Covid dans les écoles : retour à la gestion de crise

Une semaine après la rentrée scolaire, trois établissements du département ont déjà fermé leurs portes temporairement en raison de cas positifs au covid-19. Et pour les parents qui travaillent mais doivent garder leurs enfants en quatorzaine, aucun dispositif de prise en charge n’est prévu à l’heure actuelle.

De notre journaliste : Charlotte Charlier

La préfète du département Béatrice Lagarde a déjà signé trois arrêtés pour la fermeture d’écoles


Malgré tous les efforts des personnels scolaires pour assurer une rentrée en toute sécurité, le virus fait déjà des ravages. La préfète Béatrice Lagarde a pris trois arrêtés en ce début de ce semaine, pour fermer provisoirement trois écoles après la détection de cas positifs au covid-19. Ils concernent les écoles de Saint-Pierre-de-Caubel, Moncaut et Colayrac-Saint-Circq. Cinq autres établissements dont trois collèges ont été concernés par l’éviction de cas contacts. En cause : le brassage estival qui se traduit par une circulation active du virus. La préfète a donc décidé de réunir l’ensemble des maires concernés, les services de l’Education nationale et de l’ARS afin d’assurer un suivi et de répondre aux élus. « Les premiers questionnements sont apparus après la détection d’un cas positif à l’école Edouard-Lacour au Passage d’Agen. Si l’école a pu rouvrir suite à l’éviction des cas contacts, le maire s’est retrouvé à gérer non seulement la crise, mais aussi la communication de crise. Il est important de communiquer de façon cohérente, chacun dans son champ missionnel : les maires, les services de l’Etat, l’ARS et la préfecture », lance la préfète de Lot-et-Garonne. Et des questions, les élus en ont. Tout d’abord sur la durée de fermeture préventive des établissements. « C’est une analyse au cas par cas. Il faut le temps que se fasse le contact tracing. Pour les enfants mis en quatorzaine, on évalue la situation le plus rapidement possible pour établir à quelle date il sera opportun de rouvrir l’école », explique Joris Jonon, directeur départemental de l’ARS. Afin d’améliorer la communication entre les maires et les différentes instances, Béatrice Lagarde préconise l’organisation d’un suivi. « On repart dans la gestion de crise », lance-t-elle.


La préfète interpelle la Direccte et

demande des réponses

Si la question de multiplier les dépistages s’est posée, la préfète assure qu’il n’y a pas d’intérêt. « Les tests sont valables 48 heures. On ne peut physiquement pas tester tous les élèves du territoire tous les deux jours. Le remède le plus efficace à l’heure actuelle est la mise en quatorzaine pour couper la chaine de contamination au plus vite. » Mais qu’en est-il de la situation des parents vis-à-vis de leurs employeurs quand ils ont des enfants à prendre en charge suite à la fermeture d’un établissement ? Le flou règne. S’il existait pendant la période de crise une possibilité de prise en charge partielle pour les parents dont les enfants ne pouvaient pas aller à l’école, tout s’est arrêté avec la reprise de la scolarisation. La préfète souhaite avoir des réponses rapides et n’a pas hésité à sortir son téléphone pour appeler l’unité départementale de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Mais à l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise pour relancer ce dispositif. Pour le moment, c’est donc aux parents de trouver une solution d’eux-mêmes...


Sur la période du 1 au 5 septembre //

167 nouveaux cas de coronavirus 9 clusters Le taux d’incidence (nombre de nouveaux cas diagnostiqués rapporté au nombre d’habitants du département) est passé de 28,4 à 31,5 en trois jours.

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