien au contraire ! Isolation, chauffage, éclairage, électricité, réseaux, cloisons coupe-feu répondent désormais aux standards actuels sans oublier la construction de salles de classe flambant neuves, de sanitaires, d’un réfectoire, etc. La structure du bâtiment a été renforcée par des IPN partout où c’était nécessaire. A l’extérieur, une cour et un préau ont été aménagés.


Esprit de corps

Tous ces travaux ont été assurés par des entreprises locales entre le mois de février et le mois de novembre (avec un mois et demi d’interruption lors du premier confinement). Le déménagement a quant à lui pu se faire pendant les vacances de Toussaint grâce aux personnels, à de nombreux bénévoles et à d’anciens élèves. « Ce qui est magique pour nous, c’est de voir que tout le monde s’est impliqué dans ce projet de manière remarquable. Notre rapport avec les entreprises était loin du simple contrat de prestation, il y avait un esprit de corps. La municipalité nous a aussi accompagné pour la sécurisation du site et la création du nouveau parking », précise Emmanuel Jolivet.

Un nouveau chapitre commence pour cette école et ce monastère. Les enfants semblent déjà ravis de l’écrin qui les accueille. Pour les équipes pédagogiques, de service ou d’accompagnement, le « deuil » de Sainte-Jeanne d’Arc sera un peu plus long même si ce projet semble remporter une adhésion unanime. Au-delà de l’aspect patrimonial, cet impressionnant chantier permettra aussi de développer l’établissement qui peut désormais accueillir 200 élèves. L’équipe dirigeante attend maintenant la fin de la pandémie pour procéder à une inauguration en bonne et due forme et ainsi faire découvrir cette école à tous les parents et au reste de la cité.


141 vues0 commentaire