Municipales 2020 // Penne face au dilemme

Arnaud Devilliers va tenter de réaliser la passe de trois face à Bruno Billoux, un sérieux challenger...

De notre journaliste : Dimitri Laleuf.



Arnaud Devilliers // Penne pour tous - Tous pour penne

Jamais deux sans trois ?

Arnaud Devilliers et la mairie de Penne, c’est une histoire commune qui dure. Ancien secrétaire général de la Ville, il est parti pour divergence d’opinion avec le premier édile de l’époque, Patrick Fabre. « Plutôt que de critiquer, je me suis dit qu’il fallait que je porte un projet », glisse celui qui est ainsi devenu maire en 2008. Après douze ans à la tête de l’Hôtel de ville, la motivation est toujours là. « On a encore beaucoup de projets en cours. J’aimerais les achever. Une dynamique s’est mise en place mais elle est encore fragile. Il serait dommage de briser cet élan en passant la main à l’opposition, dont nous ne partageons pas les principes », estime Arnaud Devilliers.

Ce dernier a concocté un menu copieux pour ses administrés en cas de victoire. Par ordre chronologique, cela commencerait avec un vaste chantier sur l’ancienne école maternelle du port de Penne. Maison France Services, bibliothèque, ludothèque, tiers-lieu associatif et épicerie solidaire se partageraient cette même unité de lieu « pour apporter plus de services à la population ». Cette initiative déjà en cours devrait être opérationnelle en septembre prochain.

L’actuel maire réfléchit aussi à « une vision plus globale » pour le site de Ferrié, avec une salle pour les associations sportives, une extension du gymnase et un projet « pump track » sur un terrain attenant. « Nous voulons disposer d’un espace sport et loisirs d’envergure communautaire », souligne Arnaud Devilliers.

Il souhaite par ailleurs « raccrocher » le lotissement qualitatif en construction vers la Meyrade au port de Penne, afin de créer des interdépendances entre les nouveaux résidents et l’activité de ce quartier central. Concernant le bourg, quelques travaux d’embellissement complémentaires seront réalisés. Les animations phares, comme l’embrasement ou la fête des lumières, participant à la notoriété du village, seront maintenues.

En matière de démocratie, Arnaud Devilliers ne veut « pas réinventer l’eau chaude ». Il affirme que la municipalité a déjà beaucoup œuvré en ce sens. Il ajoutera au mode de fonctionnement actuel un « droit de pétition » permettant aux signataires (s’ils représentent 10% de la population) de déclencher une réflexion. Les conseils municipaux devraient par ailleurs être retransmis en direct en vidéo.

La liste fait apparaître environ deux tiers de nouveaux visages : « un tiers de jeunes et un autre retraités, car la disponibilité des élus est un vrai sujet ».


La liste de 19 noms //

Arnaud Devilliers, Céline Vigneau, Jean-Marc Schmitz, Marie-Laure Leprette, Jean-François Bonnet, Maryse Cattoor, Michel Garrigues, Jessica Villegas, Bernard Jurquet, Véronique Orlando, Mickaël Rigabert, Nicole Bessa, Louis Avanzato, Lutgarde Detry, Jean-Claude Costes, Gisèle Coste, Gérard Muller, Michèle Baboulène, Bertrand Delmas.


Bruno Billoux // Unis pour Penne

« Tout changer dans la manière de penser la ville »

Il y a un an environ, des « rendez-vous participatifs » ont vu le jour dans le village perché. De plus en plus fréquents, ils ont nourri l’ambition de créer une liste pour ces municipales. En décembre, le pas a été franchi. Bruno Billoux faisait partie de ce collectif. Il a été désigné (puis élu) comme figure de proue de ce mouvement qui veut présenter une alternative à la majorité en place. « Au cours des nombreuses réunions et grâce aux questionnaires distribués, beaucoup d’habitants nous ont fait part du manque de retour de la mairie, limitant leurs possibilités de s’impliquer. Il faut dire qu’on a en face de nous quelqu’un qui travaille tout seul. C’est l’inverse de ce que l’on veut faire », explique cet infirmier en pédopsychiatrie et coordinateur de soins dont c’est le tout premier engagement en politique.

« Dans la façon de penser et de diriger la Ville, tout va changer avec plus de proximité. Si l’on reprend l’intégration de Penne dans la com-com de Fumel, tout ceci s’est fait sans réelle consultation. Les citoyens veulent et doivent avoir le choix. Sachant que notre bassin de vie est surtout villeneuvois, nous organiseront un référendum afin de, pourquoi pas, changer de communauté, même si cela représente un gros travail. »

Cette liste revendique aussi la création de quartiers, avec des référents dans chacun d’eux parmi les élus pour recueillir les demandes, ainsi que des groupes de travail pour faire découler les projets. Encourager le local, le bio et les circuits courts, éduquer les enfants de manière ludique à lutter contre le gaspillage, sont au programme.

Du côté de l’information et de la transparence, l’équipe de Bruno Billoux compte recenser tous les bâtiments, locaux et terrains communaux dans une même base de données pour pouvoir y accueillir des projets et des entreprises. Le site internet de la Ville sera modernisé et ouvert aux associations pour qu’elles y fassent leur promotion. Enfin, un journal informatif « et sans propagande » sera publié périodiquement.


La liste de 21 noms //

Bruno Billoux, Rachel Furini, Bertrand Barral, Jennifer Delbegue-Bouillet, Simon Charbonnier, Sylvie Decobert, Vincent Sabatet, Mélanie Foucher, Dominique Mascelli, Claire Elhuyar, Olivier Behnam, Maria Garrouste, Thierry Debertrand, Hélène Tresserra, Pascal Marsan De Montbrun, Annie Delau, Alain Charriaud, Sylvie Boyer, Jacques Massey, Jessy Le Calvez (Suppléant), Philippe Rateau (Suppléant).


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