Christophe Laussucq : « Monter le curseur d’agressivité »

Le manager du SUA LG se confie sur le début de saison compliqué des siens et sur l’attitude à avoir pour corriger le tir avant d’affronter le Stade Français Paris.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Quidam l’Hebdo : Trois matchs, trois défaites. Celle contre Clermont sonne un peu comme un coup de massue. Quel est l’état d’esprit du groupe avant de recevoir le Stade Français ?

Christophe Laussucq : On est à la fois déçus et revanchards. Il est évident qu’on n’évolue pas au maximum de notre potentiel. L’amélioration passera nécessairement par une grosse remise en question, des joueurs comme du staff. Il faut se mettre en condition pour faire des progrès. On ne peut pas juste s’entraîner parce que c’est notre métier. Il faut aller plus loin que ça. Contre Clermont, on n’était pas prêts à faire une bonne entame.


Quidam l’Hebdo : Le sentiez-vous déjà pendant la semaine d’entraînement précédant cette rencontre où était-ce une surprise d’assister à cette première demi-heure très difficile ?

C. L. : La semaine dernière, je trouvais qu’on se préparait plutôt bien. Tout le monde était bien consciencieux. Mais visiblement pas assez. Si on n’a toujours pas gagné cette saison, c’est qu’on ne s’y prend pas comme il faut… On s’est forcément trompés. Moi le premier…


Quidam l’Hebdo : Que faut-il changer pour y remédier ?

C. L. : Je ne crois pas que ce soit une question de systèmes ou de lancements. On a d’ailleurs plus ou moins tous les mêmes. Dans les premières minutes contre Clermont, ce n’est pas là-dessus qu’on a subi mais sur des plaquages ratés, sur des pertes de balles trop faciles. Il n’y a donc pas d’axe de travail miraculeux. Cela passe par la motivation de chacun. Les clés d’un match se situent souvent dans l’entame. Qui gagne les premiers duels ? A ce stade d’un match, il est moins question d’envolées lyriques que d’un combat de boxe. Il est impératif d’être plus efficace dans ces zones d’affrontement, de monter le curseur d’agressivité pour faire douter l’adversaire.


Quidam l’Hebdo : Comment faut-il se positionner, moralement, par rapport à cette situation délicate ?

C. L. : Ce n’est pas en se mettant la tête au fond du seau qu’on va parvenir à rebondir. On n’a certes pas montré grand-chose de bien en ce début de saison. L’avantage, c’est que notre marge de progression est importante. Il faut donc rester positif et optimiste, continuer à croire en nos qualités tout en gommant nos défauts. J’ai confiance en ce groupe. Il ne se fissure pas, il y a beaucoup de solidarité. Je sens des mecs tristes de leurs performances mais déterminés à y arriver.


Quidam l’Hebdo : Avec un long bloc de matchs consécutifs, doit-on s’attendre à voir plus de rotations dans l’effectif ?

C. L. : De fait oui. Avec la configuration particulière du début de saison, on avait volontairement essayé d’installer ce qu’on pourrait appeler une équipe-type. Force est de constater que ça n’a pas payé. Là on va s’ouvrir un peu plus, d’autant qu’on déplore quelques petits blessés suite au déplacement à Clermont. Certains joueurs frustrés de leur temps de jeu – et je peux les comprendre – vont avoir l’occasion de se montrer et de me montrer que je me suis trompé à leur sujet.


Les yeux dans les Bleu (et Blanc)

A l’issue de la déroute à Marcel-Michelin, certains en avaient gros sur la patate, à l’image de Romain Briatte. Le capitaine ne s’est pas caché derrière son petit doigt et n’a pas hésité à pointer la responsabilité des joueurs. Aucun n’était visé en particulier mais bien l’ensemble du groupe. « On s’est tous retrouvés lundi matin afin de se dire les choses en face, sans détour », révèle-t-il. Après avoir tenu un discours ambitieux pour le lancement du championnat, allant même jusqu’à parler de 10ème ou 11ème place, le soufflé est quelque peu retombé. « Ce n’est pas le début de championnat qu’on espérait. Si on ne change rien dans nos habitudes et nos façons de travailler, on va droit dans le mur au vu du menu qui nous attend ces prochaines semaines. » Vous l’aurez compris, les débats de cette semaine étaient plus portés sur le comportement que sur la tactique à adopter face au Stade Français Paris. Les Suavistes se concentrent avant tout sur eux-mêmes et sur le visage qu’ils seront capables de montrer ce samedi. « On doit prendre à nouveau du plaisir à se défoncer les uns pour les autres, à toujours être au soutien en attaque comme en défense. Il faut retrouver cette notion de sacrifice, ne pas garder une once d’énergie. Si on doit quitter la pelouse à la demi-heure parce qu’on est rincés, ce n’est pas grave. Il faut se vider sur le terrain pour éviter les regrets. Chacun doit être à 200% dans ses tâches. » Selon l’ancien Aurillacois, l’effectif en a pris conscience dès le début de la semaine avec beaucoup plus de détermination dans les entraînements. A voir maintenant si cela suivra contre les Parisiens. Pour rappel, la dernière victoire à Armandie remonte à un an, presque jour pour jour. C’était le 19 octobre 2019 contre… le Stade Français.



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