Burger’s Park : le goût des choses bien faites

Tout au long du mois de juillet, nous vous proposons une plongée dans le quotidien de Jérôme et Isabelle Maurette, gérants de Z’Animoland, des grottes de Fontirou et de la chaîne Burger’s Park.

De notre journaliste : Dimitri Laleuf

Des animaux, des attractions, des grottes... il y a de quoi s’occuper. Mais une belle sortie en famille, c’est aussi un bon repas. Il n’est cependant pas toujours simple de trouver l’endroit idéal pour satisfaire à la fois les petits et les grands. « On a constaté qu’il n’y avait pas grand-chose pour manger avec ses enfants hormis McDo, explique le co-fondateur Jérôme Maurette. Les familles qui venaient au snack de Z’animoland étaient contentes avec des trucs assez simples. On a commencé à réfléchir, essayer quelques recettes. » Le concept de Burger’s Park était né. Restait à lui trouver le bon ancrage. « Un assureur du Passage d’Agen nous a suggéré l’ancien billard-bar-karaoké du Chat d’Oc. Il faut savoir que je suis presque né sur ce marché. Ma mère y était coiffeuse. C’est un endroit très important pour moi », souligne Jérôme. Son neveu, Jonathan, associé dans l’affaire, était quant à lui boucher chez Talenton. Le premier restaurant est ainsi sorti de terre sur ce site emblématique en 2014 et a tout de suite trouvé son public. « Quand on va au restaurant avec des petits, cela peut très vite devenir compliqué car ils ne tiennent pas en place. D’où l’importance d’avoir des installations pour les divertir. McDo, encore une fois, fait ça très bien. A ceci près qu’on y mange très moyennement. Chez nous, on propose des formules assez semblables avec des produits qui fonctionnent dans toutes ces franchises – burgers, tacos, grillades, salades – mais on y rajoute la qualité. On préfère réaliser notre marge sur le volume de clients plutôt que sur ce qu’il y a dans l’assiette », détaille Jérôme. Un exemple assez simple : chez Burger’s Park, les frites sont faites maison. « Même si c’est moins rentable, on préfère. Au début, on faisait des concours de pelage de patates entre nous. On en a tombé des kilos de pommes de terre... Depuis, heureusement, on a pu investir pour faciliter et accélérer le processus », ajoute le chef d’entreprise.


Un joli développement

Entre la cuisine de très bonne facture, l’ambiance western sans pour autant être kitsch et les différents jeux, les créateurs lot-et-garonnais semblent avoir trouvé la bonne formule. Même les adultes sans enfants y trouvent leur compte. En 2017, un second Burger’s Park a vu le jour, jouxtant le Monster Game de Castelculier, toujours dans la banlieue agenaise. Un troisième début 2019 à Marmande puis un dernier cette année entre Villeneuve et Sainte-Livrade qui fonctionne pour l’instant en drive en attendant une ouverture normale au public. Il faut aussi désormais compter sur Z’Animoland, qui a transformé sa carte pour adopter les plats de ses « cousins ».

Aujourd’hui, l’ensemble est si structuré que l’on pourrait penser, vu de l’extérieur, à une grande chaîne. « Au début, certains concurrents riaient de nous, pensant qu’on ne tiendrait pas six mois. Mais à force de travail, on a réussi à concrétiser ce qu’on avait en tête. On a plus d’expérience. Tout est plus abouti, mieux maîtrisé », estime Jonathan Maurette.

Néanmoins, l’une des clés du succès réside dans l’esprit familial qui règne au sein de l’équipe. Si les profils et les parcours sont très différents, tous ont en commun un grand dynamisme et une belle générosité.


Angela // Responsable à Castelculier


« Je suis Sicilienne, je pense que ça s’entend à mon accent. A la base, je travaillais dans le restaurant familial où on cuisinait surtout du poisson. J’avais envie de changer un peu d’air et je suis venue à Agen, d’où était originaire ma mère, pour me lancer un nouveau défi. Le lendemain de mon arrivée, j’ai rencontré Jérôme qui cherchait du personnel. J’ai fait une semaine d’essai et voilà où j’en suis aujourd’hui. J’aime le fait que l’on soit comme une grande famille. On se sent bien les uns avec les autres, on n’est pas dans un rapport hiérarchique. Ce n’est pas trop formel. Et puis on peut vraiment s’occuper de nos clients pour qu’ils soient contents, pas comme dans un fast-food où on bosse à la chaîne. C’est de la vraie restauration dont on peut être fiers. »


Florian // Responsable au Passage d’Agen

« Je suis arrivé dans cet établissement en juin 2019 par un ami à moi, Kévin (ndlr, voir ci-après). Au départ, je suis un peu un touche-à-tout de l’hôtellerie-restauration. J’ai travaillé dans un étoilé Michelin, dans un château, dans des pubs en Angleterre, dans des hôtels et même en boîte de nuit. J’ai fait de la cuisine, du bar, j’ai été valet de chambre mais j’ai surtout été serveur en salle. Un parcours qui m’a formé pour donner le maximum de moi-même. A la fin, j’étais un peu lassé de cette ambiance costume propre et rasé de près. Je voulais voir autre chose. J’ai atterri comme cuisinier chez Burger’s Park et j’ai tout de suite apprécié ce côté convivial, la proximité avec les clients qui deviennent pour beaucoup des fidèles. J’aime aussi le fait que l’on cuisine des produits de très bonne qualité. La viande est tout simplement exceptionnelle. Pour ma part, c’est tout bête, mais j’adore tailler les frites maison qu’on envoie ensuite aux autres restos, comme une cuisine centrale. Il faut envoyer du bois. C’est un peu notre marque de fabrique ! »


Kevin // Responsable à Allez-et-Cazeneuve

« Après un parcours complet entre Agen et Paris, depuis le CAP à 15 ans jusqu’au restaurant gastronomique en passant par la cafétéria et la brasserie, j’ai fini par quitter ce milieu un peu par dégoût. J’ai fait une pause pendant près de deux ans. Puis j’ai été contacté par Burger’s Park. Je n’étais pas sûr de vouloir reprendre alors j’ai commencé par des extras et puis j’ai repris goût à ce métier. Il me manquait ce côté humain, chaleureux. Voir des patrons ne pas avoir peur de faire le boulot, ça donne un sens aux mots « esprit d’équipe ». Ils ont aussi su voir mes efforts pour me faire évoluer. A l’heure actuelle, je gère le restaurant de Villeneuve qui ne fonctionne pour l’instant que sur de la vente à emporter. Pour moi, Burger’s Park, ce n’est pas un fast-food parce que l’on fait les choses nous-mêmes. La salade est fraîche, pas en sachet. Les oignons et les échalotes ne sont pas prédécoupés ni surgelés. On fait du frais, cuisiné maison, et ça fait toute la différence. On cuit minute à la plancha, ce qui amène un peu de pression et de dynamisme dans le service. Quand on choisit cette profession, c’est pour tout ça !


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