«  Cultura a choisi la solution de facilité »

Clémence Brandolin-Robert, première adjointe au maire d’Agen, commente pour la rédaction de Quidam l’Hebdo l’arrivée de l’enseigne Cultura dans la périphérie agenaise.

Quidam l’Hebdo : Comment la municipalité réagit-elle à l’implantation de Cultura dans la Z.A.C. Agen-Sud ?

Clémence Brandolin-Robert : On reste sur notre ligne à savoir qu’on est très content à chaque fois qu’une enseigne s’intéresse à Agen et son Agglo. C’est le cas avec Cultura. Nous sommes des libéraux et nous n’avons aucun problème avec la concurrence. Mais depuis 2008, on mène une politique ambitieuse et agressive en faveur de notre centre-ville et on recherche la meilleure complémentarité avec la périphérie. C’est dans ce sens que l’on privilégie le cœur d’Agen pour tout ce qui touche à l’équipement de la personne et la culture.


Quidam l’Hebdo : Malgré tout, Cultura n’a pas suivi…

C. B.-R. : Le maire Jean Dionis du Séjour était très enthousiaste à l’idée de travailler avec eux. On avait des locaux à leur proposer mais ils ont choisi la solution de facilité : un bail prêt à signer, pas de permis de construire donc pas de CDAC… On a affirmé notre position et notre regret qu’ils ne partagent pas notre ligne. Il y a eu des discussions très fermes. Ils ont quand même maintenu leur décision. C’est leur droit. Mais leur façon de faire n’a pas été très correcte…


Quidam l’Hebdo : Disposez-vous de moyens pour empêcher cette installation ?

C. B.-R. : Juridiquement, nous n’avons aucun recours pour nous y opposer. Dans ce cas de figure, nos pouvoirs sont très limités. On peut seulement signifier notre mécontentement politique.


Quidam l’Hebdo : Cela ne devrait pas être un obstacle insurmontable pour une entreprise comme celle-ci…

C. B.-R. : C’est quand même dommage pour un commerce de partir sur de mauvaises bases avec les élus. Ne serait-ce que pour des demandes futures d’autorisation de travaux ou d’utilisation du domaine public…


Quidam l’Hebdo : Après la bataille perdu contre le prêt-à-porter à O’Green et maintenant la culture, n’est-ce pas la fin de vote combat ?

C. B.-R. : Au contraire, on maintient notre modus vivendi reposant sur une ligne de partage gagnant-gagnant au niveau commercial. On mène encore à ce jour un travail important pour continuer à attirer des enseignes. On s’est dotés d’outils efficaces avec l’EPFL (ndlr, établissement public foncier local) pour préempter des locaux et ainsi répondre au mieux aux besoins des porteurs de projet. On poursuit notre démarche de prospection, sur de gros ensembles comme l’ancien cinéma Carnot et des dossiers plus modestes. On a l’ingénierie et le volontarisme politique…. Ce sont tous ces ingrédients qui font qu’Agen est en train de bouger !

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